SUD Education 92, syndicat de lutte et de transformation sociale
Lettre d'information 2025 | Semaine du 5 mai
Bonjour,

Merci de prendre un peu de temps pour lire et transmettre à vos collègues intéressé·es cette nouvelle lettre d'infos hebdomadaire de SUD éducation 92.


N'hésitez pas à nous faire remonter les problématiques, les mobilisations, les luttes, les prises de position locales.
 

Au sommaire de cette lettre d'info :
 

➡️ Les mobilisations / l'agenda
 
➡️ Nos conditions de travail

➡️ Drame de Notre-Dame-de-Toutes-Aides
 
➡️ Nos droits
 
➡️ AESH & Précarité

➡️ Défense de notre Service Public
 
➡️ Contre l'extrême droite & antifascisme

➡️ International
 
➡️ Les stages et formations
  • Chacun·e dispose de 12 jours de formation syndicale par an, sur temps de travail, en étant payé·e.
  • La liste des stages, GT, commissions et formations est à retrouver ici.
Mobilisations - Luttes


Contre le génocide, pour une Palestine libre : non à la dissolution d’Urgence Palestine


Alors que le génocide s'intensifie à Gaza, alors que le siège affame et détruit tout un peuple, que fait l'Etat français de Macron et Retailleau? Il prononce l'intention du gouvernement de dissoudre l'une des principales organisations des Palestinien.ne.s en France, un des principaux collectifs mobilisés en solidarité avec le peuple palestinien.
 
A signer en cliquant sur l'image ci-dessous.

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Pétition non à la dissolution d'urgence Palestine

Pétition intersyndicale : Maintien de la rémunération à 100% - Abrogation du jour de carence
 
Depuis le 1er mars 2025, en cas d’arrêt maladie ordinaire, après prélèvement du jour de carence, les agent⋅es de la Fonction publique sont désormais rémunéré·es à hauteur de 90 % du traitement indiciaire et de leurs indemnités contre 100 % auparavant

Cette mesure imposée par le gouvernement Bayrou, ajoutée au jour de carence déjà existant, vient accroître leurs difficultés financières et réduire un peu plus encore leur pouvoir de vivre.

Alors que les arrêts de maladie augmentent fortement en raison de la dégradation des conditions de travail et de la perte du sens au travail engendrées, entre autres, par la baisse drastique des moyens alloués aux services publics, cette décision résonne comme une double peine opposée à celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour l’intérêt général.

Chaque agent·e est invité·e à signer cette pétition en faveur de l’abrogation du jour de carence et du maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire.

Je signe,
  • pour le maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire,
  • pour l’abrogation du jour de carence.
 
A signer en cliquant sur le bandeau ci-dessous.

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Maintien de la rémunération à 100% - Abrogation du jour de carence - Pétition

Campagne “Désarmer Bolloré” : Bolloré hors de nos écoles
mobilisation autour des manuels scolaires et des ressources pédagogiques
 
En juillet 2024, dans la continuité de la mobilisation contre l’extrême droite déployée pendant les législatives anticipées, a été lancé un “appel à désarmer Bolloré”.
Plusieurs initiatives ont été menées pour résister à la colonisation de nos vies et de nos imaginaires qu’organise le milliardaire pourvoyeur des idées d’extrême droite.

L’Union syndicale Solidaires, signataire de “l’appel à désarmer Bolloré”, a relayé les actions et initiatives et s’est engagée dans cette campagne.

Cette campagne s’est notamment concentrée sur l’empire que s’est constitué Bolloré dans le monde de l’édition, moyen de s’assurer une emprise idéologique et de construire une hégémonie culturelle au service de valeurs sexistes, racistes, LGBTQIphobes.
Une opération “marque-pages contre Bolloré” a, par exemple, été lancée et a rencontré un certain succès. Elle a consisté à diffuser, de manière libre ou clandestine, des centaines de milliers de marque-pages dans les livres Hachette, maison d’édition sous le contrôle de Bolloré.

La campagne contre Bolloré se poursuit.
 
une tribune “Bolloré hors de nos écoles” a été rédigée, appelant personnels de l’éducation, parents d’élèves, lycéen·nes au boycott de ces manuels et ressources pédagogiques.
Cette tribune est toujours ouverte à signature : n’hésitez pas à la signer, à la diffuser.
La tribune s’accompagne d’une série de visuels, à destination des réseaux sociaux ou à imprimer.
 
