- 1. Mettre à l’abri l’enfant et sa famille
- 2. Aider dans les démarches pour accéder à un logement
- 3. S’assurer que la famille est suivie par un·e assistant·e sociale
- 4. Une adresse où recevoir les courriers administratifs
- 5. S’assurer que la famille a un accès à la santé
- 6- Au sein de l’établissement
- Des ressources très utiles
1. Mettre à l’abri l’enfant et sa famille
La première chose à faire est d’essayer de mettre à l’abri l’enfant et sa famille, c’est-à-dire trouver un logement pour le soir-même.
- Contactez le 115 : le numéro d’urgence social. Le numéro est gratuit et ouvert tous les jours, 24h sur 24h. Il est conseillé d’appeler avec la famille si celle-ci ne parle pas très bien français. Les temps d’attente peuvent être malheureusement très longs... Si une proposition d’hébergement n’est pas proposée, il faut appeler régulièrement car cela peut-être reproché aux familles si cela n’a pas été fait.
- Certaines associations œuvrent pour cela, c’est le cas par exemple d’UTOPIA 56. Cette association accueille les familles, les femmes seules et les couples tous les soirs à 18h devant l’Hôtel de ville de Paris pour leur fournir une solution d’urgence à la nuitée dans des locaux à Bagnolet ou chez des bénévoles. Réseau Education Sans Frontière (RESF) forme un réseau qu’il peut être utile de contacter.
- Consulter le pôle logement du SIAO 92 qui est un Groupement de Coopération Sociale et Médico-Sociale (GCSMS) regroupant un grand nombre des associations du domaine Accueil Hébergement et Insertion des Hauts de Seine (AHI). Vous trouverez sur cette carte, les différents centres d’hébergement d’urgence dans le 92 ainsi que le nombre de places disponibles.
- Consulter le Guide de l’urgence de la commune qui recense les associations pouvant aider dans ce cas là.
- Il faut tenter de sensibiliser les collègues, la direction et les parents d’élèves qui peuvent proposer un accueil dans leur foyer.
2. Aider dans les démarches pour accéder à un logement
On peut essayer d’aider la famille dans ses démarches administratives pour accéder à un logement :
Il faut tour d’abord savoir quelle est la situation administrative de la famille : en situation régulière ? sans papiers ?
- Si la famille est en situation régulière, elle peut faire une demande de logement social et faire valoir son droit au logement opposable(DALO). Tout comme la demande de logement social, ce recours peut se faire en ligne ou par courrier et permet d’être reconnu comme prioritaire pour l’attribution d’un logement social. Etre sans logement, hébergé par des proches ou dans des structures d’accueil fait partie des critères pour avoir accès au recours Dalo. Normalement, l’administration doit dans les 6 mois qui suivent la demande proposer un logement.
- Si la famille est sans-papiers, il faut voir où elle en est dans son parcours : demande de droit d’asile ? OQTF ? Un recours DAHO (Droit à l’hébergement opposable) a-t-il été fait ? Le recours DAHO, contrairement au DALO, s’adresse à toute personne sans hébergement indépendamment de leur situation administrative régulière. Un recours amiable auprès de la commission départementale de médiation peut être fait en ligne. Après validation du dossier, le préfet a 6 semaines pour proposer une solution d’herbagement.
3. S’assurer que la famille est suivie par un·e assistant·e sociale
Dans les deux cas, il faut aussi savoir si la famille est suivi·e par une assistant·e sociale ?
- Si ce n’est pas le cas, il faut contacter le Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation (SIAO)du 92 qui est un Groupement de Coopération Sociale et Médico-Sociale (GCSMS). La famille peut être accompagnée lors de ces rendez-vous.
4. Une adresse où recevoir les courriers administratifs
Il faut également savoir si la famille a une adresse où recevoir les courriers administratifs.
- Si ce n’est pas le cas il faut sa rapprocher du Centre communal d’action social (CCAS) affilié au mairies. Ce sont ces centres qui doivent se charger de domicilier une famille sans logement afin justement d’avoir une adresse administrative pour recevoir les courriers.
5. S’assurer que la famille a un accès à la santé.
- Pour rappel, les familles en situation régulière ont le droit à la prise en charge de leurs frais de santé via la protection universelle maladie (PUMA). Les familles aux faibles revenus ont le droit également à la prise en charge de la part complémentaire des dépenses médicales via la Complémentaire santé solidaire (ex CMU).
- Les familles en situation irrégulières vivant en France depuis au moins trois mois peuvent aussi bénéficier de l’aide médicale de l’Etat (AME).
- Pour accéder à ces droits, il faut s’adresser à la caisse d’assurance maladie proche de chez eux.
6- Au sein de l’établissement
- Demander s’il existe un tarif solidaire ou la gratuité à la cantine pour les enfants en situation de précarité.
- L’infirmière scolaire peut aider la famille dans ses démarches et faire également un bilan de santé de l’élève.
Des ressources très utiles
- L’association « Elèves sans toit » a fait un tutoriel à destination de tout le monde. on peut y trouver notamment des conseils utiles pour monter un collectif ou pour médiatiser une situation.
- L’association Watizat a fait un Guide d’information pour les personnes exilées avec des adresses utiles pour se laver, s’habiller, recevoir de l’aide juridique gratuite, retrouver un proche, effectuer un suivi sanitaire, etc. Ces adresses sont toutes situées à Paris, il existe d’autres guides pour les autres métropoles.
- L’association « Solinum » a développé la plateforme Soliguiderecense toutes les adresses utiles à proximité pour les différentes démarches.
- Le site du SIAO 92qui recense les centres d’accueil et d’hébergement dans le 92.









