Derrière la réforme des rythmes scolaires : l’austérité et plus d’inégalités !

dimanche 29 septembre 2013
par  SUD Education 92

La réforme des rythmes, contrairement à ses objectifs affichés
d’« amélioration des conditions d’apprentissage des
élèves », témoigne de la politique de désengagement
financier massif de l’Etat en direction des collectivités territoriales.

C’est un renforcement majeur de l’inégalité entre communes
riches et pauvres.

Un voeu du conseil municipal de
Gennevilliers indique justement : « Ce projet a perdu de vue son
ambition éducative pour se trouver arbitré et enfermé à
l’aune des capacités financières des communes à qui
incombe la charge de sa mise en oeuvre dans le cadre des
projets éducatifs territoriaux. Ceux-ci tendraient à territorialiser
l’enseignement (…). S’il s’agit bien d’un projet
de refondation de l’école, alors l’Education nationale
doit rester le garant de l’égalité et de la pérennité du
service public d’éducation sur le territoire national. »

Cette réforme des rythmes n’est qu’une déclinaison du
pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi
lancé par le gouvernement (en application du TSCG)
en novembre dernier.

Ce pacte engage la France à réaliser « des réformes structurelles
 », des « économies durables » tout en modernisant
« ses services publics ». Ces mots de J.M. Ayrault nous
rappellent que pour lui « L’éducation est un levier de
compétitivité ». Bref, l’éducation devrait servir à fabriquer à bas coût de la chair à patron...

Nous revendiquons une autre école dans une autre société, de justice, de coopération et de liberté.