La campagne “désarmer Bolloré” dispose d’un site internet rassemblant les informations et le matériel.
 
A retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Campagne désarmer Bolloré : ne le laisson pas envahir l'école.
vendredi 9 mai - Soirée ciné-débat antivalidiste


SUD éducation Paris organise
cette soirée autour du documentaire Crip camp avec la présence d'une membre du Collectif Luttes et Handicaps pour l'Égalité et l'Émancipation.

C'est à 18h15 à la GAB.
11 mai : Village antifasciste
 
Ne laissons pas Paris aux néonazis

De nombreux collectifs, syndicats, partis et organisations politiques se joignent aujourd’hui en un large front antifasciste pour appeler à un événement inédit.

14h place du Panthéon
 

Le samedi 11 mai aura lieu à Paris la manifestation du C9M (comité du 9 mai) en hommage à Sébastien Deyzieu militant du groupuscule d'extrême droite Oeuvre française, mort en 1994 après une course-poursuite avec la police. Chaque année, cette manifestation organisée par des militants du GUD (Groupe Union Défense) rassemble plusieurs centaines d’individus qui défilent en portant des drapeaux néofascistes et en scandant des slogans racistes et identitaires. L’année dernière des images de la manifestation ont circulé dans les médias et créé la polémique, montrant des hommes cagoulés, armés de gants coqués, arborant des croix celtiques, symbole de la suprématie de la race blanche, et menaçant de mort les journalistes.

Cette année, pour ses 30 ans, la manifestation du 11 mai s'inscrit dans un agenda important pour l’extrême droite car elle aura lieu un mois avant le premier tour des élections européennes et pourra servir de démonstration de force des néofascistes et identitaires qui investissent de plus en plus les institutions européennes et donnent le ton aux partis d'extrême droite comme le Rassemblement National.

Au programme : stands, discussions avec de nombreux-ses intervenant-es sur les différents enjeux de la lutte antifasciste et un hommage aux Manouchian, cette fois-ci entre camarades de lutte, sans récupération par les macronistes ou le RN.

 
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11 mai 14 heures - place du Panthéon - village antifa
13 mai : Mobilisation Fonction publique


Pour la Fonction publique, pour les agents et les agent·es : mobilisation mardi 13 mai !
 
Nos organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC constatent la grande insuffisance des premières réponses faites par le ministre de la Fonction publique et l’ensemble du gouvernement aux revendications et aux propositions exprimées très massivement notamment dans la grève et les manifestations du 5 décembre dernier ou dans tous les cadres du dialogue social.

Mesurant la gravité des crises aux niveaux international, européen et national, elles réaffirment dans ce contexte la nécessité de préserver le modèle social et les droits qu’il garantit aux citoyen⋅nes et usager⋅es. Pour nous, cela passe par la préservation et le développement des services publics, de la fonction publique qui en assume l’essentiel, par la reconnaissance de ses personnels et des missions d’intérêt général qu’elles et ils exercent quotidiennement.
 
Il est nécessaire de refuser cette austérité budgétaire pour que d’autres choix soient faits en faveur de la fonction publique et de ses agent⋅es.
 
Le gouvernement a persisté à infliger une réduction de 10 % de la rémunération lorsque les personnels sont placés en congés de maladie ordinaire. Il a aussi maintenu la suppression de la GIPA pour 2024 et 2025 alors même que toutes les rémunérations de la fonction publique ont été affaiblies par les effets de la crise inflationniste des années passées.
 
Nos organisations syndicales demandent au gouvernement de rétablir :
  • la rémunération complète, sans carence, pendant les jours d’arrêt maladie ordinaire.
  • les conditions budgétaires de versement de la GIPA pour 2025
  • Les agent⋅es de la fonction publique, fonctionnaires et contractuel·les, exigent notamment :
  • des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques,
  • des créations d’emplois partout où c’est nécessaire et l’accès à l’emploi titulaire des agent⋅es contractuel⋅les,
  • l’augmentation de la valeur du point d’indice rétablissant le niveau des rémunérations et des mesures salariales générales au titre des années 2025 et suivantes,
  • la refonte des grilles indiciaires,
  • l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes.

