4 pages Intersyndical "Extrêmes droites contre l’Education"

dimanche 1er janvier 2017
par  SUD Education 92

Issu d’un stage intersyndical (SUD IdF, CNT, CGT Educ’action IdF, FSU, ainsi que VISA et Questions de classes/N’Autre Ecole), qui s’est déroulé en mai 2016, ce 4 pages est à diffuser le plus largement possible.

Le prochain stage aura lieu les 30 et 31 janvier 2017, n’hésitez pas à nous contacter si vous voulez participer à ce stage (pour rappel, nous avons droit à 12 jours de formation syndicale par an, sur simple demande).

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« Leur école n’est pas la nôtre !

Ultralibérale un jour, super-dirigiste le lendemain, « laïcité » chevillée au corps le matin, débordant « d’héritage chrétien » le soir… le discours du FN, qui incarne les différentes
sensibilités nationalistes, adopte depuis des années, sans vergogne et sans peur des
contradictions, la stratégie du caméléon ou l’art populiste de dire fort ce que « l’autre »
est susceptible de vouloir entendre. Et peu importe qu’on ait dit le contraire dans la
phrase précédente.
L’éducation ne déroge pas à cet empilement d’incohérences, mais il est possible
de dégager les grands axes d’un « projet éducatif » des extrêmes droites, aux antipodes de ce que devrait être l’école d’aujourd’hui !

Un projet éducatif périmé

Surfant sur de fausses évidences martelées par des polémistes peu scrupuleux d’exactitudes (Finkielkraut, Polony, Brighelli, etc.), ce projet « éducatif » se construit
avant tout en regardant en arrière, en cherchant dans un passé tronqué et revisité des
modèles d’éducation. Ainsi, l’école idéale serait celle d’hier… voire d’avant-hier. Le
bon temps du « Certif », lorsque les jeunes en blouses savaient rester à leur place en
alignant les lignes de copie suivant le modèle d’un enseignant tout aussi sergent major que les plumes utilisées pour écrire.

Une école de la discipline, de l’obéissance et de l’ordre. Une école image d’Épinal
idéalisée comme modèle d’une méritocratie républicaine que l’extrême droite de naguère vitupérait pourtant avec force car elle avait le tort d’être laïque et gratuite.

Mais l’histoire aime l’ironie. Ceux qui dénonçaient l’école comme trop « démocratique » deviennent aujourd’hui les fervents défenseurs d’une institution qui, au milieu du XXe siècle, excluait plus encore que celle d’aujourd’hui. Le lycée ne s’ouvrait qu’à une minorité, qu’à une élite sociale qui pouvait ainsi se reproduire en toute tranquillité. Les autres devaient se contenter d’un minimum éducatif rendu acceptable par le plein-emploi et les perspectives de promotions que ce dernier offrait sur le moyen terme.


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