Questions des autres organisations syndicales :
-Sur les refus d’entrée des représentant-es syndicaux dans les établissements
M. Fulgence dit que ce n’est pas possible mais qu’il faut toutefois prévenir à l’avance de notre visite et s’identifier afin de respecter le plan vigipirate.
- Incertitudes sur le Pass culture et les HSE
M. Fulgence n’a pas encore la réponse à ses questions.
-Sur les 4 demi-journées de décharge pour corrections de copies
Les enseigannt-es pouvaient demander 4 demies journées de décharge de cours, notamment pour les enseignants des filières pro qui cumulaient cours et correction. Cette consigne n’a pas été connue par les enseignant-es.
M. Fulgence a rappelé que les consignes sont directement données par le SIEC, il n’a pas de compétence sur l’organisation des examens mais il pourra faire remonter l’ordre de faire un rappel systématique de cette règle. Il dit que normalement les consignes avaient été données aux enseignants par le SIEC et les corps d’inspection. Il a été mis au courant de cette consigne par la conseillère technique mais cela ne transite pas par son cabinet ce type de consigne.
Les questions de SUD éducation 92 :
DHG
1. Peut-on connaître l’état des lieux des ajustements DHG effectués ?
Toujours en cours. Début de semaine prochaine.
2. Quelles sont les conditions qui permettent à un·e chef·fe d’établissement de geler un poste à l’issue du mouvement inter-académique ? La DOS doit-elle être consultée ? Ex : un·e collègue de SES obtient une mutation inter à Créteil mais son poste n’est pas disponible au mouvement intra alors même que le CA n’a pas décidé de le supprimer.
Certains supports peuvent être gelés par la DOS pour accueillir un ou une stagiaire. C’est pas comme dans le 1er degré. L’affectation des stagiaires est nationale et à l’heure actuelle on ne connait pas encore la répartition académique.
Contractuel-les
1. 41 contractuel-les en CDD en histoire-géographie, 70 en mathématiques n’ont pas été renouvelé-es au sein de l’Académie de Versailles, pourquoi est-ce que ces deux disciplines sont particulièrement touchées ? La baisse des effectifs, notammant au collège, est valable pour toutes les disciplines. Est-ce que des contractuel-les auraient été davantage recruté-es dans ces deux disciplines ? Pourquoi ?
Pas de visibilité sur les ressources globales. Le calibrage des moyens contractuels dépend des concours, des supports restés vacants, les suppressions de postes. C’est ce travail là qui fait qu’un moment donné, on a moins besoin en théorie des contractuel-les. M. Fulgence dit ne pas avoir de vision globale au sein de l’académie ou du département mais juste un vision par établissement.
Canicule
1. Combien d’établissements sont actuellement munis d’équipements de ventilation ?
La question est en train d’être étudiée via l’enquête issue du protocole national. C’est un questionnaire qui a été diffusé auprès des écoles et des directions, cet après-midi pour des retours avant le 10 juillet.
2. Il n’y a pas eu de directives officielles concernant les aménagements du baccalauréat et du brevet. L’initiative revenait aux centres d’examens et au cas par cas. Quels aménagements ont été réellement mis en place pour le Grand Oral qui a débuté un jour où le record de 41 degrés a été atteint ? Combien d’établissements ont reporté des oraux ?
Les consignes qui ont été données par le SIEC d’aménagement ou de reports quand les situations étaient trop terribles. 11 établissements ont demandé des aménagements0 1 établissement a demandé un report.
3. Combien d’incidents ont été remontés lors du DNB et du Baccalauréat ? 1 malaise d’élèves. 1 malaise d’enseignant.
4. Les chefs d’établissements ont-ils commencé à répertorier les pièces chaudes et fraiches de leurs EPLE ? Est-ce qu’une réflexion autour de l’aménagement des enseignements / examens en fonction du niveau d’alerte de chaleur est en cours à l’échelle des établissements ?
Oui via l’enquête en cours. Des annonces avaient été faites en ce sens par le ministère, pour permettre la gestion au cas par cas, sur le plan national et départemental.
5. Le mois de septembre n’est pas épargné par les fortes chaleurs et il est possible qu’une alerte canicule survienne dès la rentrée. Quelles nécessaires améliorations dans les aménagements cet épisode de juin a-t-il apporté ?
Des équipements continuent à être menés, edf met tout un plan 2026 pour continuer l’équipement, les chefs d’établissement, aidés par le conseil régional et les conseils départementaux ont fait des commandes. Certains avaient commandé un certain nombre d’appareils qui n’ont pas pu être livrés à temps car le délai était trop court. Ils devraient être livrés fin juillet, d’autres fin aout. Selon lui, cette crise peut être une opportunité de modifier nos conditions de travail : direction, collectivité, etc.
