Le point sur les rythmes : 108 h, APC, projet éducatif territorial... vers plus d’inégalités territoriales.

jeudi 26 septembre 2013
par  SUD Education 92

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école
ne répond pas aux besoins de l’école publique.

Au contraire, un an après le lancement du processus de « refondation », malgré
quelques corrections, la politique éducative du ministère est en
continuité avec les précédentes en ce qu’elle continue de dégrader le service public d’éducation.

Elle poursuit la mise en oeuvre de
l’école du socle commun et des compétences, l’adaptation de l’école
aux exigences du marché, la dégradation des conditions de vie et de
travail des personnels, la territorialisation de l’éducation et la précarisation
des personnels.

Et, comme prévu, pour un élève sur cinq, c’est la rentrée chaotique
de la réforme des rythmes, une réforme bricolée, inégalitaire, imposée
malgré l’opposition qu’elle a suscitée.

Si nous ne pouvons en rester à la « semaine Darcos », la réforme des
rythmes scolaires n’améliore en rien les conditions d’apprentissage
des élèves et dégrade un peu plus les conditions de travail
et de vie des différents personnels.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement une réforme des rythmes scolaires,
c’est aussi une réforme qui sous prétexte de « décentralisation
 » modifie profondément l’organisation des écoles et accentue
davantage les inégalités territoriales.

Ce projet rassemble toujours un large front de rejet de la part des
personnels, des parents et des collectivités territoriales (moins
de 20% d’entre elles appliquent la réforme à la rentrée).

La position de SUD a toujours été
claire : abrogation du décret, lutte pour une autre école dans une autre société, de coopération et et de liberté.

SUD éducation a déposé un recours pour faire
annuler le décret Peillon sur les rythmes. En juillet, le
Conseil d’État a rejeté notre demande en procédure d’urgence
et il doit se prononcer sur le fond dans les semaines qui viennent.

Ce sont les mobilisations qui
permettront de créer le rapport de force pour imposer des alternatives.