SUD Education 92, syndicat de lutte et de transformation sociale
Lettre d'information 2025 | Semaine 21
Bonjour,

Merci de prendre un peu de temps pour lire et transmettre à vos collègues intéressé·es cette nouvelle lettre d'infos hebdomadaire de SUD éducation 92.

 

Au sommaire de cette lettre d'info : 



Le gouvernement recule et abandonne la suppression de 4 000 postes, le "choc des savoirs" vidé de sa substance. Les mobilisations des personnels qui ont fait entendre leur opposition ont permis de gagner des avancées. Mais cela ne va pas assez loin et il faut maintenir la pression pour le service public d'éducation.
Le Premier ministre, François Bayrou, a annoncé dans son discours de politique générale son intention de rediscuter avec les organisations patronales et syndicales de cette réforme qui continuerait de s’appliquer. Néanmoins, il n’avance sur aucune mesure de justice sociale pour financer une éventuelle abrogation de la réforme des retraites. SUD éducation continue de revendiquer son abrogation, de même que Solidaires.


➡️ La situation à Mayotte

 


➡️ Les mobilisations
 

 

➡️ Nos droits    
➡️ Nos conditions de travail
➡️ Défense de notre service public
➡️ Contre l'extrême droite & antifascisme
➡️ Antirépression
➡️ Les stages et formations syndicales
  • Chacun·e dispose de 12 jours de formation syndicale par an, sur temps de travail, en étant payé·e.
  • La liste des stages et formations est à retrouver ici.

N'hésitez pas à nous faire remonter les problématiques, les mobilisations, les luttes, les prises de position locales.

N'hésitez pas à nous suivre sur Facebook, X/Twitter, Bluesky pour se tenir au courant de ces dernières.

 
A la une


Les personnels ont gagné des avancées pour la rentrée 2025 : il faut maintenir la pression !


La ministre Élisabeth Borne a annoncé les moyens et la politique éducative pour la rentrée 2025 : SUD éducation constate de réelles avancées puisque le gouvernement a renoncé à  la suppression des 4000 postes du budget Barnier et le ministère de l’Éducation nationale enterre petit à petit le “choc des savoirs”. Ces avancées sont le fruit de la combativité des personnels qui ont maintenu la pression en se mobilisant malgré l’instabilité politique. Néanmoins, même si le service public d’éducation a évité le pire pour la rentrée 2025, SUD éducation appelle à continuer à se mobiliser pour bâtir une école qui réponde réellement aux enjeux actuels. 
 

Le gouvernement recule sur les 4000 suppressions de postes et le passage de un à trois jours de carence !

Le ministère prévoit de supprimer 470 postes dans le premier degré pour 74811 élèves de moins (au lieu des 3155 suppressions de postes initialement programmées par le gouvernement Barnier), de créer 324 emplois dans le second degré pour 16599 élèves de moins (alors que le projet initial était d’en supprimer 181) et de créer 170 emplois de CPE ainsi que 2000 emplois d’AESH en ETP. Une grande partie des annonces de fermetures de classes dans les écoles sont annulées.
SUD éducation n’avait cessé de répéter que le service public d’éducation ne se remettrait pas de 4000 nouvelles suppressions de postes : c’est un soulagement de voir l’abandon du projet. Néanmoins, les annonces restent insuffisantes.
 

Le “choc des savoirs” : une mauvaise idée qui a duré trop longtemps

SUD éducation continue d’exiger l’abandon des groupes en 6e et en 5e comme de la généralisation des évaluations nationales. Il ne reste déjà plus grand chose du “grand projet” de Gabriel Attal, sinon une profonde colère de la communauté éducative contre un pilotage autoritaire par le ministère. 
 

Pour que l’inclusion scolaire devienne une réalité !

Le ministère présente l’inclusion scolaire comme une priorité dans la répartition des moyens pour la rentrée 2025. Néanmoins, derrière la vitrine de l’acte II de l’école inclusive, les élèves en situation de handicap ne sont pas accueilli·es dans de bonnes conditions à l’école : les classes sont surchargées, la formation des personnels est très insuffisante, les AESH sont maintenu·es dans la précarité et les élèves ne bénéficient pas d’un véritable suivi pédagogique et médico-social.
 

Et maintenant ?

 L’école est confrontée à des défis écologiques et sociaux majeurs pour construire la société démocratique de demain, c’est pourquoi SUD éducation appelle les personnels, forts de ces avancées, à maintenir la pression pour le service public d’éducation afin de gagner : 
  • l’abrogation des réformes de tri social à l’école ;
  • l’attribution de moyens à l’école pour recruter davantage, mieux rémunérer, et baisser le nombre d’élèves par classe ; 
  • la création d’un statut de la Fonction publique pour les AESH ; 
  • la reconstruction de l’éducation prioritaire ; 
  • le désamiantage et la reconversion écologique du bâti scolaire. 

A lire en intégralité en cliquant ici
 
 
Mobilisations - Luttes
16 janvier : grève des AESH et des AED

La mobilisation parisienne : 
Semaine du 27 janvier : défendons une vrai école inclusive

20 ans après la loi de 2005 : défendons une vraie école inclusive !

Communiqué intersyndical
 
La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances garantit à chaque enfant en situation de handicap le droit d’être inscrit à l'école. Accéder à la construction des savoirs comme des savoir-faire, s’émanciper, en tant que citoyen·ne dans un pays garant des libertés, sont des droits. De même, selon la logique de compensation, accéder aux soins et à l’accompagnement éducatif sont des droits.

Depuis 2006 le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés à l’école a considérablement augmenté, passant de 155000 à la rentrée 2006 à 436000 à la rentrée 2024. Néanmoins, l’Éducation nationale n’a pas été en mesure de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour garantir de bonnes conditions de scolarisation à ses élèves : les classes sont surchargées, la formation d’enseignant·es spécialisé·es est en recul, la formation continue est (quasi) inexistante, le métier d’AESH n’est pas reconnu et les élèves ne bénéficient pas d’un véritable suivi pédagogique et médico-social.

