Déclarations liminaires
Les organisations syndicales ont dénoncé dans leurs déclarations la baisse des moyens dans l’éducation nationale, le non remplacement et le manque d’attractivité, les mesures « choc des savoirs », la répression des mouvement lycéens en soutien à la Palestine.
La déclaration de SUD éducation 92
À SUD éducation, nous sommes convaincu·es que le rôle de l’école n’est pas de renvoyer les élèves à leurs difficultés mais bien d’agir au sein de l’école pour leur permettre d’apprendre, d’évoluer, de se transformer, autant de valeurs qui seraient mis en péril par le choc des savoirs.
Alors que le service public d’éducation devrait donner plus aux élèves qui en ont le plus besoin, le ministère a choisi de les stigmatiser, de les exclure, de les punir. Le redoublement imposé, les stages de réussite, les classes préparatoires à la seconde, les groupes de niveau, sont des mesures que nous jugeons vexatoires et discriminantes.
Le Choc des savoirs, comme la généralisation du SNU ou encore les annonces sur l’uniforme, mettent au jour le projet du gouvernement : celui d’une école de l’obéissance et de l’ordre social. Contre le lexique guerrier du gouvernement, nous opposons des valeurs de démocratie sociale, de pacifisme, et de coopération.
La première mesure pour élever le niveau et lutter contre la difficulté scolaire est de baisser le nombre d’élèves par classe. Ce n’est pas ce que nous constatons sur le département :
- La baisse des dotations des collèges et lycées, avec près de 2000 heures en moins alors qu’il faut financer les mesures précipitées aura des conséquences néfastes pour les personnels et les élèves : des effectifs par classe en hausse et un climat scolaire dégradé sur notre territoire.
- Dans les écoles, c’est près d’une centaine de fermetures de classes qui est annoncée et la généralisation de l’itinérance pour les enseignant·es d’UPE2A. Cela dégrade considérablement leurs conditions de travail et les conditions d’apprentissage des élèves.
Les personnels de l’éducation connaissent les mesures qui doivent être prises pour garantir l’accès de tous les enfants au service public d’éducation : ils l’ont exprimé par la grève et ils sont prêts à se mobiliser dans la durée pour arracher des victoires.
Les personnels du 92 se rassemblent en ce sens du nord au sud afin d’organiser des grèves, les fédérations de parents d’élèves les ont rejoint dans leur lutte.
Nous appelons les collègues du premier et du second degré à amplifier les mobilisations contre les réformes et la baisse des moyens alloués au département, à revendiquer de vraies augmentations de salaires et la création d’un statut de la fonction publique pour les AESH.
Sur un autre sujet, nous avons appris que le Conseil Départemental envisagerait d’étendre l’expérimentation du « tout mobile » dans les collèges qui se traduirait alors par un retrait des ordinateurs fixes des salles accompagné d’une dotation d’ordinateurs portables aux seul·es enseignant·es. Nous demandons à ce que le Conseil Départemental parte des nécessités du terrain, tienne compte des conditions de travail des personnels, et mène un bilan au plus près avec les équipes. Si une expérimentation ne donne pas satisfaction aux premiers et premières concernées, elle n’a pas vocation à être généralisée.
Nous demandons par contre au Conseil Départemental d’équiper les AESH qui exercent en collège d’un ordinateur portable afin de faciliter leur travail d’accompagnement.
Réponses du DASEN
Sur le choc des savoirs
LE DASEN renvoi aux précédents CDEN pour les éléments de réponse concernant les moyens et le choc des savoirs et ajoute que :
- Notre objectif collectif de ne pas renvoyer les élèves à leurs difficultés, chaque année on voyait un travail de médiation nécessaire,
- les nouveaux programmes sont moins directifs que les précédents.
- Le choc des savoir sera mis en œuvre à la rentrée.
- Les groupes de besoins moins hétérogènes ne sont pas des classes de niveau, permettent de faire progresser tous les élèves et une pédagogie différenciée facilitée,
- Il y a la réflexion sur l’organisation avec refus de tout tri social, il y a une souplesse et une expertise reconnue aux équipes avec des temps intermédiaires prévus.
- Avec les programmes, on peut travailler par compétence, les groupes changent, sur telle ou telle compétence l’homogénéité facilite la gestion du groupe.
- Le choc porte sur 1/3 du temps, il y a du mélange et du re-brassage. « La folie c’est de faire toujours la même chose en attendant que le résultat soit différents » Einstein.
Sur les moyens
- 17000 élèves en moins en 5 ans, la rentrée sera un peu meilleure que cette année. La DSDEN doit rendre 40 postes donc une pression de moins sur le recrutement, la rentrée sera légèrement améliorée.
- La première phase d’attribution des moyens est terminée, les ajustements nécessaires seront fait pour introduire les moyens restant là ou c’est nécessaire, les classes à 30 se résument à quelques établissements particulier (choix de l’établissement).
Sur la répression au lycée Maurice Genevoix de Montrouge
- Ce n’est pas la doctrine d’envoyer la police dès qu’il a une expression dans les lycées mais nécessaire quand il y a mise en danger ou tentative d’entrer. L’intervention n’est pas systématique, en fonction du comportement de ceux qui sont devant.
Réponses de la vice présidente du Conseil Départemental
Sur le tout mobile
- Les services voulaient remplacer les postes fixes par du mobile, on ne fait pas de double dotation,
- Le tout mobile ne sera pas mise en place là ou il y a des problèmes de connexion.
- Il n’y aura pas de double équipement. Là ou l’équipement est obsolète, on remplace par du mobile.
- Tous les 6 ans, on change le matériel. On ne veut pas mettre les enseignant·es en difficulté. Il faut des demandes ciblées et ne pas être en opposition.
Concernant notre demande d’équipement des AESH
AESH, il faut motiver votre demande auprès du département, les élèves sont équipés, si il y a un besoin, il faut l’exprimer auprès de président du département.









