N’oublions pas les animateurs et animatrices de centre de loisirs : elles et eux AUSSI sont au front !

Communiqué SUD Education 92
lundi 6 avril 2020
par  SUD Education 92

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Depuis une semaine, seuls les établissements « indispensables à la vie de la nation » restent ouverts. Parmi les personnes qui continuent donc de travailler et qui sont indispensables à notre vie, on entend parler des soignant-e-s, des ambulancier-e-s, des pompier-e-s, des employé-e-s des magasins alimentaires ou encore des professeur-e-s mobilisé-e-s pour garder les enfants des personnels soignants. Tous les soirs, à 20h, nous sommes appelé-e-s à applaudir tou-te-s ensemble pour les remercier de leur investissement.

Malheureusement, certaines professions mobilisées sont oubliées. C’est le cas des animateurs et animatrices qui assurent au côté des enseignant-e-s la garde des enfants des personnels soignants. Alors que leur statut est souvent précaire, qu’ils et elles sont nettement sous-payé-e-s et globalement maltraité-e-s par les mairies, certain-e-s ont été réquisitionné-e-s lundi 16 mars pour assurer la garde des enfants en attendant que l’Education nationale s’organise.

Et encore aujourd’hui, des "volontaires" assurent cette garde sur les temps périscolaires. Ils et elles sont aussi indispensables toute l’année et en particulier dans cette période de crise. Or, le fait d’avoir recours à ces méthodes de gardes collectives ne permet pas de garantir toutes les conditions sanitaires suffisantes afin d’éviter la propagation du virus. Il faut partout que nous puissions organiser des alternatives de solidarité de proximité avec les plus fragiles (gardes à domicile auprès de véritables volontaires en bonne santé, de proximité).

SUD Education 92 revendique également la création d’un véritable statut et affirme que leur rémunération doit être revue à la hauteur de l’importance de leur métier.