SUD Education 92, syndicat de lutte et de transformation sociale
Lettre d'information 2025 | Semaine du 19 mai
Bonjour,

Merci de prendre un peu de temps pour lire et transmettre à vos collègues intéressé·es cette nouvelle lettre d'infos hebdomadaire de SUD éducation 92.

Exceptionnellement, il n'y a pas eu de lettre d'info la semaine dernière en raison du Xème Congrès de la Fédération SUD éducation.


N'hésitez pas à nous faire remonter les problématiques, les mobilisations, les luttes, les prises de position locales.

 
Droits, droit et lutte syndicale

Les droits des travailleur·euses sont au cœur du travail syndical de lutte : se battre pour conserver les droits protecteurs contre les dominations, se battre pour les faire respecter, se battre contre les reculs des droits, se battre pour en gagner de nouveaux,

Pour se battre pour ses droits, il faut les connaître, connaître leurs limites, savoir comment les mobiliser syndicalement.
Si SUD éducation s’appuie sur le droit, c’est avant tout pour développer la capacité à agir de toutes et tous, pour susciter l’action collective et renverser enfin le rapport de force, dans le cadre de notre syndicalisme de lutte.


Au sommaire de cette lettre d'info :
 

➡️ Les mobilisations / l'agenda
 
 
➡️ Santé & Sécurité au travail
 
➡️ Nos droits
 
➡️ Nos conditions de travail

➡️ Lutte contre les dominations
 
➡️ AntiRépression  
➡️ Pédagogie & émancipation

➡️ International
 
➡️ Les stages et formations
Mobilisations - Luttes - agenda

20 mai / 27 mai : mobilisations à Gennevilliers


Journée de grève et écoles mortes pour protester contre les 17 fermetures de classes et la réduction des postes de remplacement sur la circonscription
 
A lire en cliquant sur l'image ci-dessous.

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Une proposition de loi qui constitue un grave recul pour les libertés d’expression et académiques.

Critiquer l’État d’Israël, ce n’est pas de l’antisémitisme !

 
L’Assemblée nationale a adopté mercredi 7 mai la proposition de loi relative à la lutte contre l’antisémitisme dans l’Enseignement supérieur après une adoption par le Sénat le 20 février dernier, au moment même où le gouvernement israélien affiche clairement ses objectifs de conquête de Gaza et d'expulsion de sa population. 

Pour SUD éducation, organisation antiraciste, les actes et les paroles antisémites nous révoltent et doivent révolter. Nous ne devons ni fermer les yeux ni minimiser leur gravité. L’antisémitisme en France n’est pas un phénomène nouveau ni marginal, il fait partie de l’histoire française depuis des siècles et il n’est pas apparu avec la création d’Israël.
Comme les autres formes de racisme, il est encore très présent, connaît une recrudescence et doit être combattu.

Mais cette loi n’est pas un instrument de lutte contre l’antisémitisme mais bel et bien une atteinte importante aux libertés académiques et d’expression et un instrument de répression sur les campus. 

Les député·es ont en effet réintroduit la définition de l’antisémitisme de l’IHRA (Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste). Cette définition consacre que « l’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’Etat d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive ». Ainsi, toute critique de la politique de l’Etat d’Israël peut être qualifiée d’antisémite. Cette définition elle-même est par ailleurs implicitement antisémite puisqu’elle lie le peuple juif et l’Etat d’Israël, le judaïsme et un Etat criminel.

La politique de l'Etat d'Israël ne doit pas faire exception ; comme celle de tout Etat, elle doit pouvoir faire l'objet de critiques dans le monde universitaire et dans l'ensemble de la société.

SUD éducation dénonce tous les amalgames odieux entre antisionisme et antisémitisme
Les député·es ont également réintroduit l’article 3 de la loi, contre l’avis du gouvernement et de la commission des affaires culturelles. Cet article est dangereux puisqu’il instaure une nouvelle procédure disciplinaire pour les actes racistes et antisémites. Ces nouvelles commissions disciplinaires seront déléguées à l'échelon des régions académiques, directement sous l'autorité des recteurs, donc de l'autorité politique. Une justice d'exception pour des actes dont on a vu que leur caractérisation pourra être contestable. Ces dispositions visent directement à permettre une intensification de la répression des mouvements de solidarité avec la Palestine.  

Cette loi constitue un grave recul pour les libertés d’expression et académiques, une grave atteinte à la démocratie et une attaque majeure contre la solidarité essentielle qui s’exprime sur nos campus, par les étudiant·es comme les personnels, face à un génocide et un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie occupée. La commission mixte paritaire va désormais se réunir dans le cadre d’une procédure accélérée afin de trouver un compromis entre le texte du Sénat et celui de l’Assemblée nationale. Il s’agit désormais de s’y opposer afin que cette loi ne soit pas promulguée.

SUD éducation appelle personnels et étudiant·es à se mobiliser contre cette loi, dans l’unité et la détermination.

A lire en intégralité en cliquant ici.
 


Contre le génocide, pour une Palestine libre : non à la dissolution d’Urgence Palestine


Alors que le génocide s'intensifie à Gaza, alors que le siège affame et détruit tout un peuple, que fait l'Etat français de Macron et Retailleau? Il prononce l'intention du gouvernement de dissoudre l'une des principales organisations des Palestinien.ne.s en France, un des principaux collectifs mobilisés en solidarité avec le peuple palestinien.
 
A signer en cliquant sur l'image ci-dessous.

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Pétition non à la dissolution d'urgence Palestine

Pétition intersyndicale : Maintien de la rémunération à 100% - Abrogation du jour de carence
 
Depuis le 1er mars 2025, en cas d’arrêt maladie ordinaire, après prélèvement du jour de carence, les agent⋅es de la Fonction publique sont désormais rémunéré·es à hauteur de 90 % du traitement indiciaire et de leurs indemnités contre 100 % auparavant

Cette mesure imposée par le gouvernement Bayrou, ajoutée au jour de carence déjà existant, vient accroître leurs difficultés financières et réduire un peu plus encore leur pouvoir de vivre.