C’est pourquoi nos organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC appellent les personnels à se mobiliser lors d’une journée d’action, pouvant aller jusqu’à la grève, et à participer aux manifestations qui seront organisées sur l’ensemble du territoire le mardi 13 mai 2025.
 
A lire en intégralité en cliquant sur le bandeau ci-dessous.

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Pour la Fonction publique, pour les agents et les agent·es : mobilisation mardi 13 mai !
13 mai - FP

Préavis de grève permanent de SUD éducation
 

Le préavis « généraliste » évolue en fonction de l’actualité. Il permet de couvrir l’ensemble des personnels travaillant dans les écoles, services et établissements scolaires. 

SUD éducation dépose des préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels tout au long de l’année.
 

Vous trouverez en cliquant ici le préavis de grève pour la période en cours. 
 


Pour suivre l'actualité des mobilisations, les horaires et les parcours des rassemblements et manifestations : https://www.agendamilitant.org/
 
Nos conditions de travail

Enseignant·es du Second degré Affecté·es dans le Supérieur / Décrets ESAS : quelques avancées, mais beaucoup de lignes rouges
 
Près de 2 ans après les premiers groupes de travaux, le ministère reprend les discussions avec les organisations syndicales sur les décrets relatifs aux Enseignant·es du Second degré Affecté·es dans le Supérieur (ESAS). Si les textes présentés jeudi 10 avril en vue d'un avis en CSA MESR et CSA MEN comportent quelques minimes progrès pour les collègues ESAS, de sérieuses lignes rouges sont franchies. 

Pour les rares progrès, nous noterons : 
  • la reconnaissance des personnels du 1er degré affectés dans le supérieur, enfin intégré dans le décret de 1993 ;
  • l’allongement du temps de décharge pour les ESAS docteurs afin de leur permettre de poursuivre leur recherche ou de postuler à des postes de MCF.

Mais ces quelques avancées ne pourront compenser les reculs et les attaques contre le travail des collègues ESAS que ces modifications de décrets vont engendrer :
  • ajout de missions
  • problèmes de surcharge de travail
  • souffrance au travail
Les revalorisations actuelles, notamment dans le cadre de la LPR, se concentrent sur l’indemnitaire.
SUD éducation s’oppose à la logique des primes et du tout indemnitaire et revendique et milite pour une diminution du temps de travail, ainsi qu’une augmentation de la rémunération indiciaire. 

SUD éducation s’oppose aussi à la suppression proposée ici de l’exclusion de la PES pour les ESAS cumulant des activités ou exerçant une profession libérale à côté de leurs enseignements.

Pour SUD éducation, la proposition de permettre le versement d’une partie de la PES pour les ESAS en sous-service est une bonne chose, ces sous-services étant bien souvent contraints et non choisis. 

Pour SUD éducation, il est important et nécessaire de maintenir un référentiel national d'équivalence horaire afin de cadrer et respecter des limites d’heures hebdomadaires et annuelles.
 
Pour l'amélioration des conditions de travail des collègues ESAS, SUD éducation revendique :
  • recruter massivement du personnel statutaire pour permettre de réduire la charge de travail et améliorer les conditions de travail de l’ensemble des collègues ;
  • une diminution du temps de travail des ESAS, pour passer aux 315 heures annuelles (correspondant aux 32h/semaine) ;
  • des décharges d’enseignement pour pouvoir assurer certaines missions administratives ou pédagogiques qui doivent être reconnues comme des missions, et des embauches en conséquence ;
  • la prise en compte du temps de travail de recherche effectué par les ESAS associé·es ou rattaché·es à un laboratoire de recherche ;
  • l’alignement de la PES sur la part C1 du RIPEC, et à terme l’intégration des primes aux traitements indiciaires ;
  • augmenter les temps de décharges pour formation et concertation des ESAS ;
  • faciliter l'accès aux congés recherche ou enseignement ;
  • garantir le maintien du poste d'origine pendant trois ans et dans l'académie d'origine pendant 10 ans.
 
A lire en intégralité en ligne en cliquant ici.
 
