📢 Contre l’intervention policière sur le campus : la sĂ©lection rĂ©vĂ©latrice de la dĂ©gradation de nos conditions de travail et d’Ă©tude 📢 ||Le communiquĂ© de SUD Ă©ducation 92 section UniversitĂ© Paris-Nanterre
Une mobilisation collective pacifique ne peut en aucune façon justifier l’irruption de la police sur le campus. Les universités sont des espaces dédiés à l’exercice de la pensée critique, à l’investigation sur le monde, à une réflexion indépendante des pouvoirs en place. La lutte, parfaitement légitime, contre ParcourSup et ses effets concrets sur les vies des étudiant·e·s relève de cette réflexion. L’envoi des forces de police est une tentative inadmissible de musèlement qui porte directement atteinte aux missions et à la raison d’être de l’université, et la décision de faire intervenir une brigade de CRS armés ne peut être justifiée par le refus de la Présidence d’être interpellé·e par des militant·e·s dans l’exercice de son pouvoir.
La lutte des étudiant·e·s contre ParcourSup est une lutte de la jeunesse contre un système inégalitaire, qu’aucune commission, la plus éclairée et bienveillante soit-elle, ne peut réguler, car sa logique fondatrice est justement la sélection et la mise en concurrence généralisée, non seulement entre les étudiant·e·s, mais aussi entre les filières, et davantage encore entre service public et établissements privés. Cette logique a pour corollaire la destruction du service public de l’ESR : la sélection accrue est l’autre face de l’austérité budgétaire et de la mise à sac des services publics, qui conduit à l’expansion toujours plus florissante du privé. Il n’y a donc pas de régulation possible d’un système inégalitaire dont nous savons toutes et tous, qu’il est aussi opaque qu’injuste : chacun·e d’entre nous connaît parmi ses proches ou a été confronté·e sur le campus à des jeunes sans solution d’inscription à l’université alors même qu’ils et elles avaient eu un bac, parfois avec mention, et coché toutes les cases des procédures à accomplir.
Cette lutte nous concerne toutes et tous, étudiant·e·s comme personnels, qui sommes lié·e·s par un intérêt commun : le droit de toutes et tous les bacheliers à accéder à des études supérieures dans la filière de leur choix. Elle nous concerne aussi parce qu’elle exprime clairement et sans détour le refus des politiques qui dégradent nos conditions de vie, d’études, de travail : le véritable danger pour la communauté universitaire est-ce l’occupation du Bâtiment Grappin par des étudiant·e·s venu·e·s réclamer leurs droits ou les coupes budgétaires qui réduisent nos effectifs d’encadrement, nos moyens matériels, nos rémunérations, repoussent aux calendes grecques la réfection de nos locaux, mettent à mal nos conditions de travail et nos capacités à accomplir nos missions élémentaires ?
C’est pourquoi SUD éducation UPN appelle à soutenir les étudiant·e·s dans la lutte qu’ils et elles mènent pour nous toustes, et pas uniquement pour les 80 étudiant·e·s que l’UNEF accompagne, avec les moyens que chacun·e peut et veut se donner :
- en se réunissant en nombre devant le bâtiment Grappin lundi 20 octobre à 12h30, jour où se tient le CA ;
- en examinant dans chaque U.F.R., chaque département et chaque cursus les possibilités concrètes d’accueillir des étudiant·e·s sans inscription.
De son côté, SUD éducation UPN proposera dans les semaines à venir une demi-journée de rencontres et de débats autour de Parcoursup et des logiques libérales qui détruisent le service public de l’ESR.
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