Alors que les arrêts de maladie augmentent fortement en raison de la dégradation des conditions de travail et de la perte du sens au travail engendrées, entre autres, par la baisse drastique des moyens alloués aux services publics, cette décision résonne comme une double peine opposée à celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour l’intérêt général.

Chaque agent·e est invité·e à signer cette pétition en faveur de l’abrogation du jour de carence et du maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire.

Je signe,
  • pour le maintien de la rémunération à 100 % en cas de congé de maladie ordinaire,
  • pour l’abrogation du jour de carence.
 
A signer en cliquant sur le bandeau ci-dessous.

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Maintien de la rémunération à 100% - Abrogation du jour de carence - Pétition

Campagne “Désarmer Bolloré” : Bolloré hors de nos écoles
mobilisation autour des manuels scolaires et des ressources pédagogiques
 
En juillet 2024, dans la continuité de la mobilisation contre l’extrême droite déployée pendant les législatives anticipées, a été lancé un “appel à désarmer Bolloré”.
Plusieurs initiatives ont été menées pour résister à la colonisation de nos vies et de nos imaginaires qu’organise le milliardaire pourvoyeur des idées d’extrême droite.

L’Union syndicale Solidaires, signataire de “l’appel à désarmer Bolloré”, a relayé les actions et initiatives et s’est engagée dans cette campagne.

Cette campagne s’est notamment concentrée sur l’empire que s’est constitué Bolloré dans le monde de l’édition, moyen de s’assurer une emprise idéologique et de construire une hégémonie culturelle au service de valeurs sexistes, racistes, LGBTQIphobes.
Une opération “marque-pages contre Bolloré” a, par exemple, été lancée et a rencontré un certain succès. Elle a consisté à diffuser, de manière libre ou clandestine, des centaines de milliers de marque-pages dans les livres Hachette, maison d’édition sous le contrôle de Bolloré.

La campagne contre Bolloré se poursuit.
 
une tribune “Bolloré hors de nos écoles” a été rédigée, appelant personnels de l’éducation, parents d’élèves, lycéen·nes au boycott de ces manuels et ressources pédagogiques.
Cette tribune est toujours ouverte à signature : n’hésitez pas à la signer, à la diffuser.
La tribune s’accompagne d’une série de visuels, à destination des réseaux sociaux ou à imprimer.
 
La campagne “désarmer Bolloré” dispose d’un site internet rassemblant les informations et le matériel.
 
A retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Campagne désarmer Bolloré : ne le laisson pas envahir l'école.

Préavis de grève permanent de SUD éducation
 

Le préavis « généraliste » évolue en fonction de l’actualité. Il permet de couvrir l’ensemble des personnels travaillant dans les écoles, services et établissements scolaires. 

SUD éducation dépose des préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels tout au long de l’année.
 

Vous trouverez en cliquant ici le préavis de grève pour la période en cours. 
 


Pour suivre l'actualité des mobilisations, les horaires et les parcours des rassemblements et manifestations : https://www.agendamilitant.org/
 
Nos conditions de travail

Une convention citoyenne sur les temps de l’enfant : nouvelle fuite en avant du gouvernement
 
C’est par voie de presse que le gouvernement a annoncé le lancement d’une convention citoyenne sur « les temps de l’enfant » et « l’organisation de la journée des enfants de 3 à 18 ans ».
Que ce soit pour les rythmes annuels ou pour les rythmes hebdomadaires, il n’y a aucune cohérence éducative dans les décisions ministérielles, qui ne prennent en compte ni le temps de l’enfant dans sa globalité, ni le temps de travail des enseignant·es, ni les besoins des parents. 
Cette mesure, annoncée sans consultation préalable des organisations syndicales, est une manœuvre politique de la part de Macron pour détourner les regards des vraies difficultés de l'école. Elle ne répond pas aux besoins urgents que font entendre les personnels et les élèves, mais participe au contraire à les invisibiliser.
Ce nouveau chantier est par ailleurs lancé alors qu'aucun bilan n'a été tiré des précédentes réformes des rythmes scolaires menées en 2008 par Xavier Darcos et en 2013 par Vincent Peillon.
Sur les temps de l’enfant, les chronobiologistes et les pédiatres soulignent l'importance d'un rythme de vie régulier et d'un sommeil suffisant pour les enfants. Or, le gouvernement, au service du patronat, met en œuvre une politique d’austérité qui fragilise de nombreuses familles et affecte directement les conditions de vie et d’apprentissage des enfants. Les mesures gouvernementales n’ont cessé de dégrader le service public d’éducation. La baisse des moyens dans l’Éducation nationale détériore les conditions d’apprentissage de nos élèves. 
Le rythme scolaire est perturbé par le zonage touristique, qui prolonge la période de cours entre les vacances de printemps et les vacances d’été jusqu’à douze semaines.

Pour une réforme des rythmes scolaires dans l’intérêt des élèves, des personnels et des parents SUD éducation revendique :
  • la diminution du nombre d’élèves par classe ;
  • des programmes dont les contenus laissent du temps à la manipulation, l’expérimentation et la recherche et la mise en place de pédagogies émancipatrices ;
  • une organisation du temps et des activités scolaires adaptée selon l’âge des enfants, avec notamment la réduction du nombre d’heures de cours quotidiens et hebdomadaires des élèves en fonction de leur âge ;
  • une formation des personnels à la hauteur de leurs attentes ;
  • développement de RASED complets et de proximité partout, dans le respect des missions des trois spécialités (maître·sses E et G, Psy-EN), à l’opposé de la logique des « pôles ressources » ;
  • l’abandon du Choc des savoirs et de toutes les réformes qui affectent le rythme des apprentissages et des élèves et qui renforcent les inégalités sociales ;
  • l’abrogation du Bac Blanquer, qui désorganise totalement les lycées et impose aux élèves des emplois du temps et conditions d’études non propices aux apprentissages, avec parfois 9h de cours sur une journée ;
  • une rénovation du bâti scolaire adaptée aux besoins pédagogiques et exigences écologiques ;
  • la réduction du temps de travail des personnels, et donc le refus de toute tentative de son augmentation à travers un allongement du nombre de semaines de classe, des formations professionnelles pendant les vacances scolaires, l’organisation d’examens après la fin des classes, la démultiplication des heures supplémentaires imposées ou encore l’augmentation de nos missions avec le Pacte.
 