Drame de Notre-Dame-de-Toutes-Aides

Une réponse sécuritaire à l’opposé des besoins de l’école
 
Ce jeudi 24 avril, un nouveau drame a touché la communauté scolaire. Cette fois, c'est dans un lycée de Nantes, à Notre-Dame-de-Toutes-Aides, que le pire est arrivé : un lycéen a poignardé plusieurs de ses camarades, en tuant une et blessant grièvement trois autres élèves.
SUD éducation et le Sundep Solidaires Sud enseignement privé assurent leur pleine et entière solidarité aux élèves, aux familles, aux proches et aux personnels de l'établissement confronté·es à ces événements traumatisants. Ce drame est d’abord un drame humain. Il mérite toute notre attention et notre considération syndicale.
De la considération, notre gouvernement a peut-être pensé en faire preuve en se précipitant à Nantes le jour même. Mais la réponse apportée par Élisabeth Borne et Bruno Retailleau n'a finalement été qu'une surenchère sécuritaire.
En effet, l’école se situe à l’opposé de cette volonté de contrôle puisqu’elle a vocation à être un lieu propice aux apprentissages et à l’émancipation de tous et de toutes. Elle n’a donc pas besoin de cette surenchère sécuritaire. Plutôt que ces dispositifs de surveillance et de contrôle, il faut déployer plus de personnels dans les établissements scolaires afin d’accompagner au mieux les élèves.
Ces effectifs supplémentaires de professionnel·les formé·es sont également une nécessité pour stopper à l’école la progression des idées fascistes, dont l’élève auteur des faits se revendique. L’esprit critique que les élèves développent et acquièrent à l’école permet de combattre toutes les formes de radicalisation.
Afin que chaque élève puisse étudier sereinement et en sécurité, SUD éducation et le Sundep Solidaires revendiquent :
  • le recrutement de plus de personnels socio-médicaux (médecins scolaires, infirmier·ères, psychologues, assistant·es sociales) pour assurer leur présence et leur disponibilité dans chaque établissement public comme privé ;
  • l’amélioration des conditions de travail de tou·tes les agent·es qui assurent l'entretien du cadre de vie des élèves et leur restauration, et notamment celles des AED et des AESH ;
  • la mise en place d’un vrai statut de la fonction publique pour les AESH, qui reconnaisse leur temps de travail et revalorise leurs salaires ;
  • la création d’un corps de fonctionnaires d’éducateur·trice scolaire pour les AED  ;
  • la titularisation de tou·tes les contractuel·les ;
  • la fonctionnarisation de tous les enseignant·es et des AED des établissements privés sous contrat qui subissent l’arbitraire des chef·fes d’établissement répondant à une logique de libéralisation de l’éducation ;
  • la nationalisation des établissements privés sous contrat pour favoriser la mixité sociale et le vivre ensemble ;
  • une diminution du nombre d'élèves par classe dans toutes les disciplines, afin de pouvoir les accompagner au quotidien dans leurs apprentissages, mieux pouvoir repérer les situations de souffrance psychologique et mieux les prendre en considération.
 
A lire en ligne en intégralité en cliquant ici.
 
Nos droits
 
⚠️  Entretien avec la Direction / hiérarchie : les bons réflexes à avoir pour ne pas se faire avoir.

Un entretien avec la Direction ou la hiérarchie peut être conflictuel, source d’accusations, de stress et de risques psycho-sociaux. Comment y faire face ? Comment s’y préparer ?

Principal conseil : ne pas y aller seul·e.
  • Se faire accompagner
    • Refuser les entretiens informels
    • Se faire accompagner par la personne de son choix
    • Demander le report pour pouvoir être accompagné
    • Prévenir que l’on sera accompagné·e
    • Être témoin / prendre des notes
    • Soutien & Accompagnement collectif
  • Savoir à l’avance quel est le cadre de l’entretien
    • Rendez-vous
    • Convocation
    • Demander un motif précis
    • Demander que soient communiqués en amont des documents
  • Pendant l’entretien : les bons réflexes à avoir
    • Demander en introduction quel est le cadre de l’entretien
    • Quitter l’entretien lorsque sont abordés des points qui ne figurent pas dans le motif initial
    • Rester calme et courtois / Éviter tout ce qui pourra être reproché
    • Demander si des documents seront versés au dossier administratif
    • Signer les documents en indiquant des réserves et des remarques ultérieures
  • Répondre
    • Privilégier la procédure écrite
    • Ne rien dire si l’on n’est pas sûr·e
    • Faire un compte-rendu de l’entretien
    • Présenter des éléments factuels et démontrables
    • Demander sur quels textes réglementaires la hiérarchie s’appuie
    • Utiliser la méthode de l’analyse de la situation problème
    • Faire remonter en cas de dérapage de la Direction
  • En cas de besoin, se faire accompagner syndicalement

