La grève. Numéro 9 – 19 octobre

La grève Numéro 8 – 19 octobre interprofessionnelle et nationale pour le retrait du projet de loi sur les retraites
lundi 18 octobre 2010
par  SUD Education 92

Nouvelle journée de manifestation, ce mardi. Deuxième semaine de grève dans de nombreux secteurs. Vote de la loi au Sénat,
jeudi. C’est maintenant que ca se joue : renforçons la grève, pour gagner le retrait et ne pas perdre 2 ans de notre vie !


Manifestations dans toute la France

Ce mardi, l’ensemble des organisations syndicales appelle à
manifester. A la veille du vote par le Sénat, il est décisif
d’être extrêmement nombreux/ses dans les rues pour redire
notre refus de la contre-réforme gouvernemental, notre
volonté d’un autre partage des richesses.

La grève est reconduite

Lundi, les salarié-e-s des 12 raffineries du pays ont
reconduit la grève ; de même pour les Assemblées
Générales de cheminot-e-s dans toute la France ; la grève
se poursuit aussi dans des dizaines de centres d’impôts, de
très nombreuses Collectivités Territoriales, plusieurs
académies de l’Education nationale, à
EDF/GDF Suez, dans un nombre important
d’entreprises privées (Chimie, Automobile, …) ;
lycéen-ne-s et étudiant-e-s sont aussi dans l’action
Les grévistes agissent
Dans tous les départements, des barrages ont été
formés devant des dépôts de carburants, à l’entrée de zones
industrielles, de ports,… C’est une réponse au
gouvernement qui expulse des piquets de grève, menace de
prison les grévistes des raffineries, fait charger violement les
manifestations lycéennes.

Grève générale !

- Nous sommes dans la 2ème semaine de grève,

- Des millions de salarié-e-s manifestent,

- Le projet de loi est soumis au Sénat demain,

Plus que jamais, il est de la responsabilité du
mouvement syndical d’appeler clairement à la
grève générale. C’est ce que défend publiquement
l’Union syndicale Solidaires, c’est ce que nos
équipes syndicales mettent en oeuvre, avec les
collectifs militants d’autres organisations.
Il s’agit d’efficacité. Nous voulons que ce projet de
loi soit abandonné, et pour cela il faut amplifier le
mouvement entamé il y a une semaine.

Le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40,
uniquement pour les années 2007 à 2009, c’est … 212
milliards d’euros. Ces mêmes bénéfices ont augmenté de
85% au premier semestre 2010.
Et il n’y aurait pas d’argent pour nos salaires et nos retraites ?

- Exonération de cotisations sociales
- stock-options : 3,3 milliards par an.
- intéressement et participation : 8 milliards par an.
- mesures « pour l’emploi » : 3 milliards par an.
- Fond de réserve pour les retraites : 33 milliards.
- Bouclier fiscal : 585 millions par an.
- En 2008, 834 contribuables dont le patrimoine est supérieur à
15,6 millions d’euros ont touché, chacun-e, 368 261 euros.
- Niches fiscales réservées au 1% les plus riches : 3 milliards par an.
Oui, il y a d’autres solutions que d’allonger la durée de cotisations, repousser l’âge de la retraite et baisser les pensions !

Il y a 15 ans, 76% de la richesse produite par notre travail était
reversée en salaires. Aujourd’hui, on ne nous restitue que 66%
de la richesse que nous produisons. Outre l’exploitation
toujours plus grande que cela représente, c’est aussi plus de 50
milliards par an perdus pour les cotisations sociales.
Pendant ce temps, les dividendes versés aux actionnaires ont
considérablement augmenté. Nous avons perdu en salaires,
protection sociale, retraite, ce que patrons et actionnaires ont
gagné en profits supplémentaires.
Et si on inversait la tendance ?

Assez d’inégalités, clament le gouvernement et les patrons …
Député-e-s et sénateurs/trices touchent une retraite à taux
plein après 22,5 années de cotisations. Un-e parlementaire
ayant exercé deux mandats touche à 60 ans une retraite de 3
096 euros par mois … et pour 80% d’entre eux, cela se
cumule avec d’autres retraites.

Gouvernement et patrons disent : En 2000, 2 salarié-e-s cotisaient pour 1
retraité-e. En 2040, il n’y aura qu’1,25 salarié-e pour 1 retraité-e, ce ne
sera pas suffisant.
Ils « oublient » de dire : Chaque salarié-e de 2040 produira, pour le même
temps de travail, autant que 2 salarié-e-s de 2000.
Donc, il y aura largement de quoi payer les cotisations d’1 retraité-e, mais
aussi augmenter les pensions, les salaires, diminuer le temps de travail.
A condition de taxer les profits, pas notre niveau de vie !

Le Conseil d’Orientation des Retraites estime qu’en 2050 le besoin de
financement des régimes de retraite serait de 115 milliards d’euros.
Mais selon les mêmes estimations
Le Produit Intérieur Brut sera alors supérieur à 3 800 milliards
d’euros. Soit 1 900 milliards de plus qu’aujourd’hui.
Difficile de trouver éventuellement 115 milliards pour nos retraites
dans ces 1 900 milliards supplémentaires ?


Documents joints

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