En cette rentrée, la baisse du nombre de pactes continue. Ce qui démontre l’échec cuisant de cette réforme. A la rentrée 2024, 5180 pactes étaient proposés dans les collèges, lycées et EREA et 3576 pactes pour la rentrée 2025. En cette rentrée 2026, selon les derniers chiffres transmis au CSA, ce sont 1309,5 pactes qui sont proposés aux équipes pédagogiques, soit une baisse de 2267 pactes.
SUD éducation est toujours opposé au pacte, qui ne peut se substituer à une réelle valorisation salariale. Nous rappelons que, lors de la réunion sur le bilan des Pactes du 16 avril 2024 à laquelle étaient conviées les organisations syndicales, le Ministère a été incapable de donner des précisions sur les missions payées par le pacte. Nous avons pu y constater que l’écart salarial continuait à se creuser entre les professeur-es des écoles, moins friands du pacte et les autres. Cette réunion a également permis de comprendre que les établissements du privé signaient beaucoup plus de pactes et que cette réforme leur permet donc un financement supplémentaire.
Au contraire, la dotation en IMP (indemnité pour mission particulière) a augmenté dans le département. Les collèges bénéficient de 39 IMP supplémentaires et les lycées de 37. Alors même que les DHG, ont pour beaucoup diminué, les IMP augmentent. C’est un non sens. Mais nous ne sommes pas tellement surpris-ses.
Pour rappel, les IMP sont attribuées aux établissements en fonction du nombre d’élèves et de l’IPS (Indice de positionnement social). Elles sont attribuées pour des missions précises et encadrées par le Décret n° 2015-475 du 27 avril 2015. Toutefois, on constate, en lisant ce décret, que les missions sont très larges, allant de la coordination de discipline aux « missions d’intérêt éducatif et pédagogique », en passant par le référent culture et le référent numérique. Sur le terrain, les IMP sont distribuées de manière très opaque au sein des équipes pédagogiques et rares sont celles et ceux qui connaissent exactement la liste de ces IMP et les personnes qui les touchent. Il faut batailler pour obtenir la liste complète de ces IMP en conseil d’administration. Le constat est simple : la plupart de ces IMP servent d’outil de management pour les chef-fes d’établissement qui les distribuent aux « bon-nes soldat-es » sans consultation et sans vote du reste de l’équipe pédagogique.









