Une autre école dans une autre société

lundi 14 septembre 2009
par  SUD Education 92

Réuni à Cherbourg en mai dernier, le congrès de la fédération des syndicats SUD éducation a défini précisément le cadre de son projet pour l’École, bâti autour de trois axes :

- une école pour toutes et pour tous. Refus de la sélection, de la reproduction sociale et de la hiérarchisation des savoirs. Une école laïque, solidaire, égalitaire et équitable, qui offre une formation polyvalente ;

- une école démocratique et émancipatrice. L’objectif est ici de développer une réelle autonomie des élèves et de permettre l’ouverture des connaissances à la culture, aux échanges et à la recherche ;

- une école ouverte, coopérative et structurellement repensée pour aboutir à l’autogestion des établissements scolaires par les élèves et les personnels.


une aspiration plus que jamais d’actualité

L’école qui se dessine aujourd’hui est en opposition totale avec celle que nous défendons et revendiquons. Le fil conducteur du ministre est simple : réduire les moyens de fonctionnement du service public d’éducation. De la maternelle à l’université les réformes qui s’accumulent, sous couvert de modernisation, s’inscrivent dans cette logique économique (disparition programmée des Rased, Bac pro 3 ans…). Cette école au rabais se double d’une école qui rime avec sécuritaire et précaire (de plus en plus d’emplois hors statut fonction publique) sans oublier la remise en question de la laïcité (le Vatican est désormais habilité à viser des diplômes universitaires, pourquoi pas très prochainement un bac catholique !).

À force de « préconisations » (le rapport Descoings pour le lycée par exemple), le gouvernement tente de masquer la réalité de la situation de l’école qui subit de plein fouet la remise en question du service public, dans une société en crise où le partage des richesses n’a jamais été aussi déséquilibré. Cette stratégie atteint des sommets quand on pointe du doigt « l’orientation des élèves » pour expliquer les difficultés des jeunes à entrer dans la vie active. Il nous faut répéter à nouveau : ce n’est pas l’école qui règlera le problème de l’emploi.

à la base de notre engagement

Aujourd’hui, la situation sociale nécessite des mesures d’urgence dans le secteur privé comme dans le secteur public. SUD éducation, au travers de son appartenance à l’Union syndicale Solidaires, est impliqué dans toutes les mobilisations qui vont dans ce sens. Mais au-delà, et toujours en tant qu’organisation syndicale, notre engagement, alimenté par notre projet pour une autre école, s’inscrit dans la lutte pour une transformation sociale en rupture avec le modèle économique en vigueur. Présent-es toute cette année scolaire dans les mobilisations, locales ou nationales, auto-organisées ou dans le cadre d’appels d’intersyndicales, éducation ou interprofessionnelles, notre vigilance ne faiblira pas pendant les vacances scolaires, ni notre détermination dès la rentrée de septembre.

C’est par la grève générale interprofessionnelle que nous imposerons un autre partage des richesses et une autre école !