Pour que l'école devienne inclusive, il faut que les professionnel·les de chaque secteur aient les moyens de coopérer pour définir les meilleures réponses à apporter afin de satisfaire dans de bonnes conditions aux besoins de tous les élèves : en effet, la politique du ministère conduit trop souvent à borner la lutte contre les difficultés scolaires aux mesures d’accompagnement du handicap.

Cette politique met en œuvre un véritable tri social : puisque les familles des classes populaires en sont victimes, celles-ci ne peuvent accéder à toutes les prises en charge, notamment les prises en charge externalisées et libéralisées.
L’absence de réponse du ministère de l’Éducation nationale risque de conduire les personnels à rejeter l’école inclusive et les parents d’élèves en situation de handicap à fuir l’école publique alors qu'ils sont attachés au principe.

La politique d’école inclusive du ministère de l’Éducation nationale n’est pas à la hauteur des enjeux, il faut faire entendre les besoins de la profession. 

C’est pourquoi, les organisations représentatives des personnels : la FSU, l’UNSA éducation, la CFDT EFRP, la CGT éduc’action, le SNALC et SUD éducation appellent les personnels à faire entendre leurs revendications pour une véritable école inclusive à l’occasion de l’anniversaire des 20 ans de la loi du 11 février 2005 en participant aux initiatives qui auront lieu pendant toute la semaine du 27 janvier dans les territoires (heures d’information syndicale, projections, soirées de débat, rassemblement, grève…).

Mobilisons nous pour gagner :
  • la création d’un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH avec une véritable formation initiale,
  • l’allègement des effectifs par classe,
  • des moyens humains supplémentaires et la reconstitution des réseaux d’aides,
  • des créations de postes dans les structures adaptées,
  • l’augmentation des départs en formation spécialisée et son amélioration,
  • la mise en place d’un travail d’équipe de concertation interprofessionnel autour du projet des élèves sur temps de service,
  • la mise en place de groupes d’analyse des pratiques pour les personnels concernés,
  • un plan national d’aide aux collectivités les plus défavorisées pour réaménager le bâti scolaire,
  • la participation des OS à la concertation au sein du CNSEI.


Gagnons un véritable plan, concerté avec les organisations syndicales, pour que l’école inclusive puisse fonctionner et prendre en compte chaque élève en fonction de ses besoins !

A lire en intégralité en cliquant sur le bandeau ci-dessous.


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Pour une vraie école inclusive


Rapport de la cour des comptes sur l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap : l’analyse de SUD éducation

 

Ce rapport publié en septembre 2024 s’intéresse à la situation des élèves en situation de handicap (ESH) dans le système éducatif français, en particulier à la lumière des récentes évolutions législatives et des pratiques de scolarisation. Le public cible de ce travail est principalement constitué des élèves handicapé·es, et non des élèves à besoin éducatif particulier. Ce rapport interroge les frontières souvent floues entre handicap et difficultés scolaires, un enjeu particulièrement sensible pour ces élèves, dont les besoins sont parfois mal identifiés ou insuffisamment pris en charge.

SUD éducation dénonce le fait que la parole donnée aux personnes concernées ne soit pas plus visible dans le rapport, ce qui constitue un écueil significatif dans la méthodologie présentée et témoigne du validisme systémique qui perdure dans la société.

 

Pour accéder directement aux conclusions du rapport, cliquer ici.
Pour accéder directement à notre analyse et revendications, cliquer ici.
Pour lire l'intégralité de cet article, le télécharger, cliquer ici.


I. Un constat inquiétant auquel SUD Éducation souscrit

La loi de 2005 a certes marqué un tournant dans l’inclusion des élèves handicapé·es, en facilitant leur accès à l’école et en permettant une meilleure définition de leurs besoins. Selon les données disponibles, 3,3 % des élèves sont en situation de handicap, une proportion qui est plus élevée dans le secondaire que dans le primaire. De plus, cette proportion varie considérablement selon les origines sociales et le genre, les garçons sont par exemple surreprésentés. Certain·es élèves sont également notifié·es pour des raisons de précarité, ce qui montre une complexité dans la reconnaissance et l’accompagnement de ces élèves.

I.1. L’école à bout de souffle

  • Manque de clarté des objectifs de la politique inclusive, manque de données
  • Hétérogénéité des territoires et inégalité géographique
  • Le parcours scolaire des élèves en situation de handicap ESH : un parcours de combattant·e qui les expose à des ruptures scolaires
  • Un nombre d'enfants non scolarisé·es qui ne cesse d'augmenter.
  • Une ségrégation scolaire
  • Des adaptations peu appliquées
  • Des résultats plus faibles
  • Accessibilité matérielle insuffisante
  • Conditions de travail des enseignant·es
    • Des enseignant·es souvent démuni·es face aux défis
    • La nécessité de prévenir les risques psycho-sociaux importants auxquels ces enseignant·es sont exposé·es.
    • La valorisation des enseignant·es spécialisé·es insuffisante
    • Le réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) mis en situation compliquée
  • Accessibilité pédagogique hétérogène

I.2. La cour des comptes dubitative sur les nouvelles mesures annoncées

  • Pas de prévision budgétaire spécifique pour accompagner les annonces
  • Un nouveau dispositif de gestion des ESH (AGESH) qui risque de poser problème
  • Une nouvelle fonction d'enseignant·e référent·e handicap, distinct de l'enseignant·e référent·e classique qui risque de poser problème
  • Une mise en place des PIAL critiquée
    • Dégradation des modalités d'accompagnement,
    • AESH réparti·es entre plusieurs établissements,
    • La difficulté de l’accompagnement des élèves hors temps scolaire
    • L’accompagnement sur la pause méridienne pas toujours approprié
 

