Déclaration de SUD éducation 92
L’ensemble des organisations syndicales s’inquiète de la baisse des moyens pour l’éducation nationale et de la réorganisation du remplacement. Tous partagent l’idée que la baisse de la démographie est une chance pour améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves.
Voici notre déclaration :
Eléments de réponses du DASEN
Le DASEN tient à rappeler que les chiffres des fermetures de classes ne sont que provisoires. Le budget du département correspond à la fermeture de 48 classes dans le 1er degré, pour la rentrée 2026. En annonçant 102 classes fermées, le département souhaite se laisser de la marge pour rouvrir des classes lors des phases d’ajustements de juin et de septembre après les inscriptions des élèves.
Concernant le remplacement du 1er degré, le DASEN affirme que cette mesure a pour but de rectifier les dysfonctionnements de remplaçant. D’après lui, nous avons des moyens suffisants, car on est dans la moyenne des départements, mais nous sommes le département qui remplaçons le moins bien en IDF. « Nous allons faire attention aux distances de remplacement, mais faire disparaître les frontières artificielles entre les différentes zone de remplacements. »
Pour répondre à l’inquiétude des syndicats sur la disparition des postes spécifiques de remplacement, le DASEN nous répond que les TR (Titulaires Remplaçants) de brigade REP+ seront rattachés à un établissement REP+. Mais cela n’a qu’une porté symbolique.
Concernant l’école inclusive, il n’y a pas de création de postes en dispositif ULIS, car les effectifs sont de 12 élèves au maximum et il n’y a pas de liste d’attente. Le déploiement des ULIS correspond aux besoins sur le département. La création des postes d’UPE2A itinérants à la place de postes d’UPE2A a pour but que les classes UPE2A soient au plus proche des lieux de vie des élèves allophones ainsi qu’à la baisse cette année de 277 élèves allophones.
Debunk de SUD
SUD éducation 92 déplore tout de même la fermeture des 48 classes annoncées par le DASEN. La baisse des effectifs par classe est indispensable à l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et à l’attractivité des métiers de l’enseignement.
Nous dénonçons les arguments fallacieux du DASEN : comme les moyens de remplaçants sont trop faibles dans l’ensemble des départements, être dans la moyenne ne veut pas dire que les moyens suffisent. De plus, les limites géographiques des zones de remplacement servent à assurer des conditions dignes de travail aux TR. Même en nous assurant que le département fera attention aux distances de remplacements, sans limite officielle, les remplaçants seront soumis à l’arbitraire des décisions des services de gestion du département.
Carte Scolaire
1. Démographie 2025
« Il faut adapter la carte scolaire à la baisse de la démographie. »
Nous avons des écarts d’effectif entre les prévisions et la réalité : -260 élèves.
2. Démographie rentrée 2026
Il y a 2092 élèves de moins de prévu pour la rentrée 2026 (soit -0,21%).
« On a des suppressions de postes mais pas à la hauteur de la baisse de la démographie. Les conditions d’apprentissages s’amélioreront. »
En prévision +5 postes de remplacement autour de juin.
Encadrement en école maternelle : 22,2 élèves par classe.
Encadrement en école élémentaire : 22,3 élèves par classe.
Nombre de professeurs (en classe + remplaçant + ressource) pour 100 élèves : 5,88.
VOTE : POUR : 3 - NPPV : 1 - CONTRE : 16
Indemnité représentative de logement des institeur·rices
L’indemnité représentative de logement au instituteur·rices est à 2808 euros, cela concerne 14 personnels dont 13 en fonction soit 216,5 euros par mois. Les montants sont constants depuis plusieurs décennies sans prendre en compte l’inflation. Cela revient à une baisse non assumée de cette indemnité.
VOTE : POUR : 0 - ABSTENTION : 2 - CONTRE : 16
Modification du règlement intérieur du CDEN
VOTE : POUR à l’unanimité
Désignation du DDEN
VOTE : POUR à l’unanimité









