- Le tract à diffuser
- Les avancées et informations obtenues
- Nos questionnements posés à la DSDEN 92
- Compte-rendu
- DISPOSITIF UPE2A, POUR QUI ?
- LETTRE DE MISSION
- LE SERVICE D’ INTERPRETARIAT
- SCOLARISATION N-1 N-2
- ITINERANCE
- TESTER LES ELEVES
- CONTRACTUEL·LE
- LES ELEVES DE CP
- QUELLE CIRCULAIRE AU FINAL FAUT-IL RESPECTER ? LA CIRCULAIRE ACADEMIQUE NE CORRESPOND PAS A LA (…)
- UPE2A PORTEURS DE TROUBLES
- FORMATION CLASSE INCLUSION
- EVALUATIONS NATIONALES
- BAISSE DES EFFECTIFS
- EANA2
- EMPLOI DU TEMPS : qui décide de l’emploi du temps ?
- DECHARGE DE DIRECTION ET UPE2A
- SEUILS
- LE ROLE DES FORMATEURS/TRICES
Un groupe de travail organisé par la DSDEN avec les organisations syndicale a eu lieu le 13/11/25. Nous avons été reçue par le DAASEN chargé de l’UPE2A et le CASNAV (l’IEN, formatrices du dispositif). Nous avons profité de ce moment pour faire part des inquiétudes et des alertes remontées par les collègues concernant le manque de moyens, les pressions et les conditions de travail dans les UPE2A du département. SUD éducation a obtenu des réponses.
Le tract à diffuser
Les avancées et informations obtenues :
🔴 LETTRES DE MISSION
Ce n’est PAS obligatoire de les signer. L’administration reconnaît que la lettre de mission n’a aucun caractère obligatoire. La circulaire de 2012 sur l’organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés encadre déjà les missions des enseignant.es d’UPE2A dans le premier et le second de-gré.
🔴 DROIT À UN SERVICE D’INTERPRÉTARIAT
Grâce à notre insistance, le DAASEN s’engage à étudier la mise en place un véritable service d’interprétariat (pourtant déjà existant) gratuit pour les équipes.
➡ Une victoire concrète qui peut avancer très vite au niveau départemental !
🔴 SCOLARISATION N-1/N-2
SUD éducation rappelle la circulaire nationale : la scolarisation à N-1 est possible. Après insistance, l’administration finit par reconnaître ce droit, malgré une pression locale contraire !
🔴 ITINÉRANCE : PROBLÈME PUBLIQUEMENT RECONNU
L’administration reconnaît que :
❗ l’itinérance dégrade le travail des enseignant·es et le suivi des élèves
❗ travailler sur 3 écoles est impossible
Un début de remise en question !
🔴 CP : DROIT AU SUIVI UPE2A CONFIRMÉ
Le casnav finit par reconnaître que :
✔ un élève de CP peut avoir un suivi en UPE2A
❗ même si le casnav tente de le limiter ce droit « au cas par cas ».
🔴 RÔLE DES FORMATEURS·TRICES
Nous avons eu confirmation que :
❗ Les visites ne sont pas des inspections
❗ Aucun rapport transmis à la direction ou à l’inspection
❗ Pas de trace dans le dossier de l’enseignant·e
Nos questionnements posés à la DSDEN 92
Compte-rendu
Quelques points de victoire en perspective pour SUD éducation 92 : la lettre de mission que les enseignant.es ne sont pas obligées de signer (dixit le DASEN) et l’accès à un service d’interprétariat.
DISPOSITIF UPE2A, POUR QUI ?
Les formatrices ont redéfinit le cadre d’entrée dans le dispositif :
- L’élève allophone est en France depuis moins de 2 ans.
- Sa langue maternelle n’est pas le français mais il peut être francophone. Il ou elle est dans sa première année de scolarisation.
- Il n’y a pas de MNA en-dessous de 11/ 12 ans dans le 92.
- Si l’élève est en France depuis plus de 2 ans mais a été scolarisé (même dans une école russophone), il n’a pas le droit à l’UPE2A.