A retrouver en intégralité en ligne en cliquant ici.
 


[Brochure n°100] Droits des personnels : mieux les connaître pour mieux se défendre !
 

Le droit : une arme d’autodéfense

Survolé au cours de la scolarité, à peine évoqué lors de la formation initiale des personnels, réduit à pas grand chose dans la formation continue, le droit est pourtant le cadre de l’exercice de nos métiers.

Ce sont des textes juridiques qui fixent notre temps de travail (chapitre 7), qui garantissent nos droits et qui définissent nos obligations ainsi que celles de notre employeur, au premier rang desquelles figure la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs·ses.

Acquérir une petite formation juridique et connaître quelques bases de droit, c’est donc tout d’abord se donner les moyens de résister et de ne pas se laisser faire. Face aux décisions arbitraires, à l’opacité de l’administration et aux inégalités, il est possible de se défendre en connaissant les règles que notre administration doit respecter, notamment pour prévenir les violences sexistes et sexuelles (chapitre 8). Cette pratique du droit comme une arme d’autodéfense est d’autant plus utile que notre hiérarchie connaît souvent mal le droit et peut vite être déstabilisée par quelques rappels juridiques. La présentation des droits et des devoirs des agent·es de la fonction publique sera donc au cœur de cette brochure (chapitre 4), avec un focus sur les droits syndicaux (chapitre 5) et sur le mythique devoir de réserve.

Maîtriser le droit, c’est aussi se permettre d’être plus autonome, de moins subir et de prendre des décisions en connaissance de cause. Quelques principes généraux devraient au moins être connus de tout le monde : en France, ce qui n’est pas obligatoire ne peut pas être imposé et ce qui n’est pas interdit est autorisé. Les obligations et les interdits doivent être écrits et ne doivent pas être en contradiction avec des normes supérieures : c’est la fameuse hiérarchie des normes qui sera expliquée dans cette brochure (chapitre 2) après un rappel historique sur le statut de fonctionnaire (chapitre 1).

Il sera enfin question des contractuel·les dans la fonction publique et de la clause de nationalité qui ferme injustement les portes de la titularisation à une partie de nos collègues (chapitre 3).

Pour SUD éducation, le droit est un outil indispensable pour l’action syndicale mais notre combat militant ne se joue bien sûr pas que dans les tribunaux : les recours juridiques sont un moyen d’obtenir gain de cause mais ce n’est pas toujours la méthode la plus simple, ni la plus rapide. Si SUD éducation s’appuie sur le droit, c’est donc avant tout pour développer la capacité à agir de toutes et tous, pour susciter l’action collective et renverser enfin le rapport de force.

 

Sommaire

  1. Histoire du statut de fonctionnaire
  2. Comment s’y retrouver dans les textes juridiques ?
  3. Zoom sur les contractuel·les
  4. Des droits et des devoirs
    1. Les droits des agent·es de la fonction publique
    2. Les obligations des agent·es de la fonction publique
  5. Zoom sur les droits syndicaux
    1. L’information syndicale
    2. Congé de formation syndicale
    3. Accompagnement syndical
    4. Autorisations d’absences syndicales
    5. Panneau syndical
    6. Le droit de grève
  6. Le dossier individuel
  7. Le temps de travail
    1. La définition générale
    2. Les obligations réglementaires de service (ORS)
  8. Les violences sexistes et sexuelles (VSS)
A lire en cliquant sur l’image ci-dessous.

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[Brochure n°100] Droits des personnels : mieux les connaître pour mieux se défendre !
Nos droits
 
⚠️  Entretien avec la Direction / hiérarchie : les bons réflexes à avoir pour ne pas se faire avoir.

Un entretien avec la Direction ou la hiérarchie peut être conflictuel, source d’accusations, de stress et de risques psycho-sociaux. Comment y faire face ? Comment s’y préparer ?

Principal conseil : ne pas y aller seul·e.
  • Se faire accompagner
    • Refuser les entretiens informels
    • Se faire accompagner par la personne de son choix
    • Demander le report pour pouvoir être accompagné
    • Prévenir que l’on sera accompagné·e
    • Être témoin / prendre des notes
    • Soutien & Accompagnement collectif
  • Savoir à l’avance quel est le cadre de l’entretien
    • Rendez-vous
    • Convocation
    • Demander un motif précis
    • Demander que soient communiqués en amont des documents
  • Pendant l’entretien : les bons réflexes à avoir
    • Demander en introduction quel est le cadre de l’entretien
    • Quitter l’entretien lorsque sont abordés des points qui ne figurent pas dans le motif initial
    • Rester calme et courtois / Éviter tout ce qui pourra être reproché
    • Demander si des documents seront versés au dossier administratif
    • Signer les documents en indiquant des réserves et des remarques ultérieures
  • Répondre
    • Privilégier la procédure écrite
    • Ne rien dire si l’on n’est pas sûr·e
    • Faire un compte-rendu de l’entretien
    • Présenter des éléments factuels et démontrables
    • Demander sur quels textes réglementaires la hiérarchie s’appuie
    • Utiliser la méthode de l’analyse de la situation problème
    • Faire remonter en cas de dérapage de la Direction
  • En cas de besoin, se faire accompagner syndicalement

Cliquer sur l'image ci-dessous pour accéder à l'article

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Entretien avec la direction / hiérarchie : les conseils de SUD éducation 92
Santé & Sécurité au travail

Maladie professionnelle chez les fonctionnaires : déclaration et suivi
 
Selon différents rapports des pouvoirs publics, les maladies professionnelles sont en hausse comme l’indique la neuvième édition du Baromètre de la gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles dans le secteur privé BDO/OpinionWay publiée le 3 octobre 2024. Cette hausse est due à la dégradation de la santé au travail et aux changements de l’organisation du travail pour mieux servir le capitalisme.
Pour autant, il y a une invisibilisation des questions sanitaires aussi bien dans le secteur privé que public. L’administration dissuade ou freine les déclarations d’accident de travail ou de maladies professionnelles. Les personnels en précarité (CDD, période d’essai, etc.) ont aussi tendance à sous-déclarer leurs accidents et maladies professionnelles.

