Déclaration liminaire de SUD Education Versailles Concernant la notation des certifiés

lundi 3 juin 2013
par  SUD Education 92

SUD Education Versailles constate une nouvelle fois le nombre important de contestations, ce qui
prouve l’augmentation et le renforcement du poids des chefs d’établissement. Ceux-ci utilisent la
note administrative comme un moyen de régler leurs comptes ou un moyen de pression vis-à-vis
de nos collègues.

L’entretien, qui devrait être un moment de discussion, sert en réalité de plus en plus aux chefs
d’établissement à faire preuve d’autoritarisme.
Nous notons, en outre, que plusieurs chefs d’établissement ont plus que tendance à ne pas
respecter les textes réglementaires. Ainsi, un congé de maternité ne doit pas être sanctionné par
un gel de la notation administrative. De la même façon, les références aux domaines de la
pédagogie et de la santé dans certaines appréciations, ne relèvent absolument pas de leurs
prérogatives. Enfin, encore trop de notes dépassent les grilles de référence sans aucun rapport du
chef d’établissement. Il semble nécessaire de rappeler ces points à certains.

Nous demandons, dans tous les cas où la notation (appréciation, note, pavés) ne respecte pas la
règlementation de la circulaire, qu’elle ne soit pas prise en compte.
Nous alertons également l’administration sur le cas d’une collègue dont la chef d’établissement
n’a pas pris la peine de faire parvenir dans les services du rectorat la requête en révision de
notation administrative, ce qui est extrêmement grave pour la chef d’établissement et fort
dommageable pour la collègue.

Lors d’une contestation, nous demandons que l’administration prenne en compte, à la même
hauteur, les arguments des collègues et ceux des chefs d’établissement.

Nous demandons aussi
qu’il soit possible de contester
et de faire modifier, par la
CAPA, les appréciations et
pavés dès lors que les rapports
des CE ne sont ni argumentés
ni circonstanciés.

Nous sommes persuadés
que cette gestion des
ressources humaines, issue du
monde du privé, ne peut que
nous amener à des
catastrophes du type France
Telecom ou Renault.

Nous
tenons à rappeler ici que les
personnels de l’Education
nationale ont le taux de suicide
le plus élevé des professions.