AED :
Les AED ont droit, tous les 3 ans, à un entretien permettant de décider ou non de la revalorisation de leur salaire. Quelle procédure doivent suivre les chefs d’établissement lorsqu’ils veulent accorder cette revalorisation ?
La DSDEN répond qu’il n’y a pour l’instant pas de procédure précise à respecter en l’absence de cadrage au niveau académique.
Nous avons constaté qu’il était fréquent que des contrats de renouvellement soient proposés à 50% même à des AED qui était à temps plein, comme par exemple dans cet établissement de Colombes ou l’ensemble des AED a été renouvelé à 50%. Cela a pour conséquences de précariser les agent·es et de dégrader les relations pédagogiques avec les élèves et les enseignant·es.
La DSDEN est-elle au courant de ce type de pratique ? Les plébiscite-t-elle ?
Sinon, est-il possible de rappeler aux CPE que la missions du service public ne peut avoir pour conséquence de précariser une population jeune et déjà précaire ?
« Non la DSDEN ne plébiscite pas la précarisation. »
Les AED sont employés par les CPE qui les recrute. En tant que chef de service de la vie scolaire, il ou elle organise le service de la vie scolaire.
De la souplesse est laissée au / à la chef·fe d’établissement pour organiser les services. D’une année à l’autre des contraintes, notamment des travaux, peuvent engendrer des modifications de service d’une année à l’autre.
Les IA IPR font des suivis lorsqu’un besoin est remonté.
Fonctionnement des Lycées :
Cette année, comme l’année dernière, des lycées ont connu une rentrée perturbée par une réalisation problématique des emplois du temps des collègues enseignant·es. Ces perturbations ont souvent lieu lors des mutations de personnels de direction. Le tuilage entre les partant·es et les arrivant·es n’est pas optimal. Les élèves et les personnels souffrent de ce manque de cadrage à la rentrée. Dans certains établissements, des personnels DDFPT se chargent de l’élaboration des emplois du temps. Les collègues enseignant·es se retrouvant à devoir trouver par eux-mêmes des aménagements d’emplois du temps ou à faire grève afin d’améliorer leurs conditions de travail.
Est-il possible de savoir comment s’organise les passations de pouvoir ? Qui est chargé de réaliser les emplois du temps dans ce cas-là ? Est-il possible d’améliorer les procédures et de préciser les fiches de postes des uns et des autres ?
Le DASEN affirme que la rentrée 2025 n’a pas du tout été comparable avec la rentrée de 2024. Les problématiques d’emplois n’ont concernées que 4 établissements.
Il rappelle que « Le personnel de direction est en poste et donc responsable jusqu’au 31 août. Le nouvel arrivant est juste censé vérifier. »
Manuels numériques :
Les enseignant·es de lycée ont appris à la rentrée que la région Île-de-France ne renouvelait plus les manuels papiers ET numériques. À la place sont mis à disposition uniquement des manuels libres.
Or, indépendamment de la qualité de ces manuels qui reste discutable, les établissements de la région ne sont pas équipés : prises électriques, qualité du réseau sont autant d’éléments qui montrent que la région cherche à faire des économies sans prendre en compte l’aspect pédagogique.
Quelle est la position de la DSDEN sur ce sujet ?
Le financement des livres n’est pas une compétence de l’Etat. C’est une compétence de la région. La présidence de région a apporté les réponses qu’elle souhaitait apporter. La DSDEN n’interviendra pas.
Effectifs
En fin d’année scolaire, certains établissements dont le lycée Ionesco à Issy-Les-Moulineaux et Jacques Monod à Clamart se sont retrouvés avec un nombre d’élèves plus important que d’habitude. Pour le lycée Ionesco, les effectifs ne cessent d’augmenter avec des classes de plus en plus en chargées. Il y avait 912 élèves inscrit·es en 2020 contre 1072 en 2025. Cela entraîne de nombreux problèmes. Les personnels d’encadrement ne sont pas suffisants par rapport aux nombres d’élèves, la gestion des couloirs se fait très difficilement. Les services de la demi-pension se retrouvent surchargés et les élèves arrivent fréquemment en retard en classe.
