Il faut mener la lutte de classe contre le capitalisme

dimanche 1er avril 2012
par  SUD Education 92

Les capitalistes mènent une guerre sociale contre les populations pour défendre leurs
profits.

Il est donc parfaitement légitime que les populations mènent, avec leurs moyens,
la lutte de classe contre les capitalistes et leurs hommes politiques.

Il est de plus
nécessaire de développer cette lutte en solidarité avec les autres populations victimes du
capitalisme car seule une rupture radicale est susceptible de nous permettre de sortir de
l’impasse où nous jette le capitalisme.

La situation en Grèce est dramatique suite aux mesures d’austérité imposées à la population. Ces
mesures commencent à être imposées au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Italie. Demain, la France
subira la même « austérité », on nous demandera aussi un « effort collectif » pour « sauver la France »
(cela commence avec la TVA sociale qui va voir les prix flambées en France ; la journée de carence
des fonctionnaires ; …).
On montre la révolte de la population grecque dans les médias par les actes de violence du peuple grec.

L’objectif de cette motion est de marquer notre solidarité avec le peuple Grec et ses luttes même
violentes, et affirmer que nous nous préparons à mener où nous sommes la guerre sociale que le
capitalisme nous oblige à mener en solidarité avec le peuple grec et les autres peuples en révolte contre
la barbarie capitaliste.

Il faut savoir qu’en Grèce, l’objectif actuel des plans d’austérité est de ramener l’endettement de la
Grèce au niveau de 2009… c’est-à-dire au début des plans d’austérité. S’il n’y avait pas des millions
de vies brisées, une violence sociale imposée au nom du « profit », on pourrait en rire.
Si les plans d’austérité (il y en a eu au moins 7 successifs) n’ont rien réglé sur le plan « économique »
(au sens donné par les capitalistes), les conséquences réelles pour la population sont :

- Les salaires et les retraites sont amputés de 50 % ou même, dans certains cas, de 70 %.

- La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l’école primaire, la faim fait son apparition surtout
dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines, des milliers de
SDF misérables, affamés et en haillons.

- Le chômage atteint désormais 20 % de la population et 45 % des jeunes (49,5 % pour les jeunes
femmes).
- Les services publics sont liquidés ou privatisés, les fonctionnaires licenciés par dizaines de milliers,
avec comme conséquence que les lits d’hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40 %,
qu’il faut payer très cher même pour accoucher, qu’il n’y a plus dans les hôpitaux publics de
pansements ou de médicaments de base comme des aspirines.
- Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants de maladies rares se
voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l’ Etat grec leur a coupé les
subsides et les médicaments.

- Le nombre de tentatives de suicide s’accroît à une vitesse hallucinante, comme d’ailleurs celui des
séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités.

- Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par
l’Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n’étaient pas encore démantelés ou privatisés par les
politiques d’austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non
seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d’assumer les tâches des services
publics en travaillant de plus en plus gratuitement à la maison, mais elles sont aussi directement visées
par la réapparition de l’oppression patriarcale qui sert d’alibi idéologique au retour forcé des femmes au
foyer familial.

- De façon anecdotique, mais symbolique : l’Etat grec n’est toujours pas capable, en janvier 2012, de
fournir aux élèves les livres de l’année scolaire commencée en septembre passé.

SUD Education 92