LETTRE DE MISSION
SUD : pourquoi y-a-t ’il une lettre de mission depuis 2 ans ? Les enseignant.es sont-elles obligé.es de la signer ? Il y a des missions dans cette lettre qui dépassent la circulaire de 2012.
Le DAASEN rappelle que dans les textes, ce n’est pas obligatoire de la signer. Il a demandé que l’on lui envoie les missions qui sont dans la lettre de mission et ne relève pas de la circulaire de 2012.
LE SERVICE D’ INTERPRETARIAT :
SUD : c’est très compliqué de parler inclusion de l’élève quand on ne peut même pas communiquer avec la famille parlant une langue autre, comme l’Ourdou. Au niveau du département, il faut mettre en place un service de traduction. Il existe déjà et date de la loi de 1975, sur le regroupement familial. C’est le FAS (Fond d’Action Social payé par les migrants) qui a permis la mise en place des CASNAV et de « inter services migrants ». C’est un service d’interprétariat pour le service public qui travaille déjà avec les hôpitaux ou le service de la justice par exemple. La loi de 75 a mis en place ce droit des familles migrantes a un interprète gratuit dans leur relation avec les services publics. Il faut une circulaire pour informer les enseignant.es, directeurs.trices et cet accès gratuit. Il faut signer la convention et la mettre en route.
DASEN : il faut lui envoyer la convention. Il pense que cela peut être mis en place au niveau académique.
Pour SUD, il faut déjà commencer par le département et ensuite l’étendre partout.
SCOLARISATION N-1 N-2
L’administration refuse que des élèves soient scolarisé.es à N-2 (c’est-à-dire 2 ans avant sa classe d’âge et ce de par ses résultats très faibles en maths) : cela ne correspond plus aux recherches neuroscientifiques. De plus, cela grille les cartouches pour sa scolarité future.
SUD : on peut faire glisser en cours d’année (cf circulaire de 2012) lorsqu’il a rattrapé un niveau suffisant en maths pour suivre mais 2e refus de l’administration.
Pour l’administration, la scolarisation à N-1 doit rester exceptionnelle mais elle est possible. En dernier recours, c’est l’IEN qui décide.
ITINERANCE
L’itinérance ne correspond pas aux souhaits des personnes qui ne peuvent faire leur travail correctement en étant sur plusieurs écoles. Il est demandé à l’administration quel bilan elle en tire.
Les formatrices et l’IEN du Casnav évitent de mettre les enseignant.es sur plus de 2 écoles. Ils reconnaissent que c’est impossible de donner les 9 h d’enseignement sur 3 écoles donc le CASNAV bataille dur, selon elle, pour que cela ne se produise pas.
DASEN : dans d’autres départements, les collègues sont itinérant.es. Le poste est basé en circonscription ce qui permet d’être sur l’ensemble de la circonscription et sur 2 écoles, et iels peuvent travailler sur l’ensemble de la circonscription. Les conditions s’améliorent pour les élèves puisque le plus souvent, il y a deux pôles avec l’itinérance. Ils mettent des pôles là où il y en a besoin. Il peut arriver que le dispositif soit au mauvais endroit : le pôle peut se déplacer parce que les élèves sont domicilié·es à un autre endroit. (ex : Antony). Vanves est le moins rempli, puis Antony, Gennevilliers, Boulogne, Neuilly, Nanterre : les besoins ont évolué : ils modifient les postes pour répondre aux besoins (ex Neuilly).
Cela a des conséquences au détriment des collègues et des élèves. Certain·es collègues se déplacent sur le temps de midi, d’où perte de liens et de temps avec les collègues.
TESTER LES ELEVES
Selon les formatrices : il faut tester l’élève dans son école de secteur puis l’inscrire dans l’école avec UPE2A puis il doit retourner dans son école à la fin de la prise en charge.
