Communiqué du lycée Maupassant de Colombes du 2 avril 2012

lundi 2 avril 2012
par  SUD Education 92

Le jeudi 29 mars 2012, les personnels du lycée Guy de Maupassant de Colombes (92) étaient massivement en grève et manifestaient devant l’Inspection Académique des Hauts -de-Seine pour demander le maintien des moyens qui leur sont attribués. Une délégation composée d’enseignants, d’un ouvrier du lycée, d’un représentant des élèves et d’un représentant des parents a été reçu par M.Rosselet, Inspecteur d’Académie, mais elle s’est vue opposer une fin de non recevoir à toutes ses demandes. Les termes employés par l’Inspecteur d’Académie ont trahi un vif mépris à l’égard des personnels et de leurs conditions d’exercice qui hypothèque l’idée même de dialogue (commentaires sur les choix syndicaux des uns et des autres, mises en cause des compétences professionnelles des enseignants, accusation d’instrumentalisation politique du mouvement par le représentant des parents, condescendance affichée…). Nous avons donc pris la décision de reconduire la grève très majoritairement le vendredi 30 mars pour décider des suites à donner à notre action. Notre détermination reste entière et nous serons à nouveau en grève le jeudi 5 avril pour nous rendre au Rectorat de Versailles et au Conseil Régional, en espérant y trouver une meilleure écoute.
Le lycée Maupassant est un lycée classé ZEP, sensible et "zone de prévention violence" qui fait les frais de contradictions dues à la politique de rigueur : ses effectifs sont en constante augmentation, et en proportion ses moyens sont en constante régression.
Nous accueillerons ainsi 1209 élèves à la rentrée 2012 (contre 1114 à l’heure actuelle) et nos besoins pour assurer le maintien des conditions actuelles de travail des élèves et des personnels (lesquels sont déjà insuffisants) s’élèvent à 150 heures d’enseignement en plus par semaine. Suite à une première manifestation le 8 février, nous en avons obtenu 70. Il nous manque toujours au moins 80 heures par semaine.
Notre revendication est, hélas, modeste. Nous cherchons simplement à assurer nos besoins : maintenir des classes à 30 élèves maximum, assurer la gestion des flux d’élèves dans les salles et à la cantine, gérer efficacement l’absentéisme des élèves, premier symptôme de la déscolarisation et surtout préserver la réussite des élèves en leur garantissant un professeur formé dans chaque matière et dans chaque classe à la rentrée (ce qui n’était pas le cas à a rentrée 2011).
Les moyens actuels n’ont pas été suffisants pour mettre en place la réforme des lycées décidée par le ministère de l’Education Nationale. Les prévisions pour la rentrée prochaine aggraveront cette situation et de ce fait l’inégalité des chances entre nos lycéens et ceux d’autres établissements.

  Les personnels du lycée G. de Maupassant, avec le soutien des sections locales de la CGT éducation, du SNES-FSU et de Sud-éducation.