Il est important de connaitre ses droits pour pouvoir les faire appliquer à l’administration.
  • La maladie professionnelle
    • Maladie professionnelle du tableau
    • Maladie professionnelle hors tableau : faire reconnaître l’imputabilité au service
  • Pourquoi faire reconnaître une maladie professionnelle
  • Faire une déclaration de maladie professionnelle
  • Résumé de la démarche
  • Ressources

A lire en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Maladie professionnelle
AntiRépression

Pour la défense des libertés démocratiques, contre les dissolutions politiques

Les récentes procédures de dissolution visant les organisations Urgence Palestine et la Jeune Garde antifasciste suscitent notre vive inquiétude. Ces initiatives gouvernementales s’inscrivent dans un contexte de répression croissante des mouvements sociaux, syndicaux et associatifs, et menacent les libertés fondamentales d’expression et d’organisation.

En 2021, nos organisations avaient dénoncé la loi dite « séparatisme » confiant au ministère de l’intérieur le pouvoir de dissoudre des associations sans décision de justice.
Depuis, les dissolutions se sont multipliées, parfois annulées par le conseil d’État en raison de motifs insuffisants. Dans une démocratie digne de ce nom, le pouvoir exécutif n’a pas le pouvoir de décider si les idées défendues par une association ont le droit de cité. Seuls les actes illégaux – atteintes aux biens et aux personnes, incitation à la haine raciale, discriminations, négation ou apologie de crime contre l’humanité... - peuvent être sanctionnés, par la justice.

Concernant Urgence Palestine, nous tenons à affirmer que, quelles que soient les différences de position qui peuvent exister entre nos organisations, cette association le droit de défendre l’autodétermination du peuple palestinien, comme toute analyse critique des politiques internationales, relève de la liberté d’expression et de la liberté d’association et ne peut justifier une dissolution.

L’annonce concernant la Jeune Garde intervient le même jour, visant ce mouvement de lutte antifasciste. Le gouvernement choisit de faire droit aux revendications de la droite et de l’extrême droite. Nos organisations partagent la lutte contre l’extrême droite et ses idées. Nous estimons que la procédure de dissolution engagée à l’encontre de la Jeune Garde soulève des questions préoccupantes sur l’utilisation des outils juridiques pour restreindre l’action militante et antifasciste.

Nous appelons à la vigilance face à toute dérive autoritaire qui viserait à museler les forces progressistes et menacerait l’ensemble du mouvement social.
Nous appelons l'ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives attachées aux principes démocratiques à se mobiliser contre ces atteintes aux libertés fondamentales pour la liberté d’expression, d’organisation et d’association.

 
A retrouver en ligne en cliquant sur le bandeau ci-dessous.

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Pour la défense des libertés démocratiques, contre les dissolutions politiques - communiqué intersyndical


Soutien continu à la Jeune Garde !

Un article de Solidaires Rhône
 

Le 29 avril, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé entamer une procédure de dissolution de la Jeune Garde. Cette odieuse dissolution était réclamée de longue date par les extrêmes droites de toutes obédiences, et c’est dans une réponse à une interpellation du député RN Sébastien Chenu qu’elle a été annoncée. Le symbole était fort : d’une part, le gouvernement confirmait une nouvelle fois sa servilité devant le RN ; d’autre part, une organisation connue et respectée à Lyon pour son salutaire travail antifasciste de terrain était injustement ciblée par la répression de l’État.

Les extrêmes droites, qu’il s’agisse de partis vociférant à l’Assemblée nationale ou de groupuscules de rue ouvertement fascistes, en veulent à nos libertés publiques, syndicales, associatives. Elles n’hésitent pas à recourir à la violence. Depuis des années, elles cherchent à faire de Lyon leur fief. La population de la ville le sait malheureusement trop bien et sait ce qu’elle doit à la Jeune Garde.

À travers la Jeune Garde, c’est tout l’antifascisme et notre camp social qui sont visés. Après la Jeune Garde, à qui le tour ? Nous, syndicalistes antifascistes, ne voulons pas la réponse à cette question. Nous ne resterons pas les bras croisés sans rien faire et nous assurons nos camarades membres de la Jeune Garde de notre soutien continu et sans faille.

 

A lire en ligne en cliquant ici.

Lutte contre les dominations

Contre les LGBTIphobies
 
En 2025, les droits des personnes LGBTQIA+ ne sont toujours pas pleinement appliqués et sont toujours plus menacés. Dans l'Éducation nationale, personnels et élèves subissent de nombreuses discriminations anti-LGBTQIA+. Le ministère n'a jamais fait de la lutte contre les LGBTIphobies une priorité alors que l'extrême droite s'immisce toujours plus dans les établissements scolaires.

Le ministère s'est enfin donné les moyens d'appliquer la loi de 2001 en publiant des programmes d’éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle (EVARS), et SUD éducation se réjouit que des notions essentielles telles que l'identité de genre ou l'homophobie y aient été intégrées. Cependant, SUD éducation dénonce un recul du ministère de l’Éducation nationale face aux idées réactionnaires de la droite et de l’extrême droite et déplore que certains termes ne soient pas introduits plus tôt au cours de la scolarité pour rendre compte des réalités vécues par les élèves et mettre des mots sur des situations qui font le quotidien des classes : le terme "LGBTIphobies" n'apparaît ainsi qu'en terminale et le terme "identité de genre" n'est abordé qu'en troisième.
La Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) n’a d’ailleurs pas prévu pour l’instant de livret pédagogique portant sur les personnes LGBTQIA+. On peut également regretter le manque de moyens alloués à la formation.

Par ailleurs, cette publication a été accompagnée d’une forte campagne calomnieuse et discriminatoire de la part d’associations de parents d’élèves d’extrême droite comme “Le Syndicat de la famille”, branche de la “Manif pour tous”, ou “Parents vigilants”, proche d’Eric Zemmour. À coup de tracts et de rassemblements, ces associations mettent en danger les élèves et les personnels LGBTQIA+. SUD éducation demande à la ministre une réaction et l’interdiction de ces associations de parents d’élèves.

