Cette année, le 11 novembre prend une signification particulière et malheureusement accrue ; les logiques mortifères sont de nouveau à l’œuvre, de manière intense :
- La loi du plus fort et de l’arbitraire,
- Le colonialisme,
- L’apartheid,
- Les dominations de peuples sur d’autres,
- La soif de vengeance
- Les divisions entre populations qui sont instrumentalisées
Comme à chaque fois, l’ogre de la guerre traîne son flot de calamités :
- Crimes de guerre, crimes contre l’humanité pour semer la terreur dans la population
- Les civils qui sont victimes
- L’arme du viol contre les femmes
- Les plus faibles qui sont encore plus dépossédé·es et dominé·es
- Les droits de l’homme qui reculent
- L’Etat de droit qui est encore plus mis à mal
- Les rancunes et qui s’en nourrissent
- Les prédations de vies et de ressources de la planète pour nourrir encore plus cet ogre
Il n’y a que les douleurs, les haines et le système capitaliste militaro-industriel qui en sortent renforcés.
Les enseignant·es ne sont pas les représentant·es et serviteurs aveugles d’une politique étatique qui stigmatise des catégories de population en fonction d’une soi-disant fonction religieuse d’une robe longue, d’une politique qui vise cantonner la jeunesse aux « savoirs fondamentaux » sans vision d’émancipation.
Au contraire, la politique actuelle vise à embrigader, à mettre au pas de l’oie la jeunesse avec le Service National Universel.
Car déjà se profile la vision réductrice de l’enseignement porté par les forces noires de l’Extrême Droite : l’uniformisation à coup d’uniformes, de b. a.-ba. infantilisant, d’autoritarisme, de passéisme fantasmé, de nationalisme, d’essentialisation, de rejet des différences, de stigmatisation de celles et ceux qui ne leur ressemblent pas.
Ces forces se structurent : elles infiltrent les écoles par les parents d’élèves, le Sénat les accueille.
Ce sont ces forces néfastes qui nourrissent depuis toujours l’ogre de la guerre qui les nourrit en retour.
Contre ces dernières, plus que jamais les enseignant·es ont un rôle à jouer.
Et c’est d’ailleurs pour cela qu’ils et elles deviennent des cibles, visé·es par les obscurantismes : de l’extrême droite comme religieux.
Certain·es, parce qu’ils et elles font leur métier, sont jetées à la vindicte des réseaux. Certain·es en meurent.
Les enseignant·es ont un rôle à jouer mais en tant que représentant·es de la culture, de l’humanité, contre les obscurantismes, contre les dominations et les prédations, pour la scolarisation inconditionnelle de tou·tes les enfants, pour l’émancipation de toutes et tous.
Pour une autre école, émancipatrice et pacifiste ! Pour une autre société !
Lire en ligne la participation de SUD éducation 92 au rassemblement du 11 novembre 2022 : La première guerre mondiale marque l’échec des pacifistes. Elle marque également l’échec de l’école.









