Il existe 4 étapes pour réaliser une communication non-violente, le respect de ces étapes vise à garantir un débat respectueux et constructif, et à prévenir les situations de souffrance ou de malaise parmi les membres d’une organisation ou d’un collectif professionnel.
Voici un rappel des quatre étapes de la communication non violente, illustrées par des exemples issus de notre vie syndicale :
1) Observation : Que s’est-il passé, de manière factuelle et objective ? Un message tel que « Tu ne respectes pas les statuts votés en congrès » exprime un jugement. En revanche, dire « Lors de la dernière réunion intersyndicale, tu as présenté une position différente de celle que nous avions votée ensemble » est une observation factuelle.
2) Sentiment : Comment est-ce que je me sens face à cette situation ? Il est fréquent de confondre un sentiment avec un jugement implicite. Par exemple, dire « Je me sens trahi » implique une intention chez l’autre. En revanche, dire « Je me sens déçu ou inquiet » reflète un ressenti personnel.
3) Besoin : Quel besoin se cache derrière ce sentiment ? Par exemple, derrière un agacement, il peut y avoir un besoin de cohérence collective, de reconnaissance, ou de clarté sur les décisions prises en réunion.
4) Demande : Quelle action concrète puis-je proposer ? Une demande pourrait être formulée ainsi : « Serait-il possible que nous reprenions ensemble le CR de la dernière HIS pour savoir si nous avions décidés collectivement ? » Cela vaut mieux qu’une injonction du type : « Il faut que tu respectes les décisions ! »
Ces étapes ne sont pas toujours simples à mettre en œuvre, mais elles peuvent grandement contribuer à assainir et enrichir nos échanges tant dans la vie professionnelle que syndicale.