Cliquer sur l'image ci-dessous pour accéder à l'article

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Entretien avec la direction / hiérarchie : les conseils de SUD éducation 92
AESH & Précarité

AESH : déclaration intersyndicale au CSAMEN du 6 mai 2025

Aujourd’hui un agent de l’Éducation nationale sur dix est AESH, ce qui correspond, en volume, au deuxième métier de notre ministère. Les AESH exercent une mission de service publique pérenne dont l’utilité n’est plus à démontrer. Sans leur travail dans les classes, auprès des élèves en situation de handicap, il n’y aurait pas d’école inclusive.

L’action des organisations syndicales a permis d’améliorer progressivement les conditions d’emploi de ces personnels qui accompagnent les élèves dans les écoles et les établissements scolaires. Les contrats d’AESH, l’accès à un CDI et l’évolution automatique des rémunérations constituent des avancées. Mais cela ne suffit pas à assurer des conditions d’emploi et de travail satisfaisantes, ni à garantir la pleine reconnaissance d’un métier à part entière.

Il est aujourd’hui urgent de conforter les AESH dans leurs missions en leur garantissant une reconnaissance statutaire réellement protectrice et un véritable métier de la Fonction publique. C’est la seule issue possible pour construire une carrière professionnelle et en finir avec cette précarité insupportable (temps incomplets, bas salaires, formation quasi inexistante…). Parce que l’accompagnement des élèves en situation de handicap est un besoin permanent, cette mission doit être réalisée par des fonctionnaires.

C’est pourquoi, Madame la première ministre, nous vous demandons solennellement la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour offrir aux AESH un statut spécifique et protecteur, une carrière, l’accès de droit à un temps complet et à une formation statutaire.

 
A lire en intégralité en cliquant sur le bandeau ci-dessous. 

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AESH : déclaration intersyndicale au CSAMEN du 6 mai 2025
Défense de notre service public

COMP100% : la fin du service public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ? En marche vers la contractualisation autoritaire

En 2007, à travers la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), les universités accédaient à l’autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines ainsi que de leur parc immobilier. Cette autonomie a de fait conduit au désengagement de l’Etat, à l’augmentation de l’emploi contractuel et précaire, à la dégradation des conditions de travail et d’étude.

Depuis 2023, le ministère de l’ESR développe les contrats d’objectifs de moyens et de performance (COMP), consacrés à de nouveaux projets par des financements supplémentaires et qui se situent à la hauteur de 0,8% à 1% du budget des universités. Une contractualisation que le nouveau ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, mais aussi et surtout Emmanuel Macron entendent bien étendre et généraliser.

Plus simplement : la quasi-totalité du budget des universités sera désormais déterminé par un contrat avec l’État.
Or les COMP ne sont par ailleurs pas des “contrats” puisque les universités ne sont bien évidemment pas libres de déterminer la forme et les contenus de ces contrats.

Ces COMP100% sont un pas de plus dans le pilotage de la formation universitaire et de la recherche par des objectifs de performances sur le marché international de l’ESR, par l’évaluation permanente à travers des indicateurs qui deviennent les seules boussoles, par les compétences professionnelles et l’insertion.

Ces COMP100% poursuivent l’objectif du ministère, de Macron et de tous les libéraux de construire un enseignement supérieur adéquationniste qui aligne  au mieux les formations sur les besoins économiques.

Cet objectif d’un système universitaire à 2 vitesses n’est pas un doux rêve, c’est celui en place dans le monde anglo-saxon notamment. L’autonomie budgétaire se traduit mécaniquement par des hausses de frais d’inscription pour des établissements en déficit structurel compte tenu de leur mission de service public.

