Une bonne rés(v)olution contre tous les fascismes et les nationalismes ! On voeux une société égalitaire et solidaire !

jeudi 10 décembre 2015
par  SUD Education 92

Au mois de novembre nous avons toutes et tous été atteint.e.s par les attaques
terrorristes de DAECH. Oui, ces attaques d’un type guerrier sont nouvelles sur notre territoire.

Oui, il est probable que notre quotidien en soit affecté. La réaction post-attentats dans
l’Éducation nationale a été d’imposer dans le premier degré une journée sur la laïcité le 9 décembre. Ce n’est pas un problème en soit, parler de la laïcité à l’école mais l’imposer à la suite de ces événements tragiques induit que le problème de DAESH est le problème de l’Islam. Or ce n’est ni le problème de l’Islam ni celui d’une religion quelconque et nous refusons de rentrer dans cette logique de « guerre de civilisation ». DAESH est un groupe identitaire qui nait sur le terreau des crises.

Les questions qui nous préoccupent après l’horreur sont ;

1 / Pourquoi de jeunes européens que nous avons pu avoir en classe décident de
s’engager dans une telle organisation et de se tuer en tuant le plus de monde possible ?

2/ Pourquoi cette solution leur apparaît-elle comme la seule ayant du sens ?

Pour éviter cette dérive, nous pensons que l’École a le devoir de développer davantage les qualités d’analyse, l’esprit critique, la réflexion au sujet des valeurs revendiquées par la France (laïcité, liberté, égalité des droits, fraternité), les conditions de 1)...l’harmonie sociale et environnementale, et non les compétences pour devenir des employé-e-s plus rentables pour les entreprises comme y incitent les dernières réformes.

Ce que nous dénonçons ne cesse de s’amplifier : dégradations des conditions de travail et d’apprentissage, échec scolaire, tri social, privatisation de l’Éducation, mise en concurrence des élèves et des personnels, explosions des effectifs dans les
classes, sous-effectifs des personnels, absence de remplacements, usage de plus en plus massif à la précarisation (1 personne sur 5 est nontitulaire
dans l’EN en 201 3/201 4)...

A cela, il faut ajouter un recours de plus en plus explicite et brutal à la répression pour annihiler toute forme de résistance du corps social. Le gouvernement utilise l’État d’urgence pour cacher des tas d’urgence. Les victimes des attentats sont instrumentalisées une fois de plus pour faire taire toute contestation. Hélas, les attaques contre les salarié.e.s et celles et ceux qui aimeraient bien l’être
n’ont pas cessé.

Le plus grand des dangers, dans ces conditions, c’est de se résigner au nom d’un climat que nous n’avons pas choisi ; c’est aussi de céder à l’injonction « d’urgence », de passer d’un combat à l’autre, une priorité chassant l’autre sans que jamais une vision d’ensemble puisse s’imposer.

C’est la raison pour laquelle nous appelons à la convergence de toutes les luttes :

Lutte contre la réforme des collèges

Lutte contre le démantèlement de l’éducation prioritaire

Lutte pour des moyens dans l’éducation de la maternelle à l’université (carte scolaire, DHG, postes...)

Lutte pour des augmentations de salaire

Lutte pour une société juste et plus égalitaire

dans un cadre interprofessionnel