II. Un manque d'ambition dans les préconisations

II.1. Pas de remise en question de l'école méritocratique

  • Un décalage persistant entre la perception des enseignant·es de l'école inclusive et ses principes, ses objectifs.
  • Les personnels les moins favorables à l'inclusion scolaire :  celles et ceux qui croient en la méritocratie et conservent des croyances stéréotypées sur les élèves handicapé·es.
  • Des aménagements vus comme mesure compensatoire et non un ajustement d’une évaluation des mêmes compétences
  • Un sentiment d’injustice : même diplôme mais conditions différentes de passation, une vision biaisée

II.2. AESH, second emploi du ministère, mais toujours pas de statut

  • Aucune proposition concrète dans le rapport pour la création d'un nouveau corps.
  • De critiques des conditions de travail des AESH : manque de formation qualitative, précarité de l’emploi, augmentations salariales insuffisantes, temps incomplet, manque de temps de concertation, ainsi que la différence de rôle entre le premier et le second degré.
  • Un rapport contradictoire sur la place des AESH : accompagnement nécessaire / puit sans fond de l’accompagnement humain ou accompagnement qui nuit à l’autonomie des élèves
  • Absence d’un référentiel de gestion commun des AESH
II.3. Coexistence de deux secteurs médico-social et scolaire et manque de fluidité entre les deux
  • Un double secteur propre à beaucoup de pays.
    • Élèves scolarisé·es en quasi-totalité en école ordinaire : Suède, Norvège, Islande ; Italie, Espagne, Portugal
    • Prévalence des écoles : Belgique, Allemagne, Pays-Bas, République tchèque, Hongrie
    • Scolarisation dans des classes spécialisées : Danemark, Grèce
    • Systèmes intermédiaires avec coexistence de différents dispositifs : France, Royaume Uni, Pologne
  • En France : un cloisonnement rigide entre ces deux secteurs (école et médicosocial), ce qui rend difficile l’élaboration d’un fonctionnement optimal.
  • Aucun élément, ni aucune donnée, ne permet de comparer de manière précise les effets d’une scolarisation en classe ordinaire avec celle en établissements spécialisés.
  • Un manque de ressources médico-sociales dans l’Éducation nationale
  • Le rapport calcule les coûts des élèves
  • Une part des deux secteurs variable selon les départements
  • Une orientation genrée : les filles sont moins souvent orientées vers une solution de scolarisation
  • Des difficultés pour certaines formes de handicap (sensoriel) et en cas de polyhandicap
  • Difficulté pour certains acteurs scolaires de se positionner face à des situations complexes, notamment comportementales

II.4. Remise en question des prérogatives de la MDPH

  • Des progrès avec la création des MDPH (maisons départementales des personnes handicapées), mais un statut ambigu de ces institutions
  • Un manque d’outil de pilotage national cohérent.
  • Préconisation de revoir les procédures d’affectation des élèves en amont, pour plus prendre en compte des situations complexes
  • Proposition que la reconnaissance du handicap relèverait de la MDPH, tandis que l’accessibilité pédagogique serait de la responsabilité de l’Éducation nationale.
  • Le rapport suggère que les pôles d'appui à la scolarité (PAS) jouent un rôle en amont des notifications des MDPH, permettant ainsi à l’Éducation nationale de diriger les élèves vers des établissements spécialisés lorsque cela s'avère nécessaire.
  • Critiques sur le rapport
    • Une lacune importante du rapport qui ne propose aucune analyse approfondie des réalités de la scolarisation en établissement spécialisé alors qu’il lui accorde sa préférence.
    • L’éducation nationale a-t-elle la compétence nécessaire pour décider des meilleurs moyens de compensation pour les élèves en situation de handicap : un sujet qui n’est pas suffisamment exploré dans le rapport.
    • Pour une réforme systématique qui affecterait l'ensemble du système, sans véritable justification quant à l'impact sur l'ensemble des élèves.
    • Une complémentarité entre le secteur médico-social et l’Éducation nationale envisagée à long-terme par le rapport.
 

III. Synthèse des préconisations du rapport

Faciliter le parcours des élèves et de leurs familles
Pour faciliter le parcours des élèves en situation de handicap et garantir une égalité de suivi, il est recommandé de s'assurer que le projet personnalisé de scolarisation soit systématiquement rédigé, transmis à la famille et au ou à la chef·fe d’établissement, impliquant les caisses nationales de solidarité pour l'autonomie et les départements. Par ailleurs, il est crucial de déployer pleinement le livret parcours inclusif sur l'ensemble du territoire, en garantissant son accessibilité et son interopérabilité avec les données des MDPH, afin qu’il soit opérationnel d'ici la rentrée scolaire 2025, avec un accès facilité pour les professionnel·les et les familles.
 
Améliorer la conduite, le suivi et l’évaluation de la politique publique
  • Développer les coopérations entre le milieu scolaire, le secteur médico-social et les acteur·ices libéraux·ales, en favorisant une « culture commune de travail », un cadre juridique adéquat, ainsi que des formations croisées pour les professionnel·les impliqué·es, en collaboration avec les ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, ainsi que du Travail, de la Santé et des Solidarités.
  • Mettre en place un référentiel harmonisé pour les prescriptions des MDPH, en particulier concernant l'accompagnement humain des élèves, qu’il soit individualisé ou mutualisé. Cette mesure nécessite la collaboration des départements, de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et du ministère de l’Éducation nationale.
  • Créer une base de données exhaustive à des fins statistiques, intégrant les données médico-sociales via l’identifiant national élève, afin de suivre la scolarisation et l’insertion professionnelle des élèves en situation de handicap, avec l'implication des ministères de l’Éducation nationale, du Travail, de la Santé et des Solidarités.
 
