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Signez, faites signer la motion contre la loi Rilhac  ! Motion intersyndicale SUD-CGT-FO-SNUipp

mardi 23 novembre 2021
par  SUD Education 92

La commission mixte paritaire réunie pour trouver un consensus entre les parlementaires au sujet de la proposition de loi Rilhac a adopté un texte qui sera soumis prochainement au Sénat et à l’Assemblée. Cette dernière version de la loi ne simplifiera pas les tâches des directeurs et directrices, bien au contraire : en permettant aux autorités académiques de leur déléguer de nouvelles compétences, elle se traduira à coup sûr par une charge administrative supplémentaire et, en les intégrant à l’encadrement de l’éducation nationale, elle les placera dans une position intenable, en porte-à-faux entre leurs collègues à l’école et les directions académiques.

À rebours de cette volonté gouvernementale d’installer des managers dans les écoles, SUD éducation continue de défendre le travail d’équipe et la démocratie à l’école. C’est cette cohésion qui a permis aux écoles de tenir pendant la crise sanitaire, c’est cette cohésion qui nous permet de continuer, jour à jour, à faire exister un service public d’éducation laïc, gratuit et émancipateur.

C’est pourquoi SUD éducation, avec l’intersyndicale SNUipp-FSU / SNUDI-FO / CGT Educ’action, appelle les personnels du premier degré à faire connaître leur opposition à cette loi délétère en adoptant des motions en les publiant sur le site www.stop-loi-rilhac.org


Voici ci-dessous l’exemple de motion proposé par l’intersyndicale SUD-CGT-FO-SNUipp

Nous, enseignant·es de l’école………………….. réuni.es le ……………………..…, avons pris connaissance des dernières évolutions de la loi Rilhac relative à la direction d’école.

La mise en place de l’autorité fonctionnelle et la participation du directeur ou de la directrice à l’encadrement de l’école modifieront profondément les relations entre les enseignant·es au sein des écoles. Le directeur ou la directrice, sommé·e de mettre en place les réformes au sein de son équipe, sera soumis·e à d’énormes pressions, tout comme le sera l’équipe enseignante.

Nous, enseignant·es de l’école, affirmons que les personnels n’ont pas besoin de hiérarchie dans l’école mais en ce qui concerne la direction d’école,d’une augmentation du temps de décharge, du recrutement de personnel sous statut pour une aide administrative et d’un réel allègement des tâches administratives.

Nous avons également pris connaissance des annonces d’Emmanuel Macron à Marseille qui veut expérimenter dans 50 écoles le recrutement des professeur·es par le directeur ou la directrice de l’école. Nous ne sommes pas dupes : ce qui sera expérimenté à Marseille sera généralisé par la suite et à ce titre, nous nous associons à l’appel des écoles marseillaises qui refusent cette expérimentation.

Nous communiquons cette motion à nos organisations syndicales et à nos collègues d’autres écoles, pour en discuter et les inviter à prendre également position pour le retrait de ces projets, pour se réunir ensemble et décider des initiatives pour obtenir la satisfaction de nos revendications.

Nous communiquerons également cette motion aux parents délégués lors des conseils d’école, afin de les informer des changements à l’œuvre sur le fonctionnement démocratique et collectif des écoles, et décider avec eux des modalités d’actions que nous pourrions envisager pour nous opposer ensemble à cette loi.


Face à la loi Rilhac, défendre la démocratie à l’école

Le mardi 16 novembre s’est réunie une commission mixte paritaire chargée de trouver un consensus entre les parlementaires au sujet de la proposition de loi Rilhac. Cette réunion fait suite à l’adoption de deux versions différentes de la loi au Sénat et à l’Assemblée. Au terme de la commission mixte paritaire, la députée Cécile Rilhac, à l’initiative de la loi, n’a pas manqué de faire entendre sa satisfaction et de se féliciter que les directeurs et directrices se voient bientôt confier une autorité fonctionnelle.

Cette loi ne simplifiera pas les tâches des directeurs et directrices, bien au contraire : en permettant aux autorités académiques de leur déléguer de nouvelles compétences, elle se traduira à coup sûr par une charge administrative supplémentaire et, en les intégrant à l’encadrement de l’éducation nationale, elle les placera dans une position intenable, en porte-à-faux entre leurs collègues à l’école et les directions académiques.

SUD éducation, aux côtés de l’intersyndicale réunissant le SNUipp-FSU, le SNUDI-FO et la CGT Educ’action, avait soutenu l’appel des directeurs et directrices contre la loi Rilhac et avait été à l’initiative de plusieurs mobilisations depuis l’été 2020. L’adoption prochaine de cette loi ne change pas notre détermination à ne pas laisser s’installer dans les écoles un fonctionnement vertical, qui sapera la cohésion des équipes pédagogiques et aura des conséquences préjudiciables sur les conditions de travail des personnels ainsi que sur les conditions d’études des élèves.

À rebours de cette volonté gouvernementale d’installer des managers dans les écoles, SUD éducation continue de défendre le travail d’équipe et la démocratie à l’école. C’est cette cohésion qui a permis aux écoles de tenir pendant la crise sanitaire, c’est cette cohésion qui nous permet de continuer, jour à jour, à faire exister un service public d’éducation laïc, gratuit et émancipateur.

C’est pourquoi nous continuerons à informer nos collègues sur les conséquences de la loi Rilhac et c’est pourquoi nous appelons les personnels du premier degré à se réunir en conseil pour faire connaître, collectivement, leur opposition à cette loi délétère.


Documents joints

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