Contre l’Europe austéritaire, mobilisons-nous !

mercredi 5 septembre 2012
par  SUD Education 92

Partout en Europe, les politiques menées sous prétexte de crise sont de même nature. Il s’agit à la fois de réduire le niveau de vie et la couverture sociale des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, et de démanteler les services publics. Tout cela se fait au nom de la dette publique. Pourtant la crise des finances publiques a pour origine la crise financière causée par les grands groupes capitalistes bancaires et par une politique diminuant les recettes de l’état au profit des plus riches (1).

La Grèce est le pays le plus touché. Ce pays a de surcroît été victime des magouilles de la banque Goldman-Sachs qui le conseillait sur la gestion de sa dette tout en spéculant sur ses titres publics. Devant l’ampleur du déficit Grec, l’UE a réagit promptement en débloquant des milliards d’argent public qui contrairement à ce qu’on entend partout n’ont absolument pas aidé les Grecs, mais ont renfloué les banques, principalement Françaises et Allemandes, qui avaient contracté de la dette Grecque. En échange de ces soi-disant aides, les gouvernements de gauche libérale et de droite qui se sont succédé ont appliqué des plans d’austérité successifs à leur population. Le SMIC a baissé de 740 à 580€ ; les privatisations se sont multipliées ; les retraites et les salaires des fonctionnaires ont été diminués ; 150 000 suppressions de postes dans la fonction publique, dont au moins 50 000 licenciements, sont prévues, etc... Le résultat de cette politique c’est 22,5% de chômage, 20% de la population sous le seuil de pauvreté, et une terrible augmentation des suicides (22% de suicides en plus de 2009 à 2011 selon l’OMS).

La population Grecque se bat contre ce qu’elle subit. De puissantes grèves sectorielles et générales se succèdent depuis 2010, malheureusement elles restent limitées dans le temps et le mouvement social n’a pas encore réussi à inverser la tendance. Leur adversaire est extrêmement résolu. En effet pour le monde de la finance, il s’agit de rétablir son taux de profit d’avant la crise en liquidant ce qui reste du « modèle social européen ». Si un peuple montre qu’il est capable de le faire reculer, cela pourrait servir d’exemple à l’échelle internationale et faire échouer son projet.

C’est pour cela que la lutte du peuple Grec est également la nôtre. Les plans d’austérité se multiplient à divers degrés en Europe et le chômage augmente partout. Les Portugais, les Espagnols, les Italiens connaissent des baisses de revenus, des hausses de TVA, et bien d’autres mesures d’injustice sociale. En France, François Hollande prépare le pays à une politique d’austérité en déclarant prioritaire la baisse du déficit et en annonçant la signature du TSCG, un nouveau traité européen qui rendra des sanctions automatiques en cas de déficit budgétaire au-delà des 3%. Vu la situation actuelle cela contraindra tout gouvernement à une politique austéritaire. Pourtant, l’austérité nous la connaissons déjà ! Sous Sarkozy, ce fut le gel de salaire, les suppressions de postes massives, le recul des droits à la retraite et de la couverture sociale, etc..
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Nous devons stopper cette spirale infernale et construire les luttes contre les plans d’austérité ici comme ailleurs.