Améliorer l’usage des outils d’accessibilité et de compensation
  • Améliorer les procédures d’acquisition de matériels pédagogiques et de supports d’enseignement adaptés pour les élèves en situation de handicap, en veillant à la formation des professionnel·les. Cette action implique la collaboration du ministère de l’Éducation nationale, ainsi que des communes, départements et régions.
  • Réaliser un état des lieux des besoins en matière d’accessibilité des bâtiments et espaces scolaires, ainsi que d’adaptation de l’environnement éducatif. Il est également nécessaire de mettre en place une programmation d’adaptations, en concertation avec les collectivités territoriales (communes, départements, régions), sous la coordination du ministère de l’Éducation nationale.
 
Renforcer la gestion des moyens humains consacrés à l’inclusion scolaire
  • Renforcer les dispositifs de formation initiale et continue pour le personnel éducatif, ainsi que les modules de formations inter-métiers, notamment entre accompagnant·es et enseignant·es. Cette initiative devrait être coordonnée par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.
  • Améliorer l’attractivité de la certification des enseignant·es spécialisé·es (Cappei) afin de mieux répondre aux besoins en matière d’affectation des enseignant·es spécialisé·es. Cette mesure doit également être mise en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.
  • Mettre en place un cadre renforcé de gestion des ressources humaines pour le personnel AESH, en tirant les conséquences de leur intégration budgétaire dans les effectifs du ministère.
 

Analyse critique de SUD éducation

Le rapport de la Cour des comptes de septembre 2024 est un document intéressant dans ce qu'il dit de certaines réalités de notre système scolaire actuel.
4 questions ont prévalu à ce rapport :
  • Le système scolaire s’est-il transformé afin de répondre à l’objectif d’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap ?
  • La politique nationale d’inclusion scolaire permet-elle de couvrir l’ensemble des besoins des élèves de manière efficace et équitable ?
  • La politique nationale d’inclusion scolaire permet-elle la réussite scolaire et l’insertion sociale et professionnelle des élèves en situation de handicap et des autres élèves ?
  • Le système d’inclusion scolaire français peut-il être considéré comme efficient et performant ?
Si le rapport concède un aspect positif quantitatif en termes du nombre d'élèves handicapé·es accueilli·es à l'école et qui ne cesse de croître, globalement, il répond majoritairement par la négative à l'ensemble des questions qui sont posées. Certaines analyses sont proches de celles que nous écrivons depuis des années à SUD éducation : les manques de moyens, de formation, les inégalités territoriales, la question du statut des AESH...
Cependant, selon nous, le rapport présente de nombreux écueils tant dans les analyses que dans les préconisations :
  • Comment proposer une analyse fine de l'inclusion scolaire aujourd'hui lorsque l'on manque de données sur la scolarisation des élèves SH à l'école, en établissement spécialisé ?
  • Comment proposer des préconisations sérieuses dans un contexte de politique éducative validiste qui vante en permanence la compétition entre élèves, les évaluations et les classements, les catégorisations d'élèves, de compétences, d'orientations subies, d'établissements scolaires ?
  • Comment peut-on garantir l'accès aux droits pour tou·tes les élèves alors que les inégalités territoriales ne cessent de croître ?
  • Comment penser la "fluidité" entre l'école et le médico-social quand on connaît la crise de ces deux secteurs (manque de moyens, crise du recrutement du personnel...) ?
  • Comment améliorer la formation de tou·tes aux pratiques éducatives et pédagogiques inclusives quand on maintient des personnels AESH dans une précarité extrême ? Quand on saborde la formation initiale et continue des enseignant·es ?
  • Comment penser une école pour tou·tes dans une école actuelle validiste, actrice du tri scolaire et social, qui ne met aucun moyen pour réduire les effectifs par classe, rendre accessible tous les bâtis scolaires ?
 

SUD éducation revendique :

  • des moyens pour accueillir et répondre aux besoins de tou·tes les élèves, qu’importe leur situation scolaires, sociales, administrative, leur origine et/ou leur handicap… sur tout le territoire ;
  • la création massive de postes d’AESH, de Rased, de personnels médico-sociaux, d’enseignant·es, de personnels de vie scolaire et d’interprètes,
  • la baisse des effectifs par classe ;
  • la création d’un vrai statut de la Fonction publique d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e pour les AESH ;
  • une véritable formation initiale et continue à l’inclusion scolaire ;
  • l’adaptation des bâtiments et du matériel scolaire ;
  • du temps de concertation hebdomadaire.
 
Pour lire l'intégralité de cet article, le télécharger, cliquer sur l'image ci-dessous.

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rapport cours des comptes sur l'incluion des élèves en situation de handicap : notre analyse
[Brochure n°91] Ecole, inclusion et handicap
 

Sommaire :
  • Dossier – Histoire d’une école pas vraiment inclusive
    • La problématique de la Troisième République
    • Les filles et le système scolaire français : une intégration longue et laborieuse
    • L’école de Jules Ferry : colonialiste et raciste
    • Le développement de l’enseignement spécialisé
    • Le défi d’une école vraiment inclusive
    • Depuis la loi de 2005 : quel changement ?
 
  • Dossier – Quelles revendications pour les personnes handicapées à l’école ?
    • Interview de militant-e‑s du CLHEE
    • Retour sur la mobilisation pour l’école inclusive dans le 44
    • Une école inclusive, qui pourrait être contre ?
    • AESH : un accompagnement très précaire
    • Étudiant·es et personnels en situation de handicap dans l’ESR
 
  • Dossier – Les personnels handicapés : droits et conditions de travail
    • Droits des personnels en situation de handicap à l’Éducation nationale
    • Conditions de travail des personnels en situation de handicap
 
  • Dossier : Précarité et handicap : de l’école au monde du travail
    • Précarité et exploitation au travail
    • L’école, antichambre de l’exploitation ?
    • En Italie, « inclusion » signifie économie, précarité et privatisation
    • Entretien avec le collectif handi-féministe des Dévalideuses
 
  • Dossier – Les dispositifs d’inclusion scolaire
  • Boite à outil
  • Nos revendications
 
A retrouver, à télécharger en cliquant ci-dessous.

