🛠Collectifs et budget en baisse📢
Le projet de budget actuellement en débat a l’assemblée nationale annonce encore une fois une baisse des moyens dans le service public d’éducation : dans le primaire comme dans le secondaire, les baisses d'effectifs sont prétextes à fermer des postes en chargeant les classes au lieu d'améliorer nos conditions de travail...
Cela est inacceptable non seulement car cette mesure revient à faire diminuer la qualité des enseignements réalisés pour les élèves, mais aussi car cela va augmenter la concurrence entre les équipes qui font vivre ce service public.
A défaut de proposer des salaires suffisants, les dispositifs de rémunération supplémentaire (HSE/HSA, IMP, Pactes,..) sont souvent plébiscités par les personnels malgrès leurs effets pervers à long terme (moins d’ouverture de poste, preuve que les profs peuvent travailler plus s’iels le veulent,…). Avec la baisse progressive du budget éducatif, la voilure de ces dispositifs (tout comme les projets pédagogiques et culturels) est elle aussi réduite, contraignant ainsi les volontaires à toujours plus de compétition afin de convaincre la hiérarchie de leur attribuer. Pire, pour celleux d’entre nous qui ne participent pas à cette course, la baisse des moyens nous pousse à tenter de faire autant avec moins, créant ainsi un conflit interne entre notre volonté de réaliser notre tâche au mieux pour les élèves et notre volonté de ne pas fournir d’efforts gratuitement. Parfois, l’augmentation des effectifs et/ou la dégradation des conditions de travail créent des conflits internes (que nous nommons aussi RPS) et des conflits entre collègues si forts qu’ils poussent les personnels à la démission ou au burn out…
Pour le collectif, la baisse des moyens n’est donc pas une bonne nouvelle : tension et méfiance autour des répartitions, des heures supp, de qui profite et à quel point, de qui n’en fait pas/plus assez. La tentation est grande d’individualiser les fautes, alors que c’est l’organisation du travail qui est finalement responsable.
Il est plus que temps de lutter contre ce cadre de travail concurrentiel. Pour cela, n’hésitons pas à créer du collectif chaque fois que nous le pourrons : dynamisons nos amicales, évoquons nos difficultés entre collègues, réunissons nous en RIS/HIS et en stage syndicaux pour rencontrer des collègues, partager des solutions mais aussi organiser la riposte !
✊L’agenda :
✊Lutte contre les dominations
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🚂👃Pédagogie & émancipation
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🎓Stages et GT fédéraux
Chacun·e dispose de 12 jours de formation syndicale par an, sur temps de travail, en étant payé·e.
La liste des stages, GT, commissions et formations est à retrouver ici.