SUD : parcours chaotique de ces élèves : ce n’est pas judicieux de le faire changer 3 fois d’école alors qu’il y a un besoin de stabilité. Il faut plutôt le tester dans l’école avec le dispositif avant tout, puis inscrire dans l’école avec dispositif ou de secteur (s’il n’en a pas besoin) ou dans l’école avec dispositif (comme cela se faisait il y a peu).
CONTRACTUEL·LE
Adm : il n’y a qu’une contractuelle sur 37 enseignant·es en UPE2A.
LES ELEVES DE CP :
Les formatrices : iels doivent être le plus possible dans leur classe. C’est un peu comme pour les CM2 où cela se fait ailleurs (pour les préparer au collège). Elles proposent de laisser les CP dans leur classe et à la limite de les aider et prendre en UPE2A en CE1. Pour les formatrices, on « l’exclut » de la classe en le sortant et iel ne va pas bénéficier d’enseignement. « C’est la recherche qui le dit ». « Le coordonnateur UPE2A n’intervient pas auprès des CP dans la circulaire académique car les enseignant·es les considèrent trop souvent comme des NSA alors qu’ils n’ont que 6 ans ». « On les met dans leur classe d’âge et on voit ce qui se passe. On prend des nouvelles de façon régulière, cela ne veut pas dire qu’il n’aura pas d’UPE2A, pas sur le temps des apprentissages fondamentaux ». A partir de fin de CP, réévaluer et avoir de l’UPE2A en CE1.
Syndicats : Les CP allophones ont besoin d’aide et du coup, ce sont les RASED qui les prennent en charge (puisque les enseignant.es d’UPE2A ont comme consigne de ne pas les prendre). Ce n’est pas leur travail, ils et elles font ce qu’ils et elles peuvent sans formation (vocabulaire des consignes, vocabulaire du matériel scolaire) et ce au détriment d’autres prises en charge de leur ressort. L’enseignement du FLE FLS ne se résume pas à ce vocabulaire mais permet que l’élève progresse et acquiert des structures de phrases essentielles pour démarrer la communication et comprendre. Tout ce qui se passe en CP, c’est que ce sont des élèves qui se taisent et restent dans leur coin. Ils connaissent à la fin de l’année l’alphabet mais cela ne suffit pas du tout pour un CE1.
C’est aussi faire fi du professionnalisme des enseignant·es d’UPE2A auprès des CP.
Avec des CP à 23, les enseignant·es demandent de l’aide.
Les enfants allophones en CP ont besoin de l’UPE2A pour progresser dans la langue.
En UPE2A c’est une classe spécifique avec beaucoup d’interaction entre les élèves, des références aux langues d’origine. Des enseignant·es formé·es à cela : les CP ne sont pas “exclut”.
SUD : la circulaire de 2012 ne parle pas de non prise en charge des CP : ils ont donc droit à l’UPE2A.
L’administration retoque l’argument et la validité de la circulaire nationale « parce que les cycles ont changé ». Cependant, ils ne disent pas que c’est interdit au final de prendre des CP, c’est au cas par cas et pas plus de 6h (alors que la circulaire nationale dit 9h).
QUELLE CIRCULAIRE AU FINAL FAUT-IL RESPECTER ? LA CIRCULAIRE ACADEMIQUE NE CORRESPOND PAS A LA NATIONALE.
Aucune réponse claire de l’administration qui se limite à répéter que la circulaire de 2012 parle des cycles et que cela ne correspond pas à aujourd’hui.
Circulaire n° 2012-141 du 2-10-2012 - Organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés
UPE2A PORTEURS DE TROUBLES
Syndicat : ces élèves sont de plus en plus nombreux. Cela nécessite des prises en charge multiples. Cette prise en charge n’est pas systématique (certains professionnels ont une réticence à diagnostiquer un élève tant qu’il ne parle pas français) et le fait que les parents n’ont pas de papiers (donc pas d’accès à certaines structures) rend les choses compliquées.
Administration : l’élève allophone a le droit d’être suivi.