Comment se calcule la capacité d’accueil d’un établissement ? Quelles sont les normes sur ce sujet ? Qu’a prévu le rectorat concernant ces établissements qui font face à une croissance démographique contrairement au discours dominant sur la baisse démographique à venir ?
La DSDEN répond qu’elle fait une dotation globale avec une prévision du nombre de divisions prévues. Mais c’est la prérogative de la région qui indique la capacité bâtimentaire de chaque établissement. Si problème cela peut venir des chef·fes de service qui n’ouvriraient pas le nombre de division prévue par la DSDEN.
La DSDEN intervient uniquement dans des cas extrêmes comme c’est le cas du lycée au Plessis-Robinson.
Au lycée Monod c’est la création d’une filière STMG qui a engendré des conséquences sur les effectifs.
Pour le lycée Ionesco c’est un travail de sectorisation. Les municipalités dialoguent pour envisager d’autres perspectives. Mais c’est à la région qu’il revient de prendre la décision puisque la DSDEN n’est pas responsable du bâtimentaire.
AESH et PAS
Peut-on avoir un bilan de la mise en place des PAS à ce jour ?
Le département prévoit de déployer au total 32 PAS. Pour l’année 2025/2026, 17 ont été ouverts à ce jour.
L’ARS a fait un appel à projet. Une association a répondu et doit recruter les 17 éducateu·rices spécialisé·es rattaché·es aux PAS.
A la rentrée, les 17 PAS vont officiellement ouvrir. En attente les coordo PAS ont été formé·es. Plus de 1000 avenants ont été signés pour les AESH. Les coordo AESH sont restés au sein des PAS.
Le NPI va progressivement devenir obligatoire avec le déploiement des PAS. Ce document deviendra le lien entre MDPH et NPI.
Peut-on avoir un point sur les postes ETP vacants AESH à ce jour ?
La DSDEN affirme que la quasi totalité des postes vacants sont occupés. Elle précise qu’il y a un fort turn over chez les AESH et constate de nombreuses démissions tout au long de l’année.
La DSDEN affirme que face à la précarité des AESH, le ministère a mis en place des conditions pour lutter contre la précarité de l’emploi. Ils peuvent dorénavant avoir des contrats de 3 ans.
Enfin, le DASEN assure que très peu de démissions sont liées du passage du PIAL au PAS.
Le bilan concernant les PAS sera reprécisé en CSA.
DHG et vote au CA
Le CA doit-il se prononcer sur une modification réalisée par un·e chef·fe d’établissement concernant la répartition de la DHG et donc de la répartition des moyens préalablement validée au CA ?
Le DASEN affirme que la consultation du CA est pour avis et pour la suppression et/ou la création de postes. Les syndicats présents ce jour font part de leur désaccord en mentionnant que sur les étapes de décision, les interprétations peuvent être floues.
Le DASEN ne souhaite pas de discussion et précise que si les modifications sont provisoires et qu’elles ne sont pas actée pour l’année d’après, cela ne doit pas repasser au CA. Cela fait partie des compétences du chef d’établissement. Et l’avis du CA doit être sollicité pour la création et la suppression des options en dures. Si les changement concernent uniquement la modification du nombre d’heures allouées la consultation n’est pas obligatoire.
Informations issues des questions des autres syndicats :
- « Devoirs faits » : Cette année la distribution de ces heures a subi des problèmes techniques qui ont entrainé un certain retard mais le DASEN note qu’il y a eu une augmentation d’heures par rapport aux années précédentes.
- Le DASEN a rappelé que le vote dématérialisé via Pronote pour les élections au CA n’est pas réglementaire pour les personnels même si cela a été testé dans différents établissements.
- Pass culture : La DGESCO a essayé d’étudier les alternatives possibles au pass afin de compenser sa baisse. Les établissements peuvent faire appel aux financements du département. Les projets ACTE permettent d’obtenir des financements.
- Plan Fille et maths : selon le DASEN, ce plan fait l’objet de nombreuses formations dans l’académie de Versailles. Une expérimentation est lancée dans trois établissements.
- Postes manquants dans le pôle médico-social : 3 infirmières, 7 assistantes sociales (4 bientôt recrutées), 15 médecins scolaires sur 31 postes.