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[Brochure n°91] Ecole, inclusion et handicap

Préavis de grève permanent de SUD éducation
 

Le préavis « généraliste » évolue en fonction de l’actualité. Il permet de couvrir l’ensemble des personnels travaillant dans les écoles, services et établissements scolaires. 

SUD éducation dépose des préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels tout au long de l’année.
 

Vous trouverez en cliquant ici le préavis de grève pour la période en cours. 

Nos droits

Réunion d’information syndicale sur les conditions de travail
Mercredi 5 février 2025

En visio
 
  • Échanger sur les situations vécues dans les écoles et les difficultés rencontrées.
  • Comprendre l’importance et le fonctionnement du RSST : pourquoi et comment l’utiliser.
  • Signaler les risques et problèmes rencontrés dans son quotidien professionnel : surcharge de travail, conditions dégradées, dangers pour la santé ou la sécurité.
  • Engager la responsabilité de l’administration, qui a l’obligation légale d’apporter une réponse.
  • Donner de la visibilité aux réalités du terrain
  • Améliorer nos conditions de travail

Inscription et modalités en cliquant sur l'image ci-dessous.

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RIS conditions de travail


⚠️ Attention aux heures de surveillance d'examens imposées en plus du service ! ⚠️


En période de bac blanc et brevet blanc, de nombreux·se chef·fes d’établissement imposent des heures de surveillance en plus des heures hebdomadaires effectuées par les enseignant-es.
C’est illégal !
Si elles sont en plus de votre service, elles doivent être payées.

 

Notre analyse :

➡️ Les fausses justifications des chef·fes

➡️ Ce que disent les textes

➡️ on ne peut pas les imposer

➡️ Elles doivent être payées
 

A lire en cliquant sur l'image ci-dessous.

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Attention aux heures de surveillance d'examens imposées en plus du service !

Circulaires académiques
 

Détachement et intégration des fonctionnaires de catégorie A dans les corps d’enseignement du 2nd degré, d’éducation et de psychologue - Rentrée scolaire 2025
 
Cette circulaire s’adresse aux personnels de catégorie A qui envisagent un détachement dans les corps suivants : professeur·es agrégé·es, professeur·es certifié·es, professeur·es de lycée professionnel, professeur·es d’EPS, CPE et PsyEN.

⚠️ Candidatures du 13 janvier au 7 février 2025 ⚠️
⚠️ Demande d’intégration, de renouvellement ou de retour dans le corps d’origine à transmettre avant le 25 mars 2025 ⚠️
 
La circulaire aborde les points suivants :
  • L’entrée en détachement
    • Le recueil des candidatures
    • L’étude des candidatures
    • Les conditions d’accueil
    • L’affectation
  • La sortie du détachement
    • Le retour dans le corps d’origine
    • Le maintien ou le renouvellement de détachement
    • L’intégration dans le corps d’accueil

A lire en cliquant sur l'image ci-dessous

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Cette circulaire s’adresse aux personnels de catégorie A qui envisagent un détachement dans les corps suivants : professeur·es agrégé·es, professeur·es certifié·es, professeur·es de lycée professionnel, professeur·es d’EPS, CPE et PsyEN.


Recueil de candidatures de personnels du premier et du second degré à la formation préparatoire au certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) – Rentrée scolaire 2025

 

Cette circulaire s’adresse aux personnels enseignants du 1er et 2nd degré public (titulaires et contractuels) qui souhaitent candidater à la formation préparatoire au CAPPEI.
 
  • ⚠️Candidature jusqu’au 7 février⚠️ sur Colibris
  • Réunions d’information institutionnelle :
    • le 22 janvier à 15h
    • le 27 janvier à 17h30
      ➡️ Le lien de la visio.
  • Nos ressources
    • Notre brochure Ecole, inclusion et handicap
    • Notre tract L’école française est validiste

A lire en cliquant sur l'image ci-dessous

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CAPPEI recueil de candidature 1er et 2nd degré


Circulaire 92
 

Prise en compte des droits à l’avancement pour les enseignant·es du 1er degré en disponibilité - année civile 2024


Lorsqu’un·e enseignant·e placé·e en disponibilité exerce une activité professionnelle, iel conserve ses droits à l’avancement d’échelon et de grade. Ces dispositions sont applicables aux disponibilités et aux renouvellements de disponibilité.
⚠️ Démarches à faire avant le 31 mai 2025 sur démarches simplifiées ⚠️

La conservation des droits à l’avancement pendant une mise en disponibilité, cumulée avec celle d’un congé parental, est limitée à cinq ans sur l’ensemble de la carrière de l’agent·e.

La circulaire précise :

  • les personnes éligibles
  • les conditions du maintien des droits à l’avancement
 
A lire en intégralité en cliquant sur l'image ci-dessous.

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avancement disponibilité

1er degré Recrutement sur postes spécifiques - rentrée 2025


La circulaire définit les postes spécifiques, les conditions, modalité et calendrier de candidatures.

Les instituteurs·trices et professeur·es des écoles titulaires au 1er septembre 2024 peuvent participer au recrutement sur postes spécifiques.

  • pour les PEP : candidatures ⚠️ jusqu’au 30 janvier 2025 ⚠️
  • Pour les PAP : candidatures ⚠️ jusqu’au 3 mars 2025 midi ⚠️

A lire en intégralité en cliquant sur l'image ci-dessous.

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Recrutement sur postes spécifiques
Les précédentes circulaires dont le délai arrive à échéance
 
  • Circulaires académiques :
    • Campagnes 2nd degré : Compte personnel de formation ⚠️ jusqu’au 27 janvier / Congé de formation professionnelle ⚠️ jusqu’au 27 janvier
 
  • Circulaires 92 1er degré :
    • Campagne de congé de formation professionnelle et de compte personnel de formation ⚠️ jusqu’au 13 février
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A lire
en cliquant ici.
Nos conditions de travail

Le Conseil départemental 92 va retirer tous les ordis fixes des salles des collèges du 92
⚠️C’est un passage en force ⚠️


Sans concertation avec les personnels !


