Lutte contre la précarité : le cercle infernal

vendredi 10 juillet 2009
par  SUD Education 92

Depuis 1962, pour palier au manque
d’enseignants disponibles suite à une
augmentation du nombre d’élèves ou à la
faiblesse des postes de titulaires créés, les
recteurs d’académie peuvent nommer des
maîtres-auxiliaires. Divers plans de résorption
ont "permis" en 1968, 1974 et 1983 de
recruter sur statut de fonctionnaire des milliers
de précaires. La signature du Protocole
Perben en 1996 ne change encore rien à la
situation de précaires bien utiles à l’administration
pour faire des économies de postes.
Seuls 20.000 d’entre eux sont titularisés. Au
31 décembre 1996, 963.000 "non-titulaires"
(du statut de fonctionnaire), soit près d’une
personne sur cinq, dont 500.000 dans les
collectivités territoriales et 422.000 à la
Fonction publique d’État (ministères) sont
recencés (et 5229 maîtres-auxiliaires au
chômage).
En septembre de cette même année, une
coordination nationale, le Comité Des Non-
Titulaires se crée et met en cause la précarité
de leur situation en lançant un mouvement
d’action (grèves, marches…) avec notamment des grèves de la faim longues et douloureuses
de maitres-auxiliaires. Plusieurs de ses membres sont toujours en grève de la faim
en février 1997. Une intersyndicale, composée de fédérations enseignantes et d’AC
participe avec le CDNT à une négociation et le 29 janvier, le ministre annonce le réemploi
de 3300 maîtres-auxiliaires jusqu’à la fin de cette année scolaire. Éphémère victoire puisque
depuis plus de 10 ans les formes de précarité se sont encore diversifiées et le nombre de
non-titulaires n’a pas baissé même si ce sont surtout les personnels de vie scolaire et les
ouvriers qui en font les frais.