Stage « Conditions de travail : temps de travail, décentralisation, précarité, hiérarchies » : agir pour ne plus subir !

mardi 2 juillet 2013
par  SUD Education 92

Les 24 et 25 juin derniers, le stage syndical « Conditions de travail », organisé par les syndi­cats Sud Éducation d’Île-de-France à la Bourse du travail de Paris a été encore une fois l’occasion pour les nombreux-ses participant-e-s, de toutes catégories et de tous statuts (personnels ouvriers, enseignant-e-s des premier et second degrés, animatrices, AED, CPE, administratif-ve-s,… titulaires ou contractuel-le-s) de faire le point et d’échanger sur les situations liées à leurs conditions de tra­vail, au non-remplacement des personnels, à l’augmentation des charges, à l’allongement du temps de travail, à la multiplication des pressions hiérarchiques de plus en plus fréquentes, voire au harcè­lement, avec pour objectif d’apporter des réponses syndicales et collectives et de construire les luttes.

Stage « Conditions de travail : temps de travail, décentralisation, précarité, hiérarchies » : agir pour ne plus subir !

Défendre nos droits... Et construire les luttes collectives !

Dès la première journée, les nombreux témoignages des intervenants allant de l’organisation de leur temps de travail aux conflits avec la hiérarchie, ont été l’occasion de rappeler à quel point il était urgent que les personnels s’emparent des outils que le droit met à leur disposition : organisation d’heures mensuelles d’information syndicale intercatégorielles, participation au C.A., accompagne­ment syndical des personnels, protection de la vie privée, utilisation du registre de santé et de sécu­rité, recours à la protection fonctionnelle, recours au Tribunal Administratif, aux juridictions civile ou pénale... autant d’outils au sujet desquels il ne faut pas hésiter à contacter son syndicat pour s’en saisir. Mais si l’arsenal légal et juridique permet de mettre les employeurs devant les textes et de leur rappeler leurs obligations et nos droits, il va de soi que nous serons d’autant plus entendus que nous ne resterons pas isolés. De nombreuses interventions l’ont rappelé : le combat syndical sur le terrain et la mobilisation de l’ensemble des personnels contre toutes les formes d’exploitations et de souffrances au travail doivent permettre à chacun-e la défense de ses droits élémentaires. Les exemples donnés de lutte qui ont abouti ont encore montré à quel point la solidarité entre les catégo­ries de personnels est déterminante pour rompre avec la logique de division imposée par les em­ployeurs, établir un rapport de forces dans un établissement et faire ainsi plier la hiérarchie pour ob­tenir gain de cause.

Mener un travail syndical offensif !

Là où Sud Éducation est présent, le travail syndical doit être de construire sur le terrain les solidarités indispensables à la défense de toutes les catégories sur un même lieu de travail et de por­ter des revendications offensives sur l’organisation du travail. Les multiples problèmes évoqués lors du stage reposent pour la plupart sur l’exploitation mise en place par la hiérarchie et, qu’il s’agisse des départements, de la Région ou encore de l’État, on a pu constater que, partout le même type de logique et de gestion managériale pathogène s’applique : on n’embauche pas et le manque de personnel est criant, les absent-e-s ne sont pas rem­placé-e-s, la charge de travail de toutes et tous augmente, de même que la pression, notamment celle exercée sur les personnels les plus précaires. Se battre pour nos conditions de travail, c’est refuser l’exploitation et se battre ensemble contre la hiérarchie et ses méthodes de management, contre la division des catégories de personnels qu’elle entretient savamment, contre la précarité qu’elle déve­loppe à dessein et pour la titularisation de toutes et tous sans conditions.