➡️ Une large intersyndicale s’oppose et demande une audience

 
A lire en cliquant sur l'image ci-dessous.

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IS tout mobile

CSA du 17 janvier 2025 : les moyens pour la rentrée 2025
 

Le CSA ministériel du 17 janvier était consacré à la préparation de la rentrée scolaire 2025. C'est à cette occasion que le ministère a annoncé le volume des suppressions et des créations de postes académie par académie, dans le 1er degré et dans le 2d degré.

Les personnels ont su maintenir une pression très forte après la censure de l'ancien Premier ministre et le gouvernement de François Bayrou a fini par renoncer à supprimer 4000 postes d’enseignant·es à la rentrée 2025.
Maintenons la pression : c'est une première victoire qui en appelle d'autres !
 

Les suppressions et créations de postes pour la rentrée 2025

La répartition des suppressions et créations de postes à la rentrée 2025 serait :
  • suppression de 470 emplois dans le 1er degré (où il y a 74811 élèves de moins), au lieu des 3155 suppressions de postes initialement programmées par le gouvernement Barnier ;
  • création de 324 emplois dans le 2nd degré alors que le projet initial était d’en supprimer 181 ;
  • création de 170 emplois de CPE (dont 20 ETP pour les ouvertures d’établissement prévues à la rentrée 2025),
  • création de 2000 emplois d’AESH en ETP.
 
Dans le premier degré

Le tableau de création / suppression de poste par académie est
en ligne dans l’article.

Le ministère affiche plusieurs priorités dans la répartition des moyens :
  • améliorer les taux d’encadrement,
  • l’égalité des chances et l’équité territoriale
  • la mise en œuvre de l’école inclusive (dans les PAS, les ULIS, le plan autisme) avec le doublement du nombre de départements concernés par les PAS (de 4 à 8).
Pour SUD éducation, les moyens restent encore insuffisants : la moyenne du nombre d’élèves par classe résulte des dédoublements en éducation prioritaire et ne reflète pas la réalité du terrain, les écoles manquent cruellement de personnels remplaçant·es, les moyens mis en œuvre au titre de l’école inclusive et de l’équité territoriale restent peu documentés.
 

Dans le second degré
  • 1148 postes seront créés dans 13 académies,
  • 816 postes seront supprimés dans 17 académies,
  • 41 postes restent en réserve,
  • 170 postes de CPE sont créés (dont 20 pour les ouvertures d'établissement).
Le tableau de création / suppression de poste par académie est en ligne dans l’article.
 
Les créations d’emplois seront consacrées :
  • au financement des annonces du “choc des savoirs” sur le collège : au maintien des groupes en 6e et en 5e et pour des “dispositifs d'approfondissement à l'initiative des équipes et des établissements” en 4e et en 3e avec 542 postes fléchés,
  • création d’ULIS, généralisation des PAS, renforcement du plan “autisme”,
  • renforcer l’équité territoriale.
On peut craindre que les annonces du “choc des savoirs” aspirent en grande partie les créations de postes et qu’il ne reste plus grand chose pour l’équité territoriale ou l’école inclusive dont les moyens attribués restent très opaques.
Pour ce qui est de la vie scolaire, on observe une augmentation des effectifs puisque 170 postes de CPE vont être créés dont 20 pour les ouvertures d’EPLE.

 
Des moyens pour l’école inclusive ?

L’an dernier en CSA, Gabriel Attal avait annoncé l’attribution de moyens pour expérimenter les PAS avec la création de 100 emplois dédiés (50 seront destinés aux PAS dans le 1er degré et 50 emplois pour les PAS dans le 2d degré) dans 4 départements : cette année, le ministère annonce le doublement des départements concernés par les PAS, sans avoir communiqué la liste aux syndicats.
Le ministère annonce vouloir aller plus loin dans le déploiement des classes ULIS sans donner davantage d’informations pour tenir l’objectif qu’il s’était donné d’une classe ULIS par collège d’ici 2027.
 

Quel avenir pour l'éducation prioritaire ?

SUD éducation a, comme d'autres organisations syndicales, rappelé au ministère que de nombreux établissements scolaires et de nombreuses écoles ne bénéficient pas du classement en éducation prioritaire auquel ils auraient droit en raison de leur IPS. Le sujet des inégalités territoriales est un sujet central pour l'école. Le ministère a pris note de notre demande de revoir la carte et les moyens de l'éducation prioritaire sans pour autant pouvoir y répondre aujourd'hui.
 
 

Circulaire 92
 

Enseignement de la natation et évaluation des élèves du premier degré

 
 
La circulaire a pour objectif de définir les conditions de l’acquisition par les élèves, dès leur plus jeune âge, de l’aisance suffisante pour évoluer en sécurité dans le milieu aquatique et de définir l’enseignement de la natation dans le cadre scolaire, dans le respect de la réglementation en vigueur.
Elle informe notamment sur le taux d’encadrement à la piscine et les consignes de sécurité.
 
La circulaire aborde les points suivants :
  • Publics concernés
  • Organisation : fréquence/durée/projet pédagogique.
  • Encadrement, surveillance et responsabilités
    • Responsabilité des professeurs
    • Responsabilité des intervenants professionnels ou bénévoles
  • Agrément des intervenants
  • Evaluation et certifications
    • L’évaluation
    • Test Pass-nautique (ex-aisance aquatique)
    • Attestation de savoir nager en sécurité (ASNS)
  • Information
  • Ressources complémentaires (Attestation du savoir nager en sécurité, arrêté du 28 février 2022 (JORF du 1er mars 2022))
 
A lire en cliquant sur l'image ci-dessous.

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circulaire natation premier degré
Défense de notre service public

Déclaration au Conseil Supérieur de l’Education du 16 janvier 2025
La déclaration de SUD éducation

 
 
Mesdames et Messieurs les membres du CSE, 
 
Nous espérons que nos camarades de FO, Cécile Kholer et Jacques Paris, retenu·es en Iran, seront rapidement libéré·es, nous renouvelons l’expression de notre soutien plein et entier à nos camarades de FO.

