VICTOIRE ! Mohamed Allouche revient le 28 mai !

mardi 11 mai 2010
par  SUD Education 92

Mohamed Allouche, Tunisien sans papiers de Montrouge est le mari de Nadia, Française sourde-muette et le père de Noufel (12 ans). Il a été expulsé le 7 mai 2009 malgré la mobilisation de l’école de Noufel et de nombreux habitants de la ville : M. Besson avait décidé que ce couple n’en était pas un et que Mohamed n’avait épousé Nadia et reconnu Noufel que pour avoir des papiers. En matière de conjugalité, on ne la fait pas au ministre du Trou de Serrure !

Depuis lors, la mobilisation n’a pas faibli : pétition de milliers de signatures, création d’un site, rassemblement de plusieurs dizaines de personnes tous les vendredis de 18h à 19h devant la mairie de Montrouge, y compris le 1er janvier par un froid polaire, rassemblement au ministère du Trou de serrure, participation de Nadia aux marches devant Notre-Dame avec le portrait de Mohamed, demande d’explication directement à l’Elysée accompagnée de quelques parlementaires, vacances de Noel à Tunis grâce à des billets offerts par des gens écœurés de l’attitude de Besson, candidature de Nadia aux élections régionales. Rien n’a été lâché non plus sur le plan juridique : l’affaire est allée jusqu’au Conseil d’Etat où devant la grosse centaine de preuves (factures, quittances de loyer, factures EDF, témoignages des institutrices, de la directrice de l’école, des parents d’élèves, de la famille, des voisins, des commerçants, etc.. le Conseil d’Etat a estimé que le ministre Besson s’était fourré le doigt dans l’œil et à ordonné que le refus de visa soit réexaminé. La gifle à Besson !

Après quelques délais supplémentaires dus à l’attente d’un passeport, Mohamed Allouche a obtenu son visa cet après-midi, 27 mai. Il sera accueilli demain, 28 mai à 18h15 à Orly-Sud par Nadia et Noufel et une partie de ceux qui l’ont soutenu. Et, à 20 heures, fête à l’école Rabelais (4 passage Draeger, derrière la mairie de Montrouge).

Tout est bien qui finit bien ? Certes ! Mais la famille Allouche a vécu une année de calvaire, éclatée, avec de vrais moments de désespoir, une situation matérielle très difficile et une situation morale pire encore. Il n’est pas question de passer par pertes et profits ce gâchis du au caractère obtus des quotas d’expulsions chers à M. Sarkozy et à son collaborateur Besson. La possibilité de demander réparation et des dommages et intérêts au ministre est étudiée.

Il y a trois semaines, M. Besson publiait un communiqué pour « dénoncer les supercheries du RESF » dans l’affaire Wilky Luma. Depuis, les faits ont montré qu’en matière de supercherie et/ou d’incompétence, c’est M. Besson qui avait la palme (voir Le Canard Enchaîné, P.5 « Besson d’un ton »). Le retour de Mohamed Allouche en est une nouvelle illustration, cautionnée par le Conseil d’Etat.