Le projet du gouvernement sur les retraites

mardi 6 juillet 2010
par  SUD Education 92

Cette « réforme » de tous les régimes s’inscrit dans un plan de rigueur imposé par les marchés financiers et voulu par le FMI :

  • allongement de la durée de cotisation, alors que la moyenne des salariée- s ne cotisent que 37,5 ans aujourd’hui, et 37 ans demain (selon le COR) : la conséquence sera une nouvelle baisse des pensions !
  • relèvement de deux ans de l’âge légal de départ, alors que la majorité des salarié-e-s n’a plus d’emploi avant d’atteindre 59 ans. Pour eux, ce sera 2 ans de plus au chômage. Pour la minorité qui pourra se maintenir péniblement au travail, ce sera un emploi non disponible pour un jeune plus longtemps au chômage !
  • report de 2 ans de l’âge annulant la décote (de 65 à 67 ans) : pour la plupart, ce sera 10% de moins sur la pension (2 ans de décote supplémentaire).
  • pour les fonctionnaires (et des régimes spéciaux) augmentation sur 10 ans de la cotisation retraite de 34,4%, soit baisse des salaires.
  • pour les femmes, dont la pension est déjà, en moyenne, de seulement 62% de celle des hommes : après la réduction des maigres compensations par une majoration de la durée de cotisation pour le privé et le public, voici la suppression du départ anticipé pour les fonctionnaires ayant eu 3 enfants !
  • la pénibilité est niée, le dossier de presse du gouvernement dit : « les salariés doivent être physiquement usés au moment de leur départ en retraite » ! La pénibilité doit être prise en compte pendant que l’on est en activité.

Toutes ces mesures ont pour objectif d’aggraver le partage, déjà inégal, de la richesse produite entre le capital et le travail.

Le gouvernement a clairement choisi son camp, celui d’une minorité de privilégiés. Contrairement à ce que dit le gouvernement leur contre-réforme n’est pas inéluctable, il est tout à fait possible de financer notre système de retraites par répartition en maintenant les 60 ans, et en revenant sur les réformes précédentes.