CAPA AVANCEMENT ECHELON 2019

vendredi 22 mars 2019
par  SUD Education 92

Après avoir étudié les recours portant sur l’avis final proposé par la Rectrice, la CAPA Echelon se charge de valider la liste des collègues qui seront promus à un avancement accéléré. Selon le contingent alloué. Sont examiné également le cas des collègues non vu en entretien de carrière pour des raisons diverses (congés maladie, maternité, formation, détachement, disponibilité, oubli de l’administration, refus).

Déclaration liminaire CAPA ECHELON DES CERTIFIE.E.S 22/03/2019

Opacité du classement

L’opacité de l’évaluation et l’impossibilité de consulter l’ensemble des dossiers ne permet pas d’effectuer le travail de recherche et de comparaison qui permettrai de lever certaines erreurs ou injustices dans l’évaluation de certains collègues.
Nous devons donc nous fier au jugement des chefs d’établissement et des inspecteurs, ainsi qu’aux savants calculs de l’administration qui ont permis d’harmoniser les promus entre les différentes disciplines et en parité.
Nous n’avons pas de préférences quant à la méthode de classement finale des promouvables.

Heureux soient les élus

Pour les 6eme et 8eme échelons, seulement 30% de collègues bénéficieront d’un avancement accéléré.

Ce sont donc 70% des collègues du 6 et 8eme échelons et 90% des collègues du 9eme échelon qui vont devoir ressentir symboliquement et financièrement qu’ils n’ont pas réussi ce concours continu que constitue une carrière. Pire, l’effort consenti, le don de soi, la concurrence subie ou admise n’aura pas suffit à les différencier de leurs collègues.

Comment ceux qui auraient voulu participer à cette compétition, mais qui n’ont pas pu, soit par un inopportun congé maternité, maladie, ou formation, soit parce qu’ils ont été simplement oubliés, peuvent espérer un jour pouvoir combler leur retard sur la première ligne ? Nous doutons sérieusement que ce soit en analysant les traces d’avis émanant des supérieurs, en se fiant parfois à des rapports d’inspection datant de quelques années à une dizaine, voir à celui de début de carrière , et, en regardant les anciennes notes administratives. Les avis des inspecteurs actuels basés sur les anciens rapports sont d’une finesse d’analyse imparable : identiques ou pires, prenant en compte seulement les points à améliorer. Parfois la justification est plus honnête, l’engagement est jugé moindre que ceux qui ont été préalablement choisis. Tout n’est pas perdu, certains collègues vont pouvoir obtenir tout de même un avis excellent. Les prochaines années, il sera difficile de tenir compte de ces traces des évaluateurs, comment le choix sera t’il éclairé ?

Du début du processus jusqu’à sa fin, ce mode d’évaluation est entaché d’iniquité. Pour être choisi, il ne faut pas seulement être bien vu de son inspecteur et de son chef d’établissement, il faut également avoir la chance de faire parti du tri préalable effectué par discipline et parité. Beaucoup, même très bien évalués avancerons au rythme le plus bas comme l’immense majorité de la profession.

Cette évaluation au soit disant mérite crée un sentiment délétère et n’atteint pas son but. Elle décourage, met certains collègues sous une pression énorme, bien plus grande que l’ancien système, pour un résultat décevant. Sur toute une carrière, il faudra conserver un rythme de travail et un investissement intense, avoir la chance de passer le tri à chaque RDV de carrière pour obtenir la maigre compensation réservée à l’élite, tout en espérant ne pas avoir été épuisé à la tâche, être tombé malade ou avoir eu un enfant au mauvais moment.

SUD Education revendique une augmentation générale de nos salaires - un avancement au rythme le plus rapide pour tous et déconnecté de l’évaluation - la suppression de la hors classe et de la classe exceptionnelle et une évaluation formative entre pairs.

SUD Education appelle les collègues de la maternelle à l’université à rejoindre les luttes en cours et à venir, à les amplifier afin d’obtenir le retrait des réformes de tri social et de casse du service publique.