Compte-rendu de l’AG de grève du 8 octobre : Appel à une nouvelle AG

mercredi 14 octobre 2015
par  SUD Education 92

l’Assemblée Générale (AG) de Gennevilliers du jeudi 8 octobre a rassemblé 18 collègues grévistes du premier et second degré de Gennevilliers, Asnières et Nanterre.Les discussions ont tourné autour de la situation notre secteur (écoles, établissements, personnels notamment précaires, répression) mais aussi des salaires et du protocole Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations (PPCR).

Au vu des conditions de la rentrée qui ne pourront qu’empirer l’année prochaine, nous appelons d’ores et déjà tous les collègues du premier et du second degré à se retrouver jeudi 26 novembre à 18h à Gennevilliers (salle à préciser, a priori Bourse du Travail) afin de construire et de préparer ensemble les mobilisations sur les cartes scolaires et les dotations horaires globales (DHG).

Dans les lycées de trop nombreux enseignants manquent et le recrutement en masse de vacataires et de contractuels le plus souvent sans formation accroît la précarité, faute des créations de postes nécessaires. Les effectifs explosent : les classes sont surchargées et la place manque, faute à la Région de ne pas avoir construit les établissements nécessaires. De nombreux élèves ne sont toujours pas affectés, ils se comptaient par centaines encore deux semaines après la rentrée. Des filières vont disparaître dans les lycées professionnels et le rapport de la Cour des Comptes sur le coût du lycée (ici) n’augure rien de bon.

Dans les collèges, la lutte contre la réforme est loin d’être terminée puisque celle-ci n’est pour l’instant applicable qu’à la rentrée 2016.

Dans les écoles la question des rythmes et de leur conséquence tant du point du vue des enfants (fatigue) que des enseignants (impact sur l’organisation du travail, sur l’accès aux structures collectives municipales ou non) reste importante dans les mécontentements des collègues à Gennevilliers. A cela s’ajoute le "ni fait ni à faire" des animations pédagogiques où jour et lieu ne sont pas toujours mentionnés, la pression initiale de l’inspecteur à la remontée des tableaux des APC. Les évaluations CE2 ont aussi été discutées et il a bien été précisé qu’il n’y a aucune obligation à les faire passer en l’état ni à tous les élèves. Nous avons une obligation d’évaluer mais à plus d’un mois de la rentrée, c’est déjà fait par nombre de collègues. La proposition du Ministère est de donner des outils aux collègues, ni plus ni moins. Il n’y a évidemment aucune remontée à faire. Cette année, la mise en place des dispositifs REP+ et particulièrement du sort fait aux brigades REP+ et celui, pas plus enviable des collègues sortant du REP ajoutent à la colère. D’autant que les écoles aux Agnettes ou bien encore aux Grésillons perdent des enfants et que les fermetures de classe pourraient poindre à la prochaine carte scolaire.

Enfin, la question des salaires devient de plus en plus cruciale. C’est moins la valeur pédagogique des études qui pousse les collègues à les faire en masse que la nécessité d’arrondir les fins de mois.

Répression au collège Gay-Lussac de Colombes : l’AG félicite les collègues du collège pour leur lutte victorieuse qui a débouché sur l’annulation des procédures à l’encontre d’Oscar et Gary. Elle affirme son soutien aux collègues tout en restant vigilante quant à la situation de nos deux collègues dans le viseur de l’Administration.

La mobilisation contre le PPCR doit se poursuivre. Le PPCR prévoit le gel des salaires jusqu’en 2017, date d’un éventuel changement de gouvernement qui pourra enterrer ce protocole et décider de prolonger le gel. La question qui doit être discutée est donc celle de l’augmentation du point d’indice. D’un côté c’est une économie de 7 milliards d’euros faite sur le dos des fonctionnaires depuis le gel en 2010 pendant que le Pacte de Responsabilité fait un cadeau de près de 50 milliards au patronat.

L’AG apporte son soutien aux personnels d’Air France dans leur lutte pour préserver les 2900 emplois menacés. Elle s’insurge contre le traitement médiatique de l’affaire de la chemise et la réaction du gouvernement qui s’est immédiatement rangé du côté des patrons au mépris de la situation des salariés.