CNED : le service public de l’enseignement à distance est en danger

mardi 16 novembre 2010
par  SUD Education 92

Depuis 70 ans le Cned (Centre national d’enseignement à distance) a pour mission de permettre à tous de suivre des études à distance, qu’ils soient résidents à l’étranger, malades, en prison ou bien trop éloignés géographiquement d’un centre de formation.

Nous connaissons tous un collègue qui a eu son Capes ou son agreg grâce au Cned, un enfant qui a pu avoir son bac en s‘inscrivant au Cned. C’est réellement un service public de la deuxième chance, un moyen pour ceux qui n’ont pas la trajectoire rectiligne du plus grand nombre de reprendre des études, de se former, de passer des examens…

Or ce service public est en danger.


Augmentation des tarifs :

Tout d’abord, par le décret publié en 2007 qui délimite le périmètre de service public à la seule scolarité obligatoire. En effet, seules les formations jusqu’au BTS relèveraient du service public le reste, licences, masters, préparations aux concours enseignants relèverait du secteur concurrentiel ! Et qui dit secteur concurrentiel dit bien sûr augmentation des tarifs.
Ainsi les formations ont augmenté pour certaines jusqu’à 40%.


Restructuration déguisée sous l’appellation de modernisation :

Fin 2008 un cabinet d’audit chèrement payé (840 000 euros) a suivi les préconisations de Eric Woerth :

 « Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire : on prend un cabinet de conseil, on change les process de travail et l’on supprime quelques missions ».
Ainsi un plan de modernisation a cassé les structures instituts pour créer des directions métiers, et maintenant plusieurs fermetures de sites sont annoncées pour vendre les bâtiments et renflouer le Cned. D’un côté des millions d’euros jetés par la fenêtre, 4 M pour un logiciel qui ne fonctionne pas, 3 M pour une modernisation et une communication inefficace, et de l’autre des suppressions de postes pour diminuer la masse salariale. Aujourd’hui le Cned négocie avec le ministère pour la fermeture d’instituts.

C’est bien tout le service public de l’enseignement à distance qui est en danger !

Les personnels du Cned refusent ces fermetures et ces suppressions de postes.