Les agents techniques des lycées d’Île-de-France font grève contre l’allongement du temps de travail.

jeudi 24 novembre 2011
par  SUD Education 92

La région Île-de-France, lors de la tenue du dernier conseil régional, a fait passer en force, avec l’aide de tous les groupes politiques et de FO et de la CFDT qui se sont abstenus, un nouveau règlement du temps de travail qui s’attaque aux conquêtes sociales des personnels.

La pause repas n’est plus comprise dans le temps de travail, les jours fériés ne sont plus décomptés comme temps travaillé et les arrêts maladie entraineraient un rattrapage d’une heure de RTT par jour.

Les 20 septembre et 10 novembre, à l’appel de cinq syndicats (CGT, CFTC, SUD éducation, SYNPER, UNATOS) les agents se sont mis en grève pour s’opposer à l’allongement de leur temps de travail. Malgré le contrefeu de l’exécutif, les pressions des chefs d’établissements, et les rumeurs mensongères de FO et de la CFDT qui pour le coup ont activement joué leur rôle de syndicats briseurs de grève, la mobilisation a été forte (cantines fermée, repas servis froids, agents très majoritairement en grève dans de nombreux lycées...) et les rassemblements devant le siège du conseil régional combatifs.

La mobilisation des agents a ébranlé les certitudes de l’exécutif régional. L’appel à une troisième journée de grève le 8 décembre pour gagner sur les revendications s’appuie sur la détermination des agents des lycées à refuser l’allongement de leur temps de travail.

La décentralisation a pour fin ultime la privatisation des services parallèlement au démantèlement du service public.

Ces mesures sont imposées aux agents pour compenser les suppressions de postes, les non remplacements des personnels absents et l’alourdissement de la charge de travail. Les personnels techniques sont de moins en moins nombreux dans les établissements au point que les aménagements de postes des personnels qui présentent un problème de santé ou un handicap reconnu ne sont quasiment jamais respectés. Les formations proposées aux agents sont désormais très limitées par le nouveau plan de formation de la région. Il s’agit en fait pour l’exécutif régional de réduire l’effectif des agents à charge de la région et de faire entrer progressivement les entreprises privées qui assurent déjà la plupart de gros travaux de maintenance dans les établissements. Le but ultime de l’opération est la privatisation des services.


Tous les personnels sont concernés.

Mais ces mesures ne sont pas isolées. La dégradation des conditions de travail, la multiplication des tâches et l’allongement du temps passé à travailler concernent toutes les catégories de personnels. Dans certains lycées, des enseignants se sont d’ailleurs joints à la mobilisation des agents. C’est la voie à suivre pour mettre en échec cette politique de régression sociale. Les attaques sont, en effet, de même nature pour l’ensemble des personnels, qu’ils soient fonctionnaires de l’état ou de la collectivité territoriale. Les annonces se multiplient pour préparer les esprits à un allongement généralisé du temps de travail : en finir avec les 35 heures pour certains, passer à 37 pour d’autres, rajouter une nouvelle journée de « solidarité »...

RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL POUR TOUS

NON À L’ANNUALISATION DU TEMPS DE TRAVAIL

32 HEURES HEBDO MAXI