QUE FAIRE CONTRE LA PRECARITE SUR SON LIEU DE TRAVAIL ?

vendredi 10 juillet 2009
par  SUD Education 92

Si la lutte contre le développement des contrats de travail précaires est une des priorités
de SUD-éducation, elle n’est pas si évidente à mettre en pratique sur le terrain, alors que
les collectifs de non-titulaires ont bien du mal à se faire entendre et à apparaître efficaces
aux yeux des travailleurs concernés et que la majorité des organisations syndicales ne
se soucient que très peu de leur situation.

Pourtant, il y a quelques actions très simples à mettre en place sur son lieu de travail,
pour (re-)créer les bases d’une solidarité de proximité avec les plus exploité-es :

A l’échelle locale :

1.aller au devant de ces collègues, et leur donner les fiches et les brochures faites
sur le sujet (voir site fédéral).

2.informer notamment sur le panneau d’affichage de notre combat contre la
précarité et diffuser l’information sur les droits, les différents types de contrat.

3.organiser des Heures d’Information Syndicale pour tous les personnels (précaires
et titulaires)

4.proposer des actions de solidarité pour améliorer la situation de ces collègues :

titularisation, ou au moins réemploi, voire amélioration du contrat : passage de vacataire
à contractuel, de contrats à très courts termes à des contrats annuels (lors décentralisation
TOS par exemple), embauche des personnels de vie scolaire sur la durée maxi du
contrat,…

5.proposer des lettres type, accompagnées de pétition, à envoyer régulièrement
à l’employeur pour demander le réemploi, la titularisation,… . Intervention (motion,
vote, pressions...) en conseil d’administration, en conseil d’école, auprès du supérieur
hiérarchique ou de l’employeur des précaires, accompagnement systématique dans les démarches
qu’ils/elles entreprennent, occupation ,grève...

A l’échelle départementale ou académique :

1.audience au Rectorat, à l’Inspection Académique, au conseil municipal, général
ou régional pour faire le bilan de la situation à chaque rentrée. Exiger la transparence sur
les critères de réemploi (et surtout d’absence de réemploi), le nombre et le type de
contrats précaires par catégorie de personnels, le paiement rapide des allocations en cas
de perte d’emploi, la mise en place de commissions (type "commissions paritaires" pour
les affectations, les prévisions en terme de plan de titularisation,…

2.organisation de rassemblements devant ces bâtiments le jour des audiences.

3.demande des listes de ces personnels pour les contacter, les réunir, les informer
des droits sur lesquels ils peuvent s’appuyer et des abus dont ils/elles peuvent faire l’objet.
Organiser avec eux des actions et des luttes.

4.organisation de réunions publiques dans les écoles, dans les bassins, dans les
départements en direction de ces personnels, notamment les AVS/EVS.

5.propagande : Heures d’Information Syndicale dans les établissements où nous
n’exerçons pas, diffusion de tracts notammentdans les IUFM le jour des formations aux
concours internes, lors des formations organisées en direction des précaires, etc.

6.travailler sur ces questions avec les syndicats et collectifs dont nous sommes proches
dans l’éducation nationale et au niveau intercatégoriel et faire avancer nos revendications
en intersyndicale.

Tous les initiatives sont bonnes à prendre, mutualisons les !