Grève le 8 octobre : contre l’austérité débrayons, coordonnons et amplifions nos luttes au niveau interprofessionnel

dimanche 27 septembre 2015
par  SUD Education 92

SUD Education 92 appelle à faire grève et à se réunir en Assemblées Générales le 8 octobre dans le cadre de la journée de mobilisation appelée par Solidaires, la FSU et la CGT pour exiger de travailler mieux et moins, d’améliorer les conditions de travail et de réduire la durée du temps de travail, contre les licenciements et la précarité, pour exiger aussi la pérennisation et la conquête de nouveaux droits (retraites, protection sociale, garanties collectives) et le développement des services publics

IL FAUT AUGMENTER NOS SALAIRES !!!

DE L’ARGENT IL Y EN A DANS LES CAISSES DU PATRONAT !

Tel un choeur antique, le gouvernement Valls/Hollande, le MEDEF, les économistes capitalistes de droite comme de « gauche », ne cessent de fustiger la soi-disant rigidité des salaires, comme celle du marché du travail. On serait trop grassement payé-es, ce serait de la faute des salarié-es si les entreprises ne gagnent pas assez de parts de marché sur les capitalistes concurrents. Soyez moins rigides, acceptez le gel, la baisse de vos salaires, que diable !

Toujours moins pour les salarié-es…

Depuis les années 80, le partage de la valeur ajoutée produite par les entreprises évolue toujours plus défavorablement pour les salarié-es : c’est toujours plus pour la rémunération du capital, toujours moins pour la rémunération du travail (salaire direct et part socialisée constituée par les cotisations sociales). Et, dans la fonction publique, le gel du point d’indice continue de sanctionner les fonctionnaires.

Les salaires réels baissent en réalité depuis la crise.

Au nom de la compétitivité, la pensée unique capitaliste mène une offensive permanente sur la réduction du « coût » du travail. Les salarié-es subissent une pression constante : blocage des salaires, précarisation du marché de l’emploi, chantage aux licenciements, chômage de masse (8 millions de chômeurs et chômeuses, soit 11 % de la population active), multiplication des exonérations et dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux en faveur des entreprises qui pourtant n’ont aucun effet sur l’emploi.

Quant à l’inégalité salariale femmes/hommes, le salaire net mensuel en équivalent temps plein des femmes est inférieur de 19,7 % à celui des hommes. Exprimé en salaire horaire net, cet écart de 18,4% en moyenne varie selon les zones d’emploi, de 1,6 % à 26,9 % en défaveur des femmes.

… Toujours plus pour les capitalistes

En 2014, les rémunérations des dirigeants du CAC 40 ont progressé de 10%, grâce à l’augmentation des attributions d’actions et d’options.

Les rémunérations globales de ces dirigeants, toutes rémunérations confondues (hors jetons de présence et avantages en nature), atteignent le chiffre vertigineux de 153 millions d’euros, en hausse de 10,1% par rapport à 2013. Ce sont 16 patrons du CAC 40 qui ont perçu plus de 4 millions d’euros en 2014, dont celui du constructeur automobile Renault, Carlos Ghosn, qui a enregistré une hausse de 174% de ses rémunérations à 7,161 millions d’euros.

Tous et toutes en grève, en manifestation et en assemblée générale le 8 octobre pour nos légitimes revendications