A l’antipode de ces politiques libérales qui détruisent le service public et favorisent le privé lucratif, SUD éducation défend une augmentation du budget de l’ESR afin de garantir un accueil des étudiant·es dans la filière de leur choix, des formations universitaires accessibles sur tout le territoire, la fin de l'autonomie des universités et des COMP et une recherche ouverte et émancipatrice. 
 
A lire en ligne en intégralité en cliquant ici.
 
 
Intersyndicale ESR : Accueil des chercheur·ses internationaux en France : De qui se moque-t-on ? 

Le 5 mai Emmanuel Macron organise un ersatz de cérémonie d’accueil pour « les chercheurs du monde entier » qu’il appelle à rejoindre la France. Ce soudain intérêt du président pour la recherche, nationale ou internationale, questionne alors que l’enseignement supérieur et la recherche sont très brutalement attaqués aux Etats-Unis, avec une remise en cause tout à la fois des libertés qui président partout à la vie universitaire, de la libre détermination des sujets d’enseignement ou de recherche par les enseignants et les chercheurs, ou des financements permettant le plein fonctionnement des institutions d’enseignement et de recherche.

Face à cette lame de fond à laquelle sont confrontées l’université et la recherche publiques, l’intersyndicale de l’ESR rappelle que pour lutter contre l’obscurantisme, il est urgent de défendre la liberté de production et de diffusion des savoirs, comme bien commun et facteur de progrès social. La solidarité envers la communauté de recherche mondiale s’impose et il est indispensable de pouvoir accueillir ces collègues tout comme celles et ceux empêché·es de travailler ou persécuté·es dans leur pays, quel qu’il soit.

Dans ce contexte, la mise en place d’une plateforme “Choose France for Science”, annoncée par le Président de la République française, en réponse à la situation des chercheur·es aux Etats-Unis est choquante, voire indécente.
Indécente, car la politique du Président Macron depuis 2017 a considérablement affaibli l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR) en France non seulement par un sous-financement chronique, des regroupements forcés et un pilotage accru, mais aussi par des atteintes quasi incessantes à la liberté académique.
Et bien sûr le meilleur moyen d’affaiblir la recherche et la diffusion des connaissance est tout simplement d’assécher les finances publiques des établissements concernés. Après les coupes brutales dans les budgets de l’ESR en février 2024 (-600M€), le gouvernement Macron a encore taillé 950 M€ en 2025 (dont -493 M€ sur la mission enseignement supérieur et recherche)...
Loin de répondre aux besoins criants des travailleur·ses et des étudiant·es de l’ESR public, ces annonces sont choquantes : évoquer une enveloppe de plus de 300 000 € par an par chercheur·se états-unien accueilli quand le salaire moyen d’un·e enseignant·e–chercheur·ses en France s’élève à 63 000 € brut / an, quand des milliers d’ATER (attaché·es temporaires d’enseignement et de recherche) payés 22 % au-dessus du SMIC, etc.

La recherche est œuvre collective, et la concentration des moyens sur quelques individus ou sur quelques laboratoires (comme le prévoyait le projet des Key Labs), dont la contrepartie est leur raréfaction pour la masse des autres, est en réalité un frein aux progrès indispensables.
Les organisations signataires, outre l’accueil décent de collègues empêchés ou persécutés dans leur pays, continuent de demander un budget ambitieux, à la hauteur des enjeux, pour le service public de l’ESR.

A lire en intégralité en cliquant sur le bandeau ci-dessous. 

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Intersyndicale ESR : Accueil des chercheur·ses internationaux en France : De qui se moque-t-on ?
Contre l'extrême droite & antifascisme

Dissoudre des collectifs contre l’extrême droite, le nouveau cheval de bataille du Ministre de l’intérieur !

Bruno Retailleau a annoncé sa volonté d’entammer une procédure pour dissoudre d’un côté La jeune Garde antifasciste, collectif créé en 2018 en réaction aux groupes identitaires d’extrême droite qui sévissent à Lyon, et d’un autre côté, Urgence Palestine collectif engagé pour dénoncer le génocide en Palestine.

Ce n’est pas d’hier qu’on connaît les accointances du Ministre de l’Intérieur avec les idées d’extrême droite.
Tandis qu’il tente de masquer son peu de soutien après l’annonce du meurtre d’Aboubakhar en pleine mosquée, et caricature et stigmatise ceux et celles qui dénoncent l’islamophobie, sa réponse est donc de s’en prendre à des collectifs engagés contre l’extrême droite et pour le droit du peuple palestinien.