Parallèlement, les agressions LGBTIphobes, qu’elles soient verbales ou physiques, sont en augmentation depuis deux ans. Les cas de harcèlement augmentent, conduisant dans de trop nombreux cas les personnes au suicide. Ces suicides rappellent à chaque fois l’absence de moyens humains, financiers et de volonté politique pour lutter réellement contre les LGBTIphobies.

Parmi les victimes de LGBTIphobies, les jeunes trans sont surreprésentés. 13% des personnes trans ayant subi une agression transphobe ont moins de 18 ans, 25 % ont entre 18 et 34 ans.

Dans l’Éducation nationale, la circulaire ministérielle relative à l'accueil des élèves trans est un pas en avant mais reste insuffisante. Cette circulaire conditionne la reconnaissance de l’identité de genre des élèves mineur·es à l’acceptation des parents. Cette condition est dangereuse, car elle ne respecte pas l’autodétermination des élèves, risquant de les positionner en situation de grande souffrance en cas de désaccord des parents. Le Sénat a récemment adopté une loi qui interdit les traitements hormonaux pour les mineur⋅es trans, arguant qu'elle protège des décisions irréversibles. Cette mesure ignore l’avis des associations de personnes trans, des professionnels de santé et les besoins des jeunes trans. SUD éducation dénonce une loi transphobe, qui limite les droits fondamentaux des jeunes à s’autodéterminer.

Face à ce constat accablant, le gouvernement réagit peu, voire passe les causes sous silence. Le scandale de Bétharram en est l’illustration même. Plusieurs élèves ont subi des violences sexuelles et sexistes dans cet établissement catholique privé sous contrat de Pau, encore ouvert aujourd’hui. Le Premier ministre, ancien ministre de l’Éducation nationale, a préféré fermer les yeux à l’époque et refuse d’admettre aujourd’hui sa non assistance aux victimes. C’est pourquoi SUD éducation appelle François Bayrou à démissionner au plus vite. Ces violences, intrinsèquement liées au patriarcat régnant en maître dans ces institutions, ne sont que l’illustration d’une vision viriliste de la société visant en premier lieu les élèves LGBTQIA+. SUD éducation alerte également le ministère de l’Éducation nationale quant à l’enquête trafiquée et dirigée par l’Inspection générale de l’éducation visant l’établissement privé Stanislas. Effectivement les informations sur des violences LBGTIphobes au sein de l’établissement ont été minimisées pour protéger l’institution. SUD éducation demande la fermeture de l’École Stanislas, il en va de la protection des élèves et des personnels. Le ministère de l’Éducation nationale doit également faire la lumière sur toutes les agressions sexuelles dans le privé, mais aussi dans le public, en intensifiant la vigilance, la prévention, et surtout en ne fermant pas les yeux, comme en février 2025 quand le cabinet d’Elisabeth Borne a refusé de publier l’enquête du centre Hubertine Auclert sur les violences liées au genre dans les établissements scolaires. 

À l'école, les LGBTIphobies touchent également les personnels. Ces violences s'illustrent tout d'abord par des propos et des comportements répétés des collègues et des hiérarchies qui ne font pas l'objet d'une prise en charge réelle et à la hauteur des enjeux. C'est également l'administration qui peut être à l'origine de ces violences.

C’est par la mobilisation de tou·tes les personnes LGBTQIA+ et de toutes les forces soucieuses d’émancipation et de progrès social, que l’égalité entre tou·tes pourra être gagnée.

SUD éducation revendique : 
  • la fin des violences physiques (notamment les mutilations) et psychologiques à l'encontre des personnes intersexes
  • le droit des personnes trans à l'autodétermination,à tout âge
  • le droit à l’autodétermination des personnes intersexes
  • La possibilité de changement de mention de genre à l’état civil : libre, gratuit, déjudiciarisé, sur simple déclaration
  • une politique ambitieuse de prévention et d’accompagnement des jeunes LGBTQIA+ ou en questionnement quant à leur genre et leur orientation sexuelle, appuyée par la mise à disposition de véritables moyens et par l’ouverture de postes spécifiques de référent·es.
  • l’élaboration de matériel pédagogique spécifique sur les questions des LGBTQIAphobies ;
  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les identités de genre et l'orientation sexuelle et romantique, pour les futur·es enseignant·es (selon un volume horaire identique dans tous les INSPE ), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent·es) ;
  • l’effectivité des séances d’EVARS prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non cis-hétérocentrée, qui remette en question et visibilise les normes cis-hétérosexuelles qui structurent la société, et mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et romantiques, et toutes les identités de genre.
  • la mise en place de dispositifs permettant aux élèves de réfléchir aux discriminations et de déconstruire les stéréotypes.
  • le respect par les personnels du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans dans le cadre scolaire et universitaire.
  • le respect de la circulaire du 29 septembre 2021 et l’obligation pour l’administration de soutenir, aider et défendre tous les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations
  • l'obligation pour l’administration d'accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un changement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’ils puissent effectuer leur parcours sans être mis en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.
 
A lire en intégralité en cliquant ici
 

Luttons contre la transphobie, dans l’ESR aussi
 

État des lieux des violences et discriminations transphobes dans l'Enseignement supérieur et la recherche
À l'université comme ailleurs, la transphobie est présente.
Des chercheur·euses trans ont par exemple témoigné du harcèlement psychologique dont ielles ont pu être victimes dans le cadre universitaire.

La transphobie peut être plus implicite lorsqu'elle porte sur le sujet d'étude, en particulier le sujet d'étude trans, qui est considéré comme secondaire par un milieu académique cisnormé.
Le champ très concurrentiel des études de genre et sexualités laisse peu de place aux discours trans. De plus, nombre de chercheur·euses trans ont produit des savoirs trans qui ont ensuite été réappropriés par des personnes cisgenres, ce qui pose avec acuité la question du travail gratuit.
Enfin, les lieux qui devraient permettre d'accompagner les personnes - BAPU bureau d'aide psychologique universitaire, Services de Santé des Étudiant·es, médecine du travail pour les personnels - s'avèrent bien souvent être de nouveaux lieux de violences transphobes. Cela s'explique à la fois par le manque de moyens attribués à ces services de santé et par un manque de formation des personnels à ces questions.

