Aucun élève ne doit rester sur le bord de la route

lundi 30 novembre 2009
par  SUD Education 92

Depuis la rentrée, de nombreux élèves n’ont pas été affectés dans les Hauts-de-Seine comme dans beaucoup d’autres départements. Cette situation n’est pas inédite mais prend de l’ampleur d’année en année. Tous sont concernés dans le secondaire : collèges (post-3ème), lycées généraux et technologiques (post-Terminale) et lycées professionnels (post-B.E.P). Il a suffi que le Bac S.T.G. soit moins réussi l’année dernière pour que beaucoup d’élèves recalés à l’examen se retrouvent sur le carreau à la rentrée, faute d’ouverture des classes nécessaires et donc de places disponibles.

A cela s’ajoute le fait qu’un grand nombre d’élèves, de surcroît en constante augmentation, sont affectés de plus en plus tardivement, notamment dans les lycées professionnels (L.P.). Il n’est plus rare de voir des élèves arriver dans les classes jusqu’au mois de novembre, y compris au collège. La situation est d’autant plus inquiétante qu’elle touche des élèves déjà fragilisés dans leur parcours scolaire et dans leur vie quotidienne.

Quand on supprime des postes d’enseignants, on supprime des places pour les élèves ! Et la diminution de l’offre du service public d’éducation ne s’arrête pas là puisque les élèves des L.P. sont aussi victimes des restructurations de la voie professionnelle. Les structures d’accueil ayant été réduites, de plus en plus ils subissent leur orientation au lieu de la choisir. Tout cela génère des tensions au sein des établissements dans des classes de plus en plus chargées et difficiles à gérer.

Les syndicats CGT Educ’action 92, SUD Education 92 et la FCPE 92 dénoncent cette politique destructrice entraînant à la fois la souffrance des élèves et celle des personnels. Ils revendiquent le droit à la scolarité pour tous dans un service public d’éducation de qualité.