FORMATION CLASSE INCLUSION
Syndicat : les enseignant·es des classes d’inclusion ont des prescriptions de plus en plus normatives et sont parfois des profs pas assez aguerri.es : les enfants d’UPE2A subissent une forme de marginalisation et ce dès la maternelle. Comment aider les enseignant·es empêché.es avec des prescriptions et des cadrages de formation en maths français.
Les enseignant·es reçoivent ces formations comme obligatoires.
Administration : il y a des plans de formation. Les enseignant·es peuvent suivre des formations qui relèvent du plan académique. Les plans de formation sont ouverts à tous les acteur·rices. C’est aux enseignant·es d’alerter la circo pour faire remonter leurs besoins.
Les syndicats proposent que cela soit notifié aux enseignant·es et qu’ils et elles reçoivent un mail les invitant à se rapprocher de la circo si ils/elles veulent faire une formation hors ce qui est présenté comme obligé.
EVALUATIONS NATIONALES
Administration : les UPE2A doivent les passer, avec des aménagements.
BAISSE DES EFFECTIFS
Les syndicats posent la question de la baisse des effectifs et voudraient comprendre.
Le DAASEN affirme que les CP sont compté·es dedans. Il n’y a pas d’élèves qui seraient sur leur école de secteur et qu’un dysfonctionnement ferait que l’enseignant·e du dispositif n’en serait pas informé·e.
Les effectifs étaient haut avant par l’arrivée des élèves ukrainiens. 400 à 600 élèves en UPE2A et 38 dispositifs (or, les élèves ukrainiens n’étaient pas en UPE2A).
EANA2
Administration : c’est un outil bien intégré par l’ensemble des équipes.
SUD : pourquoi cette application ? jusqu’à quel niveau remonte-t’elle ? Pourquoi les données sont gardées si longtemps ?
DASEN : Elles ne sont gardées que 5 ans. L’ancienne application était remplie tous les ans mais cela faisait un problème au niveau de l’académie : ils ne s’y retrouvaient pas trop. Du coup, ils ont créé un outil national EANA2, généralisé à 3 autres départements avec toutes les garanties, désormais, du RGPD.
La DEPP fait évoluer son enquête remplie par les profs coordonateur·rices. Elles sont extraites du fichier et là, ils font évoluer avec encore plus de demandes de types pédagogiques. Voir la lettre d’info sur le site du casnav académique.
EMPLOI DU TEMPS : qui décide de l’emploi du temps ?
Administration : le/la prof coordo fait le projet via EANA 2 validé par l’IEN (ce qui ne répond pas à la question).
DECHARGE DE DIRECTION ET UPE2A
Syndicats : demande de la prise en compte de l’UPE2A dans les décharges de direction car demande une charge de travail supplémentaire considérable.
Adm : pas de réponse.
SEUILS
SUD : y-a-t’il des seuils d’ouverture ou de fermeture de dispositif en mettant en perspective les 2 ou 3 dernières années ?
Administration : si on met des seuils ... c’est trop compliqué. Dans le second degré il y a plus d’ouvertures que de fermetures (ce qui ne répond pas à notre question).
LE ROLE DES FORMATEURS/TRICES
SUD : Est-ce qu’elles peuvent écrire des rapports, et les envoyer aux directrices.teurs, à l’inspection de circonscription, à l’inspection du casnav ? Quelle valeur ont ces écrits ? Les enseignant.es doivent elles accepter les visites ?
Formatrices : ce sont des “visites-conseils” pour “accompagner”. Il n’y a pas de rapport et en aucun cas, ce n’est transmis à la direction. Ce n’est pas versé au dossier de l’enseignant.e. C’est « un compte rendu de visite » dans le cadre d’un “compte rendu de visite”.
Inspection du casnav : Les formateurs ne sont pas missionnés.
La venue est annoncée par mail avec les tenants et aboutissants, la date ...
Sur l’insistance au sujet de l’obligation d’accepter ces visites, il n’y a pas eu de réponse.
La formatrice peut proposer une autre date.
Si vous êtes arrivé·es jusqu’ici : n’hésitez pas à nous faire remonter vos problématiques à ce sujet.