 
Les recherches sur le genre font face à des attaques idéologiques qui instrumentalisent la recherche à des fins réactionnaires, transphobes et fascistes.
Face à la montée globale des haines, les libertés académiques sont essentielles à la construction de savoirs critiques sur les inégalités et les normes dominantes. Les études de genre participent de la remise en question des croyances qui fondent l’ordre patriarcal.

Les procès en militantisme ou en « transactivisme » des universités relèvent d’une rhétorique réactionnaire dont le seul but est de faire taire les paroles minoritaire.
 
Améliorer les conditions matérielles de travail en faisant appliquer le droit
Le Défenseur des droits recommande - par une décision cadre - aux employeurs publics et privés, "lorsque la personne transgenre en exprime le souhait, d'utiliser le prénom choisi et de modifier son titre de civilité sur tous les documents administratifs, y compris les bulletins de salaire, ou supports que son prénom et son sexe ait ou non été modifié à l'état civil."
Pour que ce droit soit pleinement respecté dans l'ensemble des établissements du supérieur, il faudrait un travail d'information auprès des personnels sur cette possibilité.
Par ailleurs, la règlementation des ERP (établissements recevant du public) oblige à proposer des toilettes et des vestiaires non mixtes. Une des difficultés rencontrées peut-être la réaction des personnes cis qui s'"étonnent" de la présence de personnes trans dans les toilettes.

Afin de sensibiliser les personnels et étudiant·es et de prévenir les actes, réactions et violences transphobes, il semble donc urgent de mettre en place un affichage dans les toilettes, par exemple en réclamant aux directions l'installation d'affiches "Juge pas mon genre".  Il existe aussi la possibilité de demander un troisième espace : femmes, hommes, neutres. Cela pose la question de l'aménagement des locaux et de l'obtention de toilettes neutres qui ne soient pas dégradées.
SUD éducation revendique :
  • le droit à une présentation de soi en ligne (adresse mail, page web, carte professionnelle) qui ne mégenre pas et la mise en application des recommandations du Défenseur des droits ;
  • l'encouragement et le financement des recherches sur les personnes trans portées par des personnes concernées ou en concertation avec des associations de personnes trans ;
  • la création de postes de personnels de santé pour assurer un accompagnement correct des personnels et une formation des psychologues à l'intérieur de l'université à des courants de psychologie qui ne soient pas transphobes et maltraitants (psychiatrie, psychanalyse) ;
  • l'ajout de l'item "je me définis autrement" dans les formulaires administratifs pour la question "êtes-vous femme / homme ?" ou la possibilité de ne pas y répondre ;
  • le droit à une formation des personnels enseignants ou administratifs pour éviter les pratiques maltraitantes à l'égard des étudiant·es et personnels trans, avec suivi obligatoire pour les chef·fes de services qui sont les plus susceptibles de maltraiter les personnels trans sous leur direction  ;
  • la généralisation des toilettes et vestiaires mixtes, accompagné d'une sensibilisation systématique des personnes, notamment par des campagnes d'affichage.
 
A lire en intégralité en cliquant ici.
 
 

18 juin : journée d’études et professionnelle « Queeriser le curriculum : Inclure les questions de sexualités et de genre dans les savoirs scolaires »


Cette journée se donne pour objectif de réfléchir aux conditions d’une inclusion des questions des sexualités et de genre à l’intérieur des contenus enseignés, en tenant compte des enjeux institutionnels, éducatifs et sociaux, ainsi que des résistances liées à la polarisation des champs politique et social autour de ces questions, aux niveaux national, européen et mondial.

Date : 18 juin 2025

Lieu : INSPÉ de l’académie de Paris, campus Molitor, amphithéâtre 1

Modalité : hybride

Organisation : Cet évènement est coorganisé par l’Université Paris-Est et l’INSPÉ de l’académie de Paris, avec le soutien des laboratoires IMAGER de l’Université Paris-Est Créteil et ESO-Rennes de l’Université Rennes 2.

Objectif : Cette journée se donne pour objectif de réfléchir aux conditions d’une inclusion des questions des sexualités et de genre à l’intérieur des contenus enseignés, en tenant compte des enjeux institutionnels, éducatifs et sociaux, ainsi que des résistances liées à la polarisation des champs politique et social autour de ces questions, aux niveaux national, européen et mondial. À l’approche de l’application à la rentrée 2025 du nouveau programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (ÉVARS), qui intègre explicitement les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre, cet évènement pourra notamment intéresser les professionnel·les de l’éducation du primaire et du secondaire qui souhaitent s’impliquer dans la mise en œuvre de ce programme au sein de leurs établissements.

Programme complet : 
https://calenda.org/1257987?file=1

Inscription : L’accès à l’événement ou la participation à la visioconférence se fait obligatoirement sur inscription par l’intermédiaire du formulaire suivant : https://forms.gle/FGqxw52GD93GhGqu8
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Voir le programme en cliquant sur l'image ci-dessous.

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programe en pdf

Lutte contre les discriminations lesbophobes, homophobes, biphobes, transphobes, intersexophobes en milieu scolaire et universitaire
 
Cette brochure a été réalisée par le collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire, regroupant des organisations syndicales de travailleurs et travailleuses de l’éducation, d’étudiant·es et de lycéen·nes, dont SUD éducation fait partie. C’est la plateforme revendicative du collectif, adoptée en 2024.

Sommaire
  1. Préambule
  2. étude de la situation réelle des lgbti en milieu scolaire et universitaire : une urgence !
  3. l’information de la communauté éducative
  4. la formation des jeunes
  5. la formation des personnels
  6. le cadre juridique et la protection des personnels 
  7. la synthèse des revendications
A lire en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Lutte contre les discriminations lesbophobes, homophobes, biphobes, transphobes, intersexophobes en milieu scolaire et universitaire
Pédagogie & émancipation


Le SNU doit être abrogé, pas transformé Refusons l’embrigadement de la jeunesse

En janvier lors de ses vœux aux armées, puis en mars dans une allocution, Macron avait annoncé une refonte du SNU, mesure phare de ses deux quinquennats, à laquelle il avait dû cependant renoncer, faute de crédits votés par le Sénat pour ce dispositif coûteux, délaissé par la jeunesse et largement combattu.

