Rassemblements pour le retour de Mohamed ABOURAR, jeunesse sans papiers, jeunesse volée

mercredi 13 janvier 2010
par  SUD Education 92

RASSEMBLEMENTS :

SAMEDI 30 JANVIER à 13H30 : M° DENFERT - ROCHEREAU Paris

MERCREDI 3 FéVRIER à 15H30 : MINISTERE DE L’IMMIGRATION M°Varennes

Nous, enseignants, élèves, parents d’élèves, éducateurs, amis, citoyens, attachés à la défense et aux droits des jeunes scolarisés, demandons le retour en France de Mohamed Abourar. Il n’est ni un voyou ni un criminel ! Après un contrôle d’identité, il est placé au centre de rétention de Vincennes depuis dimanche 17 janvier. Réveillé samedi 23 janvier à 4h00 du matin, Mohamed est expulsé le même jour à 7h35 vers le Maroc, sans pouvoir dire au revoir ni à son père malade ni à ses amis. En mars 2004, Mohamed arrive en France à l’âge de 13 ans et quelques jours. Il s’installe chez son père qui vit et travaille en France depuis 1977. Scolarisé au collège la Nacelle à Corbeille Essonne, il entre en classe de cinquième, quatrième puis troisième et obtient son CFG. En 2007 à la demande de son père, il est pris en charge par la fondation d’Auteuil à la Maison Louis Roussel de Massy. Il obtient en 2008, un CAP en maintenance des bâtiments de collectivité. A sa majorité en mars 2009 l’Aide Sociale à l’Enfance lui signe un contrat jeune majeur et en septembre 2009, il s inscrit en BAC professionnel Hygiène et Environnement au lycée Valmy de Colombes. Aujourd’hui , nous, enseignants, élèves, parents d’élèves, éducateurs, amis, citoyens nous ne comprenons pourquoi l’Etat qui a accompagné Mohamed depuis son arrivée en France, pourquoi l’Etat qui a fourni tant d’efforts pour faire de Mohamed ce qu’il est devenu aujourd’hui, un jeune en pleine intégration, pourquoi aujourd’hui l’Etat l’abandonne-t-il ?* Nous demandons le retour de Mohamed Abourar. Suzylène et Taoufik, deux lycéens expulsés, sont revenus avec l’appui de leurs copains, profs, élus, voisins, indignés et mobilisés. Hassan, de Montpellier, expulsé le 10 mars 2009, Alae Eddine, de Lyon, expulsé le 18 juin 2009, deux jeunes majeurs, expulsés comme Mohamed pour l’exemple, doivent aussi revenir.

Jeunesse sans papiers, jeunesse volée, la loi doit changer