On avait déjà vu ses sorties sur le collectif d’extrême droite Némesis dont il avait déclaré dans un premier temps partager les combats. Il sert décidément les plats à l’extrême droite !

La violence ne se situe pas du côté de celles et ceux qui manifestent et se rassemblent contre les idées racistes, et de haine de l’extrême droite, ou pour le droit de vivre d’un peuple.

Solidaires soutient les collectifs injustement visés et dont la répression s’inscrit dans celle de l’ensemble du mouvement social.

 
A retrouver en ligne en cliquant ici.
 
Urgence écologique


Greendock, une lutte écologiste locale.
Proposition de trame pédagogique.


Le 1er juin 2025 aura lieu un week-end de mobilisation de plusieurs syndicats et mouvements écologistes, dont notamment les célèbres Soulèvements de la Terre contre un projet écocidaire de construction d'un gigantesque centre logistique en plein sur notre territoire, sur les berges de Seine de Gennevilliers (92). Il est prévu de faire une "balade et gestes naturalistes". 
L'année dernière, les collectifs avaient organisé des conférences et des actions, d'ailleurs sévèrement réprimées. 
Cette lutte peut intéresser les professeur-es d'histoire-géographie, SES ou SVT qui ont à cœur de faire vivre les luttes sociales dans leur cours. 
Nous vous proposons donc une trame pédagogique en géographie mais adaptable à d'autres disciplines. 
  • Qu’est-ce le projet Greendock ?
  • Pourquoi faire une étude de cas sur Greendock ?
  • Liens avec le programme de géographie
  • Trame pédagogique en géographie
    • Habitants
    • Écologistes
    • Municipalité
    • Entrepreneur-ses greendock
  • Corpus documentaire
A lire en cliquant sur l'image ci-dessous. 

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Greendock, une lutte écologiste locale. Proposition de trame pédagogique.

Les Soulèvements de la Seine : 1ère saison d'actions et de lutte à l'échelle du bassin versant de la Seine - Avril à octobre 2025

 
On pourrait croire que ces projets destructeurs de terres et du fleuve sont isolés les uns des autres, en un patchwork hasardeux. Mais ils forment au contraire un système d'une cohérence redoutable, dans lequel l'agro-industrie et le monde du béton sont au service d'un empire logistique toujours plus vorace en terres, en eau et en flux.

  • La Seine et son territoire, cible d'industries mortifères

  • Les terres fertiles du bassin versant ravagées par le BTP et l'agro-industrie

  • Le transport fluvial à la botte du capital

  • Du flux sans fin pour des intérêts privés

  • Transport massifié, travailleur·ses sacrifié·es
  • Retrouvons notre autonomie en prenant soin de l'existant

 

ACTE 1

  • Contre le carnage du Canal Seine Nord Europe, une fête de l'eau
  • Compiègne
  • samedi 17 au mardi 20 mai

ACTE 2

  • Contre Greendock, renaturons les berges ! Balade et gestes naturalistes
  • L'Ile-Saint-Denis
  • dimanche 1er juin, 14 h

ACTE 3

  • 24 heures pour le triangle de Gonesse
  • Gonesse
  • week-end du 14 - 15 juin

ACTE 4

  • Contre le projet de mise à grand gabarit de la Seine, une rand'eau festive !
  • La Bassée
  • weekend du 5-6 juillet
A lire en cliquant sur le visuel ci-dessous. 

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Appel aux soulèvements de la Seine
International
Education4 Gaza

SUD éducation soutient la grève du 15 mai au Mexique à l’appel de la Coordination nationale des travailleur·euses de l’éducation (CNTE)
 
La Coordination nationale des travailleur·euses de l'éducation (CNTE) a annoncé le 19 avril une grève nationale des enseignant·es le 15 mai afin d'exiger l'abrogation de la loi de l'Institut de sécurité et des services sociaux des travailleur·euses de l'État (ISSSTE) et de s’opposer à la réforme de cette loi proposée par le gouvernement mexicain. 

En outre, les enseignant·es demandent une augmentation de salaire, l’indexation du montant des retraites au salaire minimum, la retraite pour les années de service, un système public de pension basé sur la solidarité, des soins de santé et un logement décent.