Les annonces de Macron s’inscrivent dans un contexte d'intensification des tensions et des conflits à l’international, notamment depuis le retour de Donald Trump au pouvoir aux Etats-Unis et son soutien, de fait, à l’occupation de l’Ukraine par la Russie de Poutine. Face à cette situation, Macron ne répond pas aux besoins de la résistance syndicale et populaire ukrainienne mais multiplie les discours aux accents bellicistes, développe une logique de guerre dans laquelle il entend enrôler la jeunesse. C’est dans ce cadre qu’il a commandé au Haut Commissariat au Plan un rapport visant à émettre des propositions pour faire évoluer le SNU.

Ce lundi 05 mai, le Haut Commissariat au Plan et France Stratégie ont ainsi rendu une note envisageant plusieurs scénarios pour répondre à la commande présidentielle concernant le SNU. Ces scénarios vont d’un SNU renforcé à un service militaire obligatoire, avec des propositions intermédiaires. Dans tous les cas, les dispositifs envisagés mobiliseraient un important budget, allant de 600 millions à 3,5 milliards d’euros. Il s’agit d’organiser une montée en puissance de l’actuel SNU et d’élargir le public touché. Pour rendre le dispositif séduisant, il est même préconisé de valoriser ce service national, quelle que soit la forme qu’il pourrait prendre, dans les parcours scolaires et universitaires, de le prendre en compte pour le calcul de la retraite et dans les progressions de carrière des fonctionnaires.

L’Union syndicale Solidaires s’oppose à toute évolution du SNU et continue de réclamer son abrogation pure et simple. Dans un contexte de restrictions budgétaires qui amputent les services publics, et en particulier les secteurs de la culture, de l’éducation nationale et de l’éducation populaire, des moyens dont ils ont besoin, et alors que l’extrême droite est aux portes du pouvoir, ces propositions sont indécentes et inacceptables, contraires aux intérêts et aux besoins de la jeunesse.

Quelles que soient les propositions envisagées, toutes ont pour objectif de « renforcer la culture militaire et la cohésion nationale ». La refonte envisagée du SNU s’inscrit pleinement dans un projet de militarisation de la société qui cible tout particulièrement la jeunesse. Nous refusons que cette jeunesse soit sacrifiée au service d’un « effort de guerre ».

Ce dont la jeunesse a besoin c’est d’un accès garanti pour tou·tes à un service public d’éducation de qualité, à des activités culturelles et sportives, au service de son émancipation et à l’écoute de ses attentes. Nos organisations exigent que les amples moyens prévus pour la refonte du SNU soient d’une part redéployés en ce sens, et d’autre part attribués à la solidarité envers le peuple ukrainien.

Contre l’économie et la logique de guerre que développe Macron, nous appelons à la solidarité internationale, à la construction d’une culture de la paix et de la justice, antimilitariste et anticoloniale.

 
A retrouver en ligne en cliquant ici.
Urgence écologique


Greendock, une lutte écologiste locale.
Proposition de trame pédagogique.


Le 1er juin 2025 aura lieu un week-end de mobilisation de plusieurs syndicats et mouvements écologistes, dont notamment les célèbres Soulèvements de la Terre contre un projet écocidaire de construction d'un gigantesque centre logistique en plein sur notre territoire, sur les berges de Seine de Gennevilliers (92). Il est prévu de faire une "balade et gestes naturalistes". 
L'année dernière, les collectifs avaient organisé des conférences et des actions, d'ailleurs sévèrement réprimées. 
Cette lutte peut intéresser les professeur-es d'histoire-géographie, SES ou SVT qui ont à cœur de faire vivre les luttes sociales dans leur cours. 
Nous vous proposons donc une trame pédagogique en géographie mais adaptable à d'autres disciplines. 
  • Qu’est-ce le projet Greendock ?
  • Pourquoi faire une étude de cas sur Greendock ?
  • Liens avec le programme de géographie
  • Trame pédagogique en géographie
    • Habitants
    • Écologistes
    • Municipalité
    • Entrepreneur-ses greendock
  • Corpus documentaire
A lire en cliquant sur l'image ci-dessous. 

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Greendock, une lutte écologiste locale. Proposition de trame pédagogique.

Les Soulèvements de la Seine : 1ère saison d'actions et de lutte à l'échelle du bassin versant de la Seine - Avril à octobre 2025

 
On pourrait croire que ces projets destructeurs de terres et du fleuve sont isolés les uns des autres, en un patchwork hasardeux. Mais ils forment au contraire un système d'une cohérence redoutable, dans lequel l'agro-industrie et le monde du béton sont au service d'un empire logistique toujours plus vorace en terres, en eau et en flux.

  • La Seine et son territoire, cible d'industries mortifères

  • Les terres fertiles du bassin versant ravagées par le BTP et l'agro-industrie

  • Le transport fluvial à la botte du capital

  • Du flux sans fin pour des intérêts privés

  • Transport massifié, travailleur·ses sacrifié·es
  • Retrouvons notre autonomie en prenant soin de l'existant

 

ACTE 1

  • Contre le carnage du Canal Seine Nord Europe, une fête de l'eau
  • Compiègne
  • samedi 17 au mardi 20 mai

ACTE 2

  • Contre Greendock, renaturons les berges ! Balade et gestes naturalistes
  • L'Ile-Saint-Denis
  • dimanche 1er juin, 14 h

ACTE 3

  • 24 heures pour le triangle de Gonesse
  • Gonesse
  • week-end du 14 - 15 juin

ACTE 4

  • Contre le projet de mise à grand gabarit de la Seine, une rand'eau festive !
  • La Bassée
  • weekend du 5-6 juillet
A lire en cliquant sur le visuel ci-dessous. 

