EDUCATION NATIONALE EN DANGER : POURQUOI NOUS SOMMES EN GREVE

AG de Gennevilliers grève du 18 février et appel au 12 mars
lundi 1er mars 2010
par  SUD Education 92

Depuis deux semaines, un mouvement de grève a commencé en Ile de France et s’étend partout en France.

Les raisons de cette grève :

Nous assistons à un véritable plan social, alors que le nombre des élèves augmente !

En effet 45 000 postes ont été supprimés depuis 2007 ; 16 000 autres postes à la rentrée 2010 ;

80 000 postes supprimés en tout d’ici 2012 dans le primaire et dans le secondaire :

D’où la dégradation inacceptable des conditions de travail :

- classes surchargées ;

- absence de remplacements ;

- suppression des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficultés (RASED) ;

- remise en question de la formation des enseignants à travers la mastérisation ;

Des conséquences qui s’avèrent dramatiques à Gennevilliers notamment :

- iI n’y a plus que 10 collègues remplaçants de courte durée (maximum une semaine d’absence) sur la ville et ceux-ci sont placés sur des remplacements longs. Ce n’est pas suffisant, depuis le mois de janvier 25% des absences n’ont pas été remplacées à Gennevilliers (55 absences non remplacées sur 200) ;

- les élèves sont répartis dans les classes et ne bénéficient pas d’enseignement ;

- les collègues sur postes RASED, certains depuis plusieurs années, ne peuvent pas partir en formation faute de place ;

- les postes d’enseignants surnuméraires (qui permettaient aux élèves de travailler en plus petits groupes, de monter des projets d’école) disparaissent sur Gennevilliers, alors qu’ils étaient une spécificité des zones d’éducation prioritaire ;

- à partir de la rentrée 2010, les titulaires du concours seront placés sans formation, 24h devant élèves. Ils auront droit à quelques semaines de stage (au lieu d’un an pour les enseignants actuels). Ils seront remplacés durant ces périodes par les derniers enseignants formés à l’iufm. Vos enfants risquent d’avoir plusieurs enseignants, dont certains non formés, durant leur année scolaire ;

- diminution des moyens dans les collèges et les lycées à travers la baisse des heures allouées. Cette diminution sera accentuée par la mise en place du projet Châtel dans les lycées ;

Cette réforme aura aussi pour conséquence : une mise en concurrence des établissements et des inégalités accrues, une orientation floue, la réduction des horaires. Le gouvernement réduit le nombre d’heures d’enseignement cette année, pour mieux réduire les personnels les années suivantes, comme cela a déjà eu lieu avec la réforme des lycées professionnels.

Pour toutes ces raisons nous étions en grève le jeudi 18 février et nous serons en grève le vendredi 12 mars

Les enseignants grévistes de Gennevilliers, syndiqués et non syndiqués, soutenus par SUD 92, CGT éduc’action 92