Les points abordés dans la déclaration de SUD éducation
  • Pour une mise en œuvre des programmes d’EVARS
  • Une fragilité du ministère concernant l’EVARS qui contraste avec l’entêtement à mettre en œuvre la réclame de Gabriel Attal, le “choc des savoirs”. 
  • Des ministres qui se succèdent et qui sont plus à l’écoute des exigences arbitraires de l’ancien ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal et du Président de la République, Emmanuel Macron, que de ceux qui font, quotidiennement, tenir debout le service public d’éducation. 
  • Une éducation prioritaire largement abandonnée
  • Mayotte : une crise sociale et environnementale terrible. 
  • Les 20 ans de la loi de 2005 :  l’Éducation nationale n’a pas mis en œuvre les moyens pour une véritable école inclusive. 
    • l’Éducation nationale n’entend pas les besoins des personnels :
      • baisser le nombre d’élèves par classe, à fortiori lorsque des élèves en situation de handicap y sont présents,
      • développer une véritable formation initiale et continue pour tous les personnels,
      • créer un statut pour reconnaître le métier d’AESH. 
 
A lire en intégralité en cliquant ici

Rencontre de SUD éducation et SUD Recherche avec Philippe Baptiste, ministre chargé de l’Enseignement supérieur et la Recherche : une feuille de route toujours très libérale

 
Dans une “situation politique compliquée” et “sans programme politique élaboré en amont”, le ministère travaille sur 2 agendas. Un premier à court terme afin d’établir un budget en repartant du précédent projet de loi de finance de 2025, avec des “conséquences potentiellement dommageables pour la recherche” aux dires même du ministre. Selon lui, les négociations sont âpres avec Bercy et Matignon et l’ESR ne bénéficiera pas de rallonge. Exit donc des financements pour répondre à la paupérisation des étudiant·es, un investissement pour les formations et des budgets pérennes pour la recherche.

Dans un second temps, le ministre pense ouvrir les sujets de l’Enseignement supérieur privé et l’apprentissage pour lesquels il souhaiterait plus de régulation, de la réforme des études de santé et la question des logements étudiants… En libéral convaincu, le ministre souhaite rapprocher les formations de 1er cycle avec les Régions pour “se projeter sur l’emploi local pour les formations courtes”. Un Enseignement supérieur au service du marché de l’emploi, au détriment des formations et du service public.

En ce qui concerne la recherche, Philippe Baptiste considère qu’il n’est pas nécessaire de multiplier les appels à projet internes aux établissements mais, comme ses prédecesseur·es, défend l’ANR et les plans d’investissements d’avenir et souhaite inciter les équipes de recherche et les ONR à se tourner davantage vers l’Europe.

En ce qui concerne les libertés académiques et d’expression, il est à noter cependant que le nouveau ministre tranche avec son prédécesseur et le ministre de l’intérieur en défendant le droit des étudiantes à porter le voile à l’université et en n’attaquant pas, pour le moment, la légitime solidarité avec le peuple palestinien qui s’exprime sur les campus.

Pour nos organisations, nous avons rappelé lors de cette rencontre nos revendications et les colères qui s’expriment dans nos établissements :
  • L’Enseignement supérieur et la recherche publics sont en crise, les budgets de ces dernières années sont les plus faibles depuis 20 ans, Avec 60 universités sur 75 en déficit.
  • Le nombre d’étudiants et d’étudiantes ne cesse d’augmenter et les effectifs de personnel ne suivent pas.
  • Pendant ce temps, l’Enseignement supérieur privé lucratif et l’apprentissage ne cessent de progresser : l’Etat doit y mettre fin.
  • Du côté de la recherche publique, les moyens ne sont pas non plus au rendez-vous.
  • La précarité des personnels de l’ESR est devenue la norme et le mode de fonctionnement normal de nos établissements.
  • Comme tou·tes les agent·es publics, nous subissons un gel des salaires inacceptable depuis plus de 20 ans 
  • Toutes ces crises de l’ESR dégradent les conditions de travail de tou·tes les collègues, leur font perdre le sens de leur travail et mettent en danger leur santé. 
 
  A lire en intégralité en cliquant ici
Contre l'extrême droite & antifascisme
 
 Avec l’extrême droite au pouvoir, où en est l’éducation en Hongrie et en Italie ?
De Le Pen à Meloni l’extrême droite est un danger pour l’école publique


 
Programmes : nationalisme, rechristianisation et privatisation 
Dans ces 2 pays, des auteurs et autrices nationalistes sont ajoutés aux programmes tandis que des auteurs et autrices progressistes contemporain·es sont censuré·es et leurs œuvres retiré·es. L’histoire ne cesse d’être revisitée dans un sens nationaliste, notamment en minimisant les crimes du fascisme.
Comme Orban, les maires RN et collectifs de parents "vigilants" et "en colère" mènent en France une chasse aux profs accusé·es d’endoctriner les élèves et de leur délivrer des cours à contenu pornographique !

Pédagogie : école d’antan
Le travail en groupes ou la coopération ne sont plus possibles en Hongrie où la liberté pédagogique n’existe plus. Les élèves, qui sont passé·es à 38h de cours par semaine en plus du travail à la maison, doivent se contenter d’apprendre par cœur.
En Italie comme en Hongrie, le pouvoir prend la main sur les manuels scolaires, dont il a réduit le nombre, et utilise l’éducation à la sexualité pour diffuser ses idées homophobes et transphobes.

Scolarisation : racisme et tri social
La politique néolibérale poursuivie par les dirigeant·es néofascistes a réduit drastiquement le budget de l'éducation en Italie, où 48% de la population arrête l’école à 14 ans et moins de 20 % va à la fac.
En Hongrie, la scolarisation des tziganes est de plus en plus compliquée.
Comme Meloni qui a supprimé le revenu de citoyenneté, les villes RN d’Hayange, Béziers, Cogolin... mènent une chasse aux pauvres à l’école !

