Appel des enseignants de Gennevilliers, réunis le 5 décembre 2009 avec les syndicats SDEN-CGT, SNUDI FO et SUD éducation

dimanche 6 décembre 2009
par  SUD Education 92

Les enseignants, réunis le 5 décembre 2009 à l’appel des syndicats SDEN-CGT, SNUDI FO et SUD éducation de Gennevilliers, informés des projets visant à détruire le statut des enseignants et l’école, à savoir :

• La masterisation qui remet en cause le statut de fonctionnaire-stagiaire ainsi que la formation initiale et continue des nouveaux enseignants permettant l’économie de 18 202 postes de stagiaires en 2010 ( 19 organisations se sont prononcées contre cette réforme) ,

• Le projet de décret sur les EPEP (Etablissement Public d’Enseignement Primaire) et le statut de chef d’établissement qui vise à détruire le cadre juridique de l’école publique, laïque et républicaine, alors même que les organisations se sont majoritairement prononcées contre au Conseil supérieur de l’enseignement,

• Les mesures salariales proposées par le Ministère de l’Education nationale excluant les enseignants des négociations globales de la Fonction publique,

• Le plan de réquisition des personnels en raison de l’épidémie de grippe ( considérée comme une atteinte à la sécurité publique) qui sert de prétexte à remettre en cause le droit du travail et évite le recrutement de personnel pour assurer le service dans les centres de vaccination,

• La préparation de la carte scolaire qui entérine le plan de suppression de postes RASED, et la non-scolarisation des enfants de moins de trois ans.

Face à ce constat, les enseignants syndiqués au SNUDI FO, au SNUIPP, au SDEN-CGT, et à SUD éducation affirment leurs revendications :

• Abandon de toute forme de masterisation, retrait de la circulaire qui confie les élèves à 150 000 étudiants en stage « d’apprentissage », le maintien du site de l’IUFM d’Antony-Val de Bièvre,

• Retrait du projet de loi sur les Etablissement Public d’Enseignement Primaire (EPEP). En 2004, le SNUIPP, le SDEN-CGT, le SNUDI FO et SUD avait appelé ensemble, en région parisienne, à manifester pour le retrait, unité aujourd’hui, non au statut de chef d’établissement.

• Restitution de tous les postes supprimés malgré l’augmentation des effectifs, dont les 160 postes RASED dans le 92, pour un nombre de départs en stage CAPA-SH égal au nombre de postes spécialisés vacants, pour le respect des missions des maîtres E (faisant fonction ou titulaires), pour le retrait de toutes les notes de service qui les modifient.

Les enseignants réunis appellent à l’action commune de tous les syndicats pour organiser la mobilisation pour le retrait de toutes ces mesures.

Ils informent que, d’ores et déjà à Gennevilliers, les sections locales SDEN-CGT, SNUDI FO et SUD éducation appellent à une délégation chez l’IEN pour remettre les pétitions sur les RASED et proposent à tous les maîtres de discuter d’un mouvement de grève à partir du 18 janvier au moment des passations des évaluations CM2,
pour le retrait de la note sur les RASED,
pour la restitution des postes supprimés au nom du décret Darcos sur l’aide personnalisée,
pour l’ouverture des postes nécessaires pour la scolarisation de tous les enfants inscrits en mairie.

Ils s’adressent aux directions départementales des syndicats SNUIPP, SNUDI FO, SDEN CGT, UNSA, SGEN- CFDT pour organiser une réunion intersyndicale.


SDEN-CGT, SNUDI FO et SUD éducation Gennevilliers


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