RETRAITES LES FEMMES PREMIERES TOUCHEES PAR LA REGRESSION SOCIALE !

jeudi 10 juin 2010
par  SUD Education 92

Les réformes des retraites accroissent les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes. Les femmes ont payé le prix fort après les réformes de 1993 et 2003.

  • les pensions de droit direct sont en moyenne deux fois moins élevées pour les femmes.
  • en 2004 la moitié des femmes avait une retraite inférieure à 900 euros par mois contre 20% pour les hommes.
  • elles constituent 75% des bénéficiaires du minimum vieillesse.

Ces inégalités de pensions reproduisent les inégalités constatées sur le marché du travail en termes d’emploi et de salaires…(emploi à temps partiel souvent imposé ou faute de mieux, contrats précaires, carrières courtes et parfois discontinues, interruption de la vie professionnelle pour s’occuper des enfants, chômage…) ;

Les réformes sur la retraite privilégient la durée de cotisation, elles pénalisent donc les carrières courtes, segmentées et à temps partiel , elle dévalorisent particulièrement les pensions féminines. Du fait de l’insuffisance de droits acquis les femmes liquident leur retraite plus tard que les hommes.

Trois femmes sur dix doivent attendre l’âge de 65 ans pour prendre leur retraite, borne à laquelle ne s’applique plus la décote qui abaisse la pension en cas d’annuités manquantes (cette borne va reculer si l’âge légal est reculé !….)

La loi Fillon de 2003 a réduit les majorations de durée d’assurance pour les enfants dont bénéficiaient les femmes !

Depuis, pour compenser cette réduction, l’âge moyen de départ à la retraite pour les femmes a reculé nettement plus que celui des hommes.
Les bonifications pour avoir élever trois enfants ou plus rapportent deux fois plus aux hommes qu’aux femmes, ceci du fait que ces bonifications sont calculées en fonction du salaire.

Dans le secteur privé, le passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul pénalise à nouveau les femmes qui ont davantage de "mauvaises années".

Les femmes sont donc victimes d’une discriminations indirecte : l’allongement de la durée de cotisation, le système de décote qui constitue une double peine.

Imposer des réformes qui aggravent les inégalités entre hommes et femmes, qui précarisent et paupérisent une partie de plus en plus importantes des femmes, voilà le résultat de la politique de réformes des retraites.

Au lieu de faire des économies sur le dos des femmes, les régimes de retraites devraient au contraire favoriser l’activité des femmes (qui contribuent au financement des retraites) et répondre à leurs aspirations à avoir des droits propres, condition de leur autonomie.

  • Les risques de paupérisation des femmes retraitées concernent en premier celles qui ne vivent pas en couple au moment de leur retraite, le nombre progresse fortement du fait de l’évolution des modes de vie (divorce, célibat..)

Stopper cette spirale de la paupérisation : c’est possible !

Garantir un niveau de retraite décente pour les femmes dans une société solidaire : c’est possible !

  • le droit à la retraite à taux plein doit être accessible à toutes et tous à 60 ans
  • abrogation du système de décote qui pénalise particulièrement les femmes.
  • plan de rattrapage des salaires des femmes, au titre de la réparation des inégalités.
  • majoration du taux de cotisation des employeurs pour les emplois à temps partiels.
  • répartition plus juste des bonifications pour enfant (attribution forfaitaire et non proportionnelle qui favorise les hauts salaires)

Arrêter les régressions, améliorer les retraites, obtenir l’égalité des retraites pour les hommes et les femmes : c’est possible par le partage des richesses et en s’attaquant aux revenus du capital.


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