 
Dans la construction de ce mouvement national, la CNTE a appelé à participer dans l’unité à la manifestation du 1er mai, journée internationale des luttes des travailleurs et travailleuses. 
Lors du mouvement national de grève des enseignant·es prévu le 15 mai, des mobilisations massives seront organisées à Mexico, avec notamment l’occupation de la place centrale El Zocalo.

SUD éducation apporte tout son soutien aux travailleurs et travailleuses de l’éducation qui seront en grève le 15 mai à l’appel de nos camarades de la CNTE qui exigent :
  • l’abrogation de la loi sur l’ISSSTE et l’annulation de sa réforme proposée par le gouvernement ;
  • la récupération du régime solidaire et intergénérationnel de retraites ;
  • l’élimination de l'Unité de mesure de mise à jour (UMA) dans le paiement des pensions ;
  • la retraite après 28 ans de travail pour les femmes et 30 ans pour les hommes ;
  • une augmentation des salaires. 
 
A retrouver en ligne en cliquant ici.
Prochains stages / Formations
Le congé pour formation syndicale est un droit. 
Chaque agent·e a droit à 12 journées de formation syndicale par an, sur temps scolaire. Profitez-en !

Attention, les demandes de participation doivent être faites un mois à l'avance.

Formations / Stages
 


Formations et stages de la fédération SUD éducation

  • Formation " Militer dans l'ESR niveau 2 " : les 22 et 23 mai à la GAB. La plaquette est disponible ici.
  • Formation L’intervention syndicale dans les lycées et les collèges : 5 et 6 juin de 9h à 17h à la GAB. La plaquette est disponible ici.
  • Ripostes syndicales contre l'extrême droite dans l'Éducation nationale : les 5 et 6 juin prochains à Paris, à la Bourse du travail. La plaquette est disponible ici.
  • Agir face à l’urgence environnementale : approfondissement : les 16, 17 et 18 juin prochains à la GAB
  • Formation de formatrices et formateurs pour animation de stages juridiques locaux : jeudi 12 et vendredi 13 juin de 9h à 17h à la GAB


Formations et stages des autres SUD éducation 
  • Laïcité et antiracisme : les 19 et 20 juin à l'université de Lettres de Besançon / hébergement militant. Demande à faire avant le 19 mai. Plaquette du stage disponible en ligne ici.

Nous contacter pour y participer.
 


Commissions et groupes de travail (GT)


Groupes de travail SUD éducation 92
  • GT SUD éducation 92 : Travailleur·ses du sexe 
  • GT SUD éducation 92 : Loi 2004
  • GT SUD éducation 92 : agent·es 
Nous contacter pour y participer.

 
Commissions et GT de SUD éducation
  • Commission Pédagogies Émancipatrices : Commission antisexisme-lgbtqi+ :   vendredi 9 mai 2025 et jeudi 5 juin 2025
  • Commission précarité : mercredi 7 mai de 14h à 16h, en visio
  • Commission Antisexisme, droits des femmes et des LGBTQIA+: 9 mai de 10h00 - 17h00 à la GAB
  • GT Intelligence artificielle : 21 mai, 18h en visio
  • Commission Et Voilà (sur les conditions de travail, la santé et sécurité au travail) :  lundi 2 et mardi 3 juin 2025.
 

Nous contacter pour y participer.

Commissions et GT de Solidaires 

 
  • Journée des Solidaires locaux : 6 mai 
  • Commission formations syndicales : 7 mai 
  • Commission protection sociale : 13 mai, 16 juin
  • Commission chômage précarité : 20 mai
  • Commission syndicalisation, développement et structuration : 22 mai, 9 octobre , 27 novembre
  • Commission juridique : 28 mai
  • Stage BN : 4 juin 
  • Commission technologie, travail et société : 20 juin
  • Commission conditions de travail : 24 juin
 
Nous contacter pour y participer.


 
Commissions et GT de Solidaires 
  • Journée de réflexions en intersyndicale CGT, FSU, Solidaires autour de la question palestinienne et des modalités d’un soutien internationaliste syndical : 20 mai
 
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Cette lettre d'information de SUD éducation 92 est hebdomadaire.
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