Traitement des contractuel-le-s dans le département

Risques psycho-sociaux en vue
jeudi 31 janvier 2019
par  SUD Education 92

Nous avons écrit à la DASEN pour l’alerter et lui rappeler ses missions.
Nous restons vigilant-e-s devant toute situation de souffrance au travail.
En lien : l’outil indispensable du RSST, voir ici : http://www.sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article709

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Madame la DASEN,

Le syndicat SUD Education 92 tient à vous alerter sur les traitements particulièrement scandaleux réservés aux contractuel-le-s exerçant dans le 92, donc sous votre autorité, dont nous avons eu connaissance.

Nous attirons votre attention sur un cas particulier (qui n’est pas le seul) : nous avons découvert plusieurs compte-rendus de visites d’une conseillère pédagogique qui traduisent des visites culpabilisantes, déstabilisantes et en aucun cas formatrices. En effet, - aucune remarque positive concernant la collègue n’est formulée sur 4 pages que contient chaque CR, - il y a de nombreuses redondances des remarques négatives, - les compte-rendus portent des accusations graves très discutables, et des remarques moins graves mais tout aussi discutables, - des interprétations péjoratives sont faites quant à l’attitude de la collègue lors de l’entretien, - il est sous-entendu que le métier d’enseignant-e s’apprend en 3 semaines en lisant quelques documents pédagogiques.

La conseillère pédagogique dénonce un manque d’empathie de la collègue envers ses élèves mais de son côté ne semble pas en avoir pour les enseignant-e-s. Nous considérons les différents rapports complètement "à charge" et nous sommes bien surpris-e-s que la collègue ait encore de la motivation pour apprendre ce métier après avoir reçu un tel « accompagnement ».

En 11 jours de classe, la collègue contractuel-le aura eu trois visites, soit plus d’une visite par semaine. Pour un contrat d’un an, rappelons-le. À la visite du mardi suivait celle du jeudi de la même semaine. Sans doute la conseillère pédagogique attendait de la collègue qu’elle devienne un-e enseignante émérite le temps d’un mercredi en lisant ses axes de progrès… A partir de combien de visites par semaine peut-on parler de harcèlement ? A quel moment laissez-vous le temps aux enseignant-e-s fraîchement recruté-e-s de découvrir par eux/elles-mêmes, d’expérimenter, de digérer les remarques, de prendre leurs marques, de pratiquer tout simplement, dans ce métier si complexe qu’ils ou elles découvrent ?

De tels agissements nous semblent inadmissibles. Il en va de la santé des collègues, dont, nous vous le rappelons, le/la supérieur-e hiérarchique a la responsabilité, en tant que chef-fe de service, tel qu’indiqué dans le décret 82-453 du 28 mai 1982 modifié par le décret 2011-774 du 28 juin 2011.

Sur l’ensemble du département nous constatons des positionnements de collègues contractuel-le-s sur des postes particulièrement difficiles ou sur deux mi-temps (il leur faut donc apprendre le métier et préparer la classe sur deux niveaux différents en même temps).

Veuillez croire, Madame la DASEN, en notre attachement au service public d’Éducation. Natacha Le Grand Co-secrétaire départementale de SUD Education 92