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Appel aux soulèvements de la Seine

L'agenda des mobilisations écologistes depuis mai jusqu'à la fin de l'été
 
  • Fête de l’eau du 17 au 20 mai à Compiègne, contre le canal Seine-Nord
  • Journée contre l’agrochimie et vers un autre modèle agroalimentaire – 17 mai à partir de 10h, place de la République à Paris
  • Mobilisation contre le projets de nouveaux réacteurs nucléaires au Bugey, 24 mai
  • Forum des mouvements de l’eau / aussi 24-25 mai à l’Hôtel de Ville de Paris
  • Contre Greendock, renaturons les berges ! Balade et gestes naturalistes, dimanche 1er juin à 14h à l’ïle-saint-Denis
  • 24 heures pour le triangle de Gonesse, les 14-15 juin à Gonesse
  • Rand’eau festive contre le projet de mise à grand gabarit de la Seine, 5-6 juillet à La Bassée
  • Camp Haro ! Rencontres contre les déchets nucléaire à la Hague du 18 au 20 juillet 2025
  • UEMSS (Université d’été des mouvements sociaux et des solidarités) 2025 – du 23 au 26 août à Bordeaux : https://www.uemss.org/
 
International
Education4 Gaza

SUD éducation soutient la grève du 15 mai au Mexique à l’appel de la Coordination nationale des travailleur·euses de l’éducation (CNTE)
 
La Coordination nationale des travailleur·euses de l'éducation (CNTE) a annoncé le 19 avril une grève nationale des enseignant·es le 15 mai afin d'exiger l'abrogation de la loi de l'Institut de sécurité et des services sociaux des travailleur·euses de l'État (ISSSTE) et de s’opposer à la réforme de cette loi proposée par le gouvernement mexicain. 

En outre, les enseignant·es demandent une augmentation de salaire, l’indexation du montant des retraites au salaire minimum, la retraite pour les années de service, un système public de pension basé sur la solidarité, des soins de santé et un logement décent.

 
Dans la construction de ce mouvement national, la CNTE a appelé à participer dans l’unité à la manifestation du 1er mai, journée internationale des luttes des travailleurs et travailleuses. 
Lors du mouvement national de grève des enseignant·es prévu le 15 mai, des mobilisations massives seront organisées à Mexico, avec notamment l’occupation de la place centrale El Zocalo.

SUD éducation apporte tout son soutien aux travailleurs et travailleuses de l’éducation qui seront en grève le 15 mai à l’appel de nos camarades de la CNTE qui exigent :
  • l’abrogation de la loi sur l’ISSSTE et l’annulation de sa réforme proposée par le gouvernement ;
  • la récupération du régime solidaire et intergénérationnel de retraites ;
  • l’élimination de l'Unité de mesure de mise à jour (UMA) dans le paiement des pensions ;
  • la retraite après 28 ans de travail pour les femmes et 30 ans pour les hommes ;
  • une augmentation des salaires. 
 
A retrouver en ligne en cliquant ici.
Prochains stages / Formations
Le congé pour formation syndicale est un droit. 
Chaque agent·e a droit à 12 journées de formation syndicale par an, sur temps scolaire. Profitez-en !

Attention, les demandes de participation doivent être faites un mois à l'avance.

Formations / Stages
 

Stages Agent·es territoriaux·ales SUD éducation Île-de-France
  • Connaître ses droits pour mieux les défendre : les 26 et 27 juin. Ce stage est ouvert aux agent·es syndiqué·es et non syndiqué·es de toute l'Île-de-France. ⚠️ Demande à faire avant le 26 mai ⚠️. Le programme, les infos pratiques sont à lire ici.


Formations et stages de la fédération SUD éducation

  • Formation " Militer dans l'ESR niveau 2 " : les 22 et 23 mai à la GAB. La plaquette est disponible ici.
  • Formation L’intervention syndicale dans les lycées et les collèges : 5 et 6 juin de 9h à 17h à la GAB. La plaquette est disponible ici.
  • Ripostes syndicales contre l'extrême droite dans l'Éducation nationale : les 5 et 6 juin prochains à Paris, à la Bourse du travail. La plaquette est disponible ici.
  • Formation de formatrices et formateurs pour animation de stages juridiques locaux : jeudi 12 et vendredi 13 juin de 9h à 17h à la GAB
  • Agir face à l’urgence environnementale : approfondissement : les 16, 17 et 18 juin prochains à la GAB


Formations et stages des autres SUD éducation 
  • Laïcité et antiracisme : les 19 et 20 juin à l'université de Lettres de Besançon / hébergement militant. Demande à faire avant le 19 mai. Plaquette du stage disponible en ligne ici.

Nous contacter pour y participer.
 


Commissions et groupes de travail (GT)


Groupes de travail SUD éducation 92
  • GT SUD éducation 92 : Travailleur·ses du sexe 
  • GT SUD éducation 92 : Loi 2004
  • GT SUD éducation 92 : agent·es 
Nous contacter pour y participer.

 
Commissions et GT de SUD éducation
  • GT Intelligence artificielle : 21 mai, 18h en visio
  • Commission Et Voilà (sur les conditions de travail, la santé et sécurité au travail) :  lundi 2 et mardi 3 juin 2025.
  • Commission antisexisme-lgbtqi+ :  jeudi 5 juin 2025
  • Commission Pédagogies Émancipatrices : vendredi 13 juin de 10h à 17h, en présentiel à Paris au local de la Grange-aux-Belles et en visio
 

Nous contacter pour y participer.

Commissions et GT de Solidaires 

 
  • Commission protection sociale : 13 mai, 16 juin
  • Commission juridique : 28 mai
  • Stage BN : 4 juin 
  • Commission technologie, travail et société : 20 juin
  • Commission conditions de travail : 24 juin
  • Commission syndicalisation, développement et structuration : 9 octobre , 27 novembre
 
Nous contacter pour y participer.

 
Cette lettre d'information est aussi disponible en ligne.
N'hésitez pas à la partager.
Cette lettre d'information de SUD éducation 92 est hebdomadaire.
Pour s'y inscrire, il suffit de nous contacter.
SUD éducation 92
J'adhère
30 bis rue des Boulets, 75011 Paris
01 43 70 56 87
06 12 92 11 43

sudeducation92@gmail.com
http://www.sudeducation92.ouvaton.org/
SUD c'est Solidaires