Rentrée dans les Hauts-de-Seine : l’heure est aux revendications !

samedi 13 octobre 2012
par  SUD Education 92

Si la rentrée 2012 dans les Hauts de Seine s’effectue dans un climat plus apaisé (dotation
supplémentaire, heures de décharge pour les stagiaires…), les organisations syndicales CGT
Educ’Action, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education et UNSA Education considèrent pour autant que
les 13 000 suppressions de postes décidées par le précédent gouvernement et quasiment
maintenues par l’actuel font de cette rentrée une rentrée alarmante pour les élèves et les
enseignants du département.

Les suppressions de postes successives alors que la démographie évoluait d’année en année ont
amené le Service Public d’Education proche du point de rupture. De nombreuses écoles et de
nombreux établissements connaissent des taux d’encadrement qui permettent difficilement à
tous les élèves de progresser et de réussir dans de bonnes conditions, et aux enseignants
d’exercer sereinement leur métier. La politique du « plus d’élèves et moins d’enseignants » doit
cesser pour que le système éducatif puisse de nouveau assurer ses missions. Déjà, alors que la
rentrée est passée de quelques semaines, de nombreuses difficultés de remplacements
apparaissent quotidiennement.
Cette politique de suppressions de postes et de moyens a fragilisé encore plus les élèves les plus
fragiles par les suppressions de postes massives dans les RASED et par la politique de plus en
plus restrictive en matière d’Education Prioritaire réduite à la portion congrue.

Une nouvelle fois, de nombreux élèves de lycée se sont retrouvés sans affectation à la rentrée et
ont dû attendre plusieurs semaines avant d’en obtenir une. De plus, certains lycées ont atteint la
côte d’alerte en terme d’effectifs. La construction de nouveaux lycées dans notre département
doit donc être une priorité.
Pour que le système éducatif soit à la hauteur des enjeux, il est nécessaire de rétablir une
véritable formation initiale et continue permettant aux enseignants d’apprendre leur métier et de
se perfectionner au cours de leur carrière. De plus, les engagements pris par le ministre en terme
de décharges horaires pour les enseignants stagiaires pour l’année 2012-2013 doivent être
respectés et ne pas être annihilés sous la contrainte d’heures supplémentaires imposées dans le
second degré ou de déficit de remplaçants dans le premier degré.

En plus de ces mesures sapant les missions de l’École, les enseignants sont confrontés à une
dégradation de leurs conditions d’exercice. L’augmentation du nombre d’élèves par classe, les
injonctions pressantes de l’administration, le caractère plus que contestable de certains dispositifs
(LPC, évaluations CE1-CM2…) rendent le métier de plus en plus difficile pour beaucoup. De plus,
le gel du point d’indice, la hausse de certaines cotisations sociales, la mise en place du jour de
carence engendrent une baisse de salaire inacceptable après de nombreuses années de perte de
pouvoir d’achat. Ces raisons expliquent notamment la baisse croissante d’attractivité pour les
métiers de l’enseignement constatée.

Les organisations syndicales CGT Educ’Action, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education et UNSA
Education considèrent donc que cette rentrée n’est pas marquée par les changements annoncés
et souhaitent que la refondation annoncée aille dans le sens d’un Service Public de l’Education
renforcé, plus juste et ambitieux et d’un métier revalorisé.

C’est pourquoi l’heure est aux revendications :

  • Rétablissement des postes et moyens supprimés ;
  • Rétablissement d’une réelle formation initiale ;
  • Relance de la formation des maîtres spécialisés de RASED ;
  • Revalorisation salariale avec notamment une revalorisation du point d’indice ;
  • Abandon du jour de carence dans toute la Fonction Publique.

CGT
Educ’Action, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education et UNSA Education des Hauts-de-Seine


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