L’analyse complète de RESF
Élèves étrangers et examens
Les élèves étrangers n’ont pas besoin d’être en règle sur la plan administratif pour passer des examens. Cela est écrit explicitement dans la circulaire no 2002-063 du 20 mars 2002 qui indique que
II 2) Un jeune étranger scolarisé a le droit de s’inscrire à un examen.
Certains candidats étrangers peuvent cependant ne pas être en mesure d’obtenir une pièce d’identité. Etant
scolarisés, ils devront au moins présenter un certificat de scolarité très récent, avec une photographie,
certifiée par le chef d’établissement d’origine.
Il suffit donc que l’établissement où est scolarisé·e l’élève lui fournisse un certificat de scolarité sur lequel on a collé une photo avec un tampon de l’établissement.
Par mesure de sûreté, il peut être nécessaire de donner à tous les élèves qui sont dans cette situation une copie de la circulaire, histoire qu’ils ne se fassent pas embêter par un·e chef·fe de centre qui ne connaît pas la loi.
Il est très important que les élèves ne paniquent pas par rapport à ça.
Le pire seraient qu’elles ou ils déposent à la va-vite un dossier de régularisation mal ficelé dans l’espoir d’être régularisé avant l’examen et que cela débouche sur une OQTF !
Avec les consignes qui sont données actuellement, un dossier un tant soit peu incomplet débouchera sur une OQTF, et cela va poursuivre la personne sur toutes ses démarches ultérieures !
Loi Asile et Immigration : un an après, le triste bilan des droits bafoués
Fruit de deux ans de spectacle et de surenchère politique, cette loi bafoue l’ensemble des droits fondamentaux des personnes exilées. Un an après, Bruno Retailleau abroge la circulaire « Valls » et annonce qu’il veut s’attaquer à l’Aide médicale d’État et abolir le droit du sol à Mayotte. Nos associations, collectifs de personnes exilées, collectivités accueillantes et syndicats, continuent d’appeler à l’abrogation de la loi, et s’opposent à toute nouvelle atteinte aux droits humains, déjà réduits à peau de chagrin.










