Modèle de lettre aux parents pour expliquer la grève sur les rythmes scolaires

samedi 16 novembre 2013
par  SUD Education 92

Madame, Monsieur,

Nous serons en grève car nous pensons que la réforme des rythmes scolaires doit être suspendue et le décret abrogé.

Cette réforme va à l’encontre de l’intérêt des enfants et de celui de l’ensemble des acteurs concernés. Cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires.

Dans la petite portion des communes qui ont opté pour son application dès cette année, la mise en œuvre de la réforme n’apporte aucun bénéfice aux élèves, bien au contraire :

- nombre d’intervenantes et intervenants insuffisant pour assurer la sécurité ;

- pataquès organisationnels mettant en danger la sécurité des élèves ;

- confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…) ;

- horaires de fin de classe irréguliers : élèves désorientés (en particulier en maternelle) ;

- activités périscolaires problématiques ;

- animatrices et animateurs aux contrats précaires qui démissionnent ;

- fatigue supplémentaire pour les élèves et les personnels . 

Cette réforme :

- accroît les inégalités territoriales entre communes riches et pauvres, rurales et urbaines, entre quartiers d’une même agglomération ;

- aggrave les injustices sociales avec des services payants et/ou sélectifs ;

- met en cause les droits des travailleuses et travailleurs et développe la précarité ;

- dégrade les conditions de travail liée à l’occupation des locaux ;

- démantèle le service public ( recours à des prestataires privés…).

- fait augmenter les impôts locaux

Avant d’envisager le changement des rythmes scolaires, les élèves et les personnels ont besoin de mesures immédiates :

- réduction du nombre d’élèves par classe ;

- suppression des Activités Pédagogiques Complémentaires (Aide Personnalisée déguisée) et mise en place de RASED complets sur tous les territoires ;

- augmentation du nombre de postes aux concours et titularisation de tous les personnels précaires ;

- abrogation des programmes actuels ;

- augmentation du nombre de titulaires-remplaçants ;

- dispositifs de soutien aux apprentissages (plus d’enseignant-es que de classes).

Le débat sur les rythmes scolaires ne peut être dissocié d’une réflexion de fond sur l’école.

Les enseignantes et enseignants grévistes de l’école.