Une rentrée scolaire qui coûte très cher !...En suppressions de postes !

lundi 14 septembre 2009
par  SUD Education 92

Luc Chatel peut bien parader devant des faux clients de supermarché (mais vrais encartés à l’UMP !) pour faire de l’autosatisfaction sur le thème du coût de la rentrée, il ne saurait nous faire oublier l’essentiel… L’ex-DRH de l’Oréal, nouveau ministre de l’éducation, a été nommé pour continuer le « sale boulot », initié par Darcos (Casse des RASED, AP, Base élèves, etc.). Notre nouveau ministre a beau jeu de déclarer qu’ « un pays qui croit en l’avenir est un pays qui investit dans l’éducation » Dans les faits, en moins de 3 mois, il enchaîne déjà les mauvais coups contre l’école publique !

•après les 13500 suppressions de postes du budget 2009, ce sont 16000 qui sont voués à disparaître en 2010 ! C’est ça « l’investissement dans l’éducation » ?

•pour ce faire, Luc Chatel et Valérie Pécresse ont fait publier le 28 juillet les décrets sur la masterisation des concours enseignants, sans aucune concertation, en plein été ! « Croire en l’avenir » c’est supprimer l’année de formation initiale, la PE2 ?

•il a demandé aux recteurs et aux inspecteurs d’académie la plus grande sévérité contre les enseignants « désobéisseurs », d’où les conseils de discipline contre Erwan Redon à Marseille, contre Alain Refalo à Toulouse, les retraits de salaire, etc.

Mais tout ne se passe pas comme prévu…

Le conseil de discipline d’Erwan Redon a été annulé, car les défenseurs syndicaux ont démonté de toute pièce une accusation bien mal ficelée mais surtout grâce à la forte mobilisation dans les rues de Marseille le 7 juillet ! Le Tribunal Administratif des Bouches du Rhône a « cassé » les 32 jours de retrait de salaire infligés à deux enseignants « désobéisseurs ». Mais, c’est surtout le vaste mouvement de solidarité avec tous ces collègues (en lutte contre Base élèves, l’aide personnalisée, pour les RASED) qui a permis de créer un vrai rapport de force !

Le ministère est plus isolé que jamais dans sa politique anti sociale, mâtinée de méthodes autoritaires. Alors que manque-t-il pour définitivement faire reculer ce gouvernement ? En 2006, le projet de Contrat Première Embauche (CPE) a fait les frais d’une mobilisation exemplaire de la jeunesse et des salariés.

Aujourd’hui, la tension sociale est grandissante. Les suppressions d’emploi frappent des milliers de familles alors que des banques comme BNP-Paribas (renflouée à hauteur de 5 milliards d’€ par les fonds publics) s’apprêtent à distribuer 1 milliard d’€ de bonus à ses traders en 2010 !

Dans l’éducation, nous n’oublierons pas et nous continuerons à nous battre contre la suppression inacceptable de milliers de postes de collègues spécialisé(e)s des RASED !

Il est temps de trouver un débouché social qui permette de fédérer toutes les résistances actuelles.

SUD éducation estime qu’il faut donner un nouvel élan à cette dynamique unitaire de mobilisation qui nous permettra de gagner sur les revendications.

Nous vous invitons à nous rejoindre, à participer aux réunions, assemblées générales, demi journées d’informations syndicales proposées par SUD éducation afin que nous débattions et luttions tous ensemble pour une école de l’égalité pour tous.