Statuts : la fin des fonctionnaires
En Hongrie, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur depuis 2022, les enseignant·es ne sont même plus fonctionnaires.
En Italie, la loi de juin 2024 fait passer aux régions le recrutement des profs et la formation.

Salaires : précarité
En Hongrie, le salaire des enseignant·es est le plus bas d’Europe (600€/mois), les obligeant à cumuler un 2è ou 3è emploi, comme en Italie.

Travail : toujours plus
Orban et Meloni ne cessent de communiquer et légiférer sur l’école en dénigrant systématiquement les enseignant·es.
La loi de janvier 2024 impose en Hongrie :
- le passage à la semaine de 48h dont 24h d’enseignement ;
- l’obligation de remplacement non rémunéré des collègues absent·es jusqu’à 60h/an ;
- de nouvelles missions sans lien avec le poste comme l’entretien des locaux.

 
A lire en intégralité, à télécharger en cliquant ici .
Antirépression

NON aux sanctions à l’encontre de nos collègues de Saint Étienne.
Déclaration intersyndicale CSA ministériel 17 janvier

 

Le Recteur de l’Académie de Lyon a communiqué sa décision à l’encontre de Patrice Chapat, enseignant au Lycée Etienne Mimard de Saint Etienne, juste avant les congés de fin d’année. Pour avoir « outrepassé son rôle de représentant du personnel et avoir manqué à son devoir d’exemplarité » et alors que rien de ce qui lui est reproché ne concerne ses activités pédagogiques ou ses relations avec les élèves et les parents, notre collègue se voit déplacé de son établissement dans lequel il exerce depuis plus de 20 ans et devient remplaçant sur la zone Loire Sud avec toutes les incertitudes et la fatigue que cela induit.

La sanction prononcée est lourde, disproportionnée, injuste et soudaine. Effectivement Patrice Chapat n’a jamais auparavant eu le moindre avertissement pour un comportement que l’institution aurait jugé inapproprié dans ses mandats syndicaux.

Sylvain Therrat, représentant syndical et élu dans différentes instances, lui aussi inquiété dans une procédure disciplinaire a également reçu sa sanction : il s’agit d’un blâme. Même si celle-ci peut paraître moins lourde, elle n’en reste pas moins inacceptable. Nos deux collègues ont une posture professionnelle irréprochable au service des élèves et de l’institution et il s’agit encore une fois d’une sanction fortement injuste qui ressemble plus à une procédure d’intimidation.

 
Madame la Ministre, nos organisations syndicales CGT Educ’action, FSU, FNEC-FP-FO, SUD éducation… condamnent fermement ces sanctions iniques.

Nous vous demandons donc solennellement le retrait des sanctions prononcées contre Patrice Chapat et Sylvain Therrat et le rétablissement de Patrice Chapat sur son poste.


A retrouver en ligne en cliquant sur le bandeau ci-dessous.

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NON aux sanctions à l’encontre de nos collègues de Saint Étienne. Déclaration intersyndicale CSA ministériel 17 janvier
Prochains stages / Formations syndicales
Le congé pour formation syndicale est un droit. 
Chaque agent·e a droit à 12 journées de formation syndicale par an, sur temps scolaire. Profitez-en !

Attention, les demandes de participation doivent être faites un mois à l'avance.

 Stages fédéraux

  • Formation antisexisme et EVARS : 5, 6 et 7 février 2025 à la Bourse du travail de Paris. Le programme provisoire est à retrouver ici.
  • Formation " Personnels BIATSS" : jeudi 6 février de 9h à 17h salle Léon Jouhaux à l'annexe TURBIGO, 67 rue Turbigo, Paris
  • Formation Juridique Suivi syndical : jeudi 6 février de 9h à 17h à la GAB
  • Formation Juridique Rédaction de recours : vendredi 7 février  de 9h à 17h à la GAB
  • Formation de la commission 1er degré : jeudi 13 et vendredi 14 mars  à Paris

    Formation Juridique Suivi syndical : jeudi 20 mars de 9h à 17h à Lyon
  • Formation Juridique Rédaction de recours : vendredi 21 mars  de 9h à 17h à Lyon
  • Formation Pédagogies émancipatrices : du lundi 19 mai au mercredi 21 mai 2025 inclus à la GAB 
  • Formation L’intervention syndicale dans les lycées et les collèges : jeudi 29 mai et vendredi 30 mai de 9h à 17h à la GAB.
  • Formation de formatrices et formateurs pour animation de stages juridiques locaux : mercredi 11 juin de 9h à 17h à la GAB

Nous contacter pour y participer.


Commissions et groupes de travail
  • GT Solidaires : le mercredi 08/01 de 14h à 17h à la GAB.
  • Commission Pédagogies émancipatrices: vendredi 10 janvier de 9h30 à 17h à la GAB et visio
  • Commission antisexisme-lgbtqi+:  lundi 13 Janvier 2025 à la Bourse de Travail,  au 67 rue de Turbigo, salle "délibération" au 1er étage,  mardi 11 mars 2025,  vendredi 9 mai 2025 et jeudi 5 juin 2025
  • GT écologie:  mercredi 15 janvier en visio de 9h à 11h30
  • Commission Premier degré: le jeudi 16 janvier de 10h à 16h à la Grange aux Belles 
  • Commission LP:  jeudi 16 et vendredi 17 janvier de 9h à 18h à Lyon ,  jeudi  03 et vendredi 04 avril de 9h à 18h à la GAB et  lundi 05 mai  de 9h à 18h à la GAB
  • Commission ESR:  vendredi 17 janvier  à la Grange aux Belles  de 9h30-17h et en visio
  • Commission Et Voilà :  lundi 27 et mardi 28 janvier 2025, lundi 10 et mardi 11 mars 2025 et lundi 2 et mardi 3 juin 2025.

Nous contacter pour y participer.

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