Rythmes scolaires : nocivité confirmée par l’expérience !

lundi 7 octobre 2013
par  SUD Education 92

Les critiques de SUD envers la réforme des rythmes sont malheureusement confirmées par l’expérience. Celles et ceux qui la subissent dès cette années (environ 20%) notent qu’il n’est pas rare d’avoir des journées qui sont un va-et-vient incessant entre temps de classe et réunions, sans offrir de temps de pause ou de respiration. Ce rythme effréné rend également tant la préparation de la classe que les temps de correction extrêmement difficiles. Les enseignant-e-s comme les élèves sont souvent déjà complètement épuisé-e-s ! Les convocations les mercredis après-midi pleuvent. Épuisement, surmenage, constats de ne plus avoir de temps pour la réflexion et l’élaboration collective sont largement partagés. Les réunions de rentrée, de concertation de maîtres ou de cycles, d’animation pédagogique se succèdent soit après la classe soit le mercredi après-midi. La sécurité des élèves est de fait insatisfaisante. Les écoles sont des lieux de passage continuel. Les élèves et leurs parents, les enseignant-e-s, le personnel municipal, les intervenant-e-s se succèdent et se croisent. Cette organisation génère une totale confusion entre lieu d’école et lieu d’accueil périscolaire, pause méridienne, activités périscolaires...

Les inégalités territoriales, déjà conséquentes, sont très largement aggravées par ce projet de réforme (communes pauvres/riches ; rurales/urbaines ; priorités politiques des municipalités...) D’une façon générale, cette réforme, véritable acte III de la décentralisation va dans le sens d’une emprise toujours plus grande des collectivités territoriales au sein de l’éducation nationale, avec toutes les dérives que nous avons déjà constatées depuis la loi de décentralisation de 2003.

Dans le 92 les luttes de l’année dernière ont largement contribué au report du passage à 2014. Maintenant il faut se mobiliser tou-te-s ensemble, villes passées à 4,5 jours et celles qui ne le sont pas encore, enseignant-e-s, personnels municipaux et parents etc.- pour obtenir le retrait du décret. A Aubervilliers (93) jeudi 3 octobre 2013 95% des salarié-e-s étaient en grève. D’autres communes se mobilisent comme Quimper.

SUD Education 92 fait tout pour que ce décret soit abrogé et appelle tout le monde à se mobiliser.