Rythmes scolaires : un combat pour l’abrogation toujours d’actualité !

lundi 31 août 2015
par  SUD Education 92

Malgré l’échec de cette réforme sur le terrain, le MEN s’acharne à essayer de démontrer que la réforme des rythmes scolaires est bénéfique pour les apprentissages des élèves, en faisant croire que cette réforme est avant tout pédagogique. Le rapport sur la grande pauvreté à l’école va jusqu’à l’associer à la réussite éducative des élèves pour en faire un des axes de lutte contre les déterminismes sociaux alors que cette réforme est un des facteurs aggravants des inégalités territoriales.

Pierre angulaire de cette réforme, les PEDT seront généralisés à partir de cette année. Sans PEDT aucune aide de l’état n’est possible. Ces derniers devront inclure un volet laïcité et citoyenneté et « proposer aux élèves un parcours scolaire cohérent ».

Et à n’en pas douter, aux vues du bilan catastrophique de cette réforme, la cohérence sera à l’ordre du jour pour de nombreux élèves.

En effet, outre les emplois du temps farfelus avec des pauses méridiennes à rallonge, les activités périscolaires sont payantes dans certaines communes. Dans d’autres, elles se résument à de la garderie ou sont carrément inexistantes, faute de moyens.

Quant aux subventions gouvernementales promises, PEDT ou pas, leur intégralité n’a même pas encore été versée aux communes qui ont mis en place la réforme, dès 2013.

C’est dans ce cadre que le MEN prévoit d’articuler cette réforme à celle de la réforme des programmes de l’école primaire qui sera présentée en septembre 2015 pour une mise en œuvre à la rentrée 2016.

Cependant avec un volume horaire identique de 24h et autant d’organisations hebdomadaires différentes d’une commune à l’autre, on voit mal comment les nouveaux programmes vont pouvoir prendre en compte la réforme des rythmes.

Par ailleurs, qui peut encore croire que le ministère de l’éducation nationale se soucie de la réussite des élèves avec des rythmes d’apprentissages adaptés quand son unique préoccupation, quand il organise le calendrier scolaire annuel, est de soumettre le temps scolaire aux intérêts de l’industrie du tourisme.

Les élèves travailleront ainsi dans la dernière période de l’année entre 10 et 12 semaines selon les zones. On est bien loin de l’alternance de 7 semaines de classe/2 semaines de vacances !

Ce calendrier scolaire est un scandale au regard du rythme scolaire pour les élèves et les enseignant-es. Il n’est qu’une marque supplémentaire du mépris affiché par ministère face aux revendications des personnels.

Pour SUD Education, l’abrogation des décrets Peillon et Hamon est toujours d’actualité nationalement. Cette réforme est un scandale organisé par un gouvernement qui méprise nos élèves, leurs familles, et les personnels de l’Education dans leur ensemble.