6. Les collectivités territoriales ont-elles pu réfléchir, en concertation avec les chefs d’établissement et l’administration, à des mesures de moyens termes pour adapter le bâti aux variations thermiques (stores extérieurs, matériaux permettant d’ombrager les bâtiments,....) ?
Oui, les collectivités sont effectivement bien associées aux réflexions.
7. En filières hôtelleries restauration, les collègues de lycée professionel ont dû, par cette canicule et dans des transports pas toujours climatisés, se rendre dans les entreprises de stage de leurs élèves simplement pour signer les feuilles d’évaluation de ces derniers. Cette pratique crée des risques pour la santé des collègues, et est injuste car dans certaines filières (notamment celles du tertiaire), ces signatures peuvent se faire à distance. Est-il possible d’uniformiser les pratiques de PFMP en fonction des filières pour améliorer les conditions de travail des collègues, qui plus est en période de canicule ?
M. Fulgence dit qu’il ne connaissait pas le problème, il va interroger les inspecteurs en charge de cette formation en particulier.
Prime REP+ versements rétroactifs
1. Les AESH qui ont reçu un versement rétroactifs de leur prime REP souhaitent des précisions quand au montant qui leur a été versé. Est-il possible que ces personnels aient accès au calcul réalisé par l’administration pour leur situation ? Est-il possible de faire de même pour les AED concerné·es ?
Le courrier précise la période de prise en compte, le montant est règlementaire. A partir du moment où les aesh ont fourni les informations, c’est une question de quotité. Cela ne devrait pas poser de problèmes. Il ne faut pas hésiter à se tourner auprès de la dpats.
Gestion des VSS
1. Les affiches du protocole VSS établies par le ministère en mars 2026 (disponible sur Ariane) à destination des élèves peuvent-elles être affichées dans les salles des classes pour que ce protocole soit connu ? Quelles procédures doivent respecter les chefs d’établissement pour transmettre ces informations aux équipes et aux élèves ?
Oui, il va en parler aux chefs d’établissements. Ce n’était pas envisagé, il y a encore des progrès à faire. Des annonces vont être faites bientôt. Il dit que le ministre s’est fortement engagé dans la lutter contre les VSS en cette rentrée scolaire 2025 et elle sera l’objet de la réunion de rentrée 2026.
Baccalauréat
1. Dans certains établissements, des membres de la famille de la direction ou d’enseignant-es effectuent les missions de secrétariat du baccalauréat. Nous nous demandons sur quelles bases légales des proches des personnels sont mobilisées alors que le reste du personnel de l’établissement n’a, dans les cas remontées auprès de notre syndicat, pas été sollicité ? Sur quels critères sont sélectionnées ces personnes extérieures par rapport à d’autres personnels de l’établissement qui pourraient effectuer les mêmes missions ?
La gestion locale est autonome, il faut lui faire remonter les établissements en particulier. Certaines fois les établissements donnent des missions particulières. L’organisation des examens ne dépend pas de lui.
Notre analyse
Comme d’habitude, la DSDEN se désengage de toute responsabilité concernant l’organisation des examens du baccalauréat et du brevet, qui se sont organisés dans un flou total et rien n’a été entrepris par l’académie pour pallier aux problèmes de chaleur dans les établissements. C’était au chef-fes des centres d’examens de prendre des décisions en fonction de l’architecture du bâti et des températures observées. Sur le terrain, on constate que les chef-fes de centre, n’ayant pas reçu de consignes claires, ont préféré maintenir les examens afin de ne pas se donner une charge de travail supplémentaire.
Les deux canicules qui ont déjà eu lieu cet été et la 3e canicule actuelle montre que la question du bâti scolaire est plus qu’une urgence, elle devient une question vitale pour les élèves et personnels.
Nous demandons depuis des années des revendications claires :
1. Un plan de rénovation / reconstruction du bâti scolaire pour la réduction des consommations énergétiques (isolation des bâtiments, programme de réduction des consommations…) et en eau.
2. La maîtrise des consommations : isolation des bâtiments, éclairages à basse consommation et « intelligents », toits végétalisés, ventilation naturelle, récupération des eaux pluviales...
3. Le développement de la production d’énergie renouvelable sur site (panneaux solaires…).
4. La systématisation des diagnostics énergétiques dont les résultats doivent être communiqués aux usager·es et personnels.
5. La transparence totale sur les risques environnementaux, leur prise en compte par les formations spécialisées et notamment une campagne de désamiantage des établissements scolaires dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016 ; une prise en charge des personnels exposés.
6. La débitumisation / végétalisation des cours de récréation qui doivent être accessibles en dehors du temps scolaire à la population en cas de fortes chaleurs et la dépollution des sols.
7. La généralisation des détecteurs de pollution et de capteurs de qualité de l’air
8. L’instauration de températures minimales et maximales de travail ; le contrôle effectif des températures dans les bâtiments par les formations spécialisées.









