Contre la gestion inhumaine des contractuels
Ces derniers jours des dizaines d’enseignant·es contractuel·les du premier et second degré reçoivent des courriers les invitant à des entretiens de non-renouvellement. Le motif évoqué est la plupart du temps la baisse des effectifs dans le premier et second degré et la priorité donnée aux stagiaires et aux titulaires sur zones de remplacement.
Parmi elleux, certain·es ont cinq ans d’ancienneté ce qui a pour conséquence de mettre fin à l’espoir d’obtenir un CDI. Comme chaque année, après quatre ou cinq renouvellements de contrat que le Rectorat utilise comme autant de période d’essai, leur manière de servir ne conviendrait plus, c’est illogique et inadmissible.
Ceci d’autant plus qu’iels sont parfois rappelés plus tard vers décembre, une fois que le délai de 4 mois est terminé. En effet, pour obtenir un CDI dans la fonction publique, il faut avoir travaillé « pendant 6 années continues sans interruption supérieure à 4 mois ».
Des personnels avec moins de 3 ans d’ancienneté sont aussi victimes de cette vague de non-renouvellement. Le Rectorat exploite et jette les personnes qui se retrouvent dans une situation précaire, sans emploi et sans possibilité de passer les concours en interne puisqu’il faut avoir effectuer 3 ans de service.
Le nombre de stagiaires augmente dans certaines discipline avec la réforme des concours qui permet de s’inscrire dès la troisième année de licence et avec un double concours à bac+3 et à bac+5 : cela crée une augmentation du nombre d’inscrit-es et une augmentation du nombre postes ouverts. En histoire-géographie, discipline dans laquelle il semble que beaucoup de contractuel-les ne soient pas renouvelé-es, les postes ouverts aux concours sont passés de 645 en 2025 à 1100 en 2026.
Toutefois, le manque d’anticipation du rectorat est totalement désastreux et engendre une gestion des ressources humaines froide et brutale pour les personnels contractuel·les concerné·es.
Si nous sommes pour le recrutement d’enseignant·es fonctionnaires en nombre suffisant pour pourvoir les postes vacants et le vivier de remplacement suffisant, nous ne pouvons pas cautionner la mauvaise gestion du vivier de contractuel·les et les conditions dans lesquelles iels sont affectés et remerciés.
SUD éducation 92 appelle au côté de l’intersyndicale au rassemblement du 16 juin à 9h devant le rectorat de Versailles
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