Grève et rassemblement de soutien : Jeudi 28 février. Relaxe pour les 15 postiers des Hauts-de-Seine victimes de répression antisyndicale !

mardi 19 février 2013
par  SUD Education 92

Une bonne nouvelle ! Après Gaël Quirante, Yann Le Merrer, Bertrand Lucas et Brahim Ibrahimi,
Xavier Chiarelli (secrétaire départemental adjoint de SUD Poste 92) était lui aussi convoqué
en entretien préalable au licenciement. La direction lui reprochait des prises de parole
lors d’AG regroupant les facteurs... et de parler aux guichetiers sur leur position de travail !

Mais le soutien des collègues facteurs et guichetiers a fait reculer la direction, qui ne le convoquera
finalement pas en commission disciplinaire. Nous remercions l’ensemble des agents
qui ont exprimé leur soutien sous une forme ou une autre.
Au terme du procès en appel des 15 postiers du 92 de décembre dernier, l’avocat général (l’équivalent
du procureur) requérait un maintien de la peine de 1500 euros d’amende pour l’ensemble des
prévenus. Excepté deux d’entre eux, pour
qui la peine demandée est de 3000 euros,
car ils sont considérés comme des « meneurs
 »…

La moindre peine infligée aux postiers
poursuivis signifierait que mener un mouvement
de grève avec occupation peut être
considéré comme un délit. Nous ne devons
pas laisser faire.

On est encore là !

Comme on peut le voir avec les grévistes de
PSA convoqués en entretien préalable le 7
février dernier, le patronat emploie l’arme de
la répression de manière de plus en plus systématique. Elle cherche à mettre hors jeu les militant(e)s
qui cherchent à se battre contre les plans de suppression d’emplois et de dégradation des conditions
de travail.

A la Poste, la plupart des représentants départementaux de SUD Poste 92 ont été sanctionné, parfois
lourdement. Mais la direction n’en reste pas là : alors que les dirigeants de La Poste violent
quotidiennement le code du travail, elle se saisit du moindre prétexte, de la moindre opportunité,
pour engager des procédures disciplinaires contre les collègues qui se sont impliqués dans les der-nières grèves, comme ils le font à l’heure actuelle à l’encontre de Man, factrice à Malakoff.

Nous pouvons adresser un message à la direction : en s’attaquant à ceux qui contestent, aux
grévistes ou aux représentants syndicaux, elle s’attaque à nous tous, et nous répondrons en nous
mobilisant ensemble. La direction aura beau s’acharner, elle ne pourra jamais se débarrasser de la
résistance des salariés.

Un mot d’ordre : amnistie

Au-delà du cas emblématique des 15 postiers, de nombreux autres militants ont été frappés par des
procédures disciplinaires et pénales comparables. La clé pour réussir à défendre le droit à l’expression
des travailleurs est de s’organiser,
de regrouper les forces et d’exiger ensemble
une amnistie pour l’ensemble des
militants poursuivis dans le cadre de
mouvements sociaux.

Le rassemblement
du 28 février prochain, à l’occasion de la
conclusion du procès en appel des 15
postiers du 92, sera une étape pour
regrouper toutes celles et tous ceux qui
défendent la perspective de l’amnistie,
acte qui ne coûterait pas un euros au
gouvernement. Pas un euro, mais un
message aux patrons qui répriment et qui
licencient…

Grève et rassemblement
de soutien :

Jeudi 28 février à 13h

Devant la cour d’appel de Versailles, 5 rue Carnot
78000 Versailles, France

http://les15postiersdu92